PESTE A DA
Musée du Louvre.
ivée, prnti
OI
nes Ne
sait aucune entrave policière ou administrative et l’on n'y pouvait arrêter ni les prévenus politiques ni les débiteurs insolvables qui, de plus, avaient licence de quitter le dimanche en toute sécurité cette enceinte privilégiée et de se promener librement dans Paris, les exempts,
les huissiers et les gardes de commerce n’ayant pas le
droit « d'exercer » ledit jour. C’est dire qu’il y avait foule en l’enclos du Temple; Jean-Jacques Rousseau, le peintre Nattier et Fouquier-Tinville y logèrent.
Le 13 août 1792, les abords du Temple étaient encombrés d’une foule houleuse; un événement grave s’y préparait. À sept heures du soir, deux des énormes et rares voitures circulant alors dans Paris débouchèrent des boulevards et pénétrèrent dans la cour brillamment
éclairée du palais dont l’unique porte s’ouvrait à peu
près en face de l’actuelle rue des Fontaines. La famille royale, escortée de Manuel, procureur de la Commune, et de Pétion, maire de Paris, descendit de la première voiture; la seconde contenait toute la suite du Roi et quelques officiers municipaux. Tout ce monde arrivait du couvent des Feuillants où le Roi et sa famille avaient campé, trois jours après l’envahissement du palais des Tuileries par l’émeute triomphante.
Quelques minutes avant l'assaut final, Louis XVI,
Marie-Antoinette et leurs enfants avaient dù venir cher-.
cher dans la salle de l’Assemblée (siégeant sur l’emplacement de l'actuelle rue de Rivoli) un refuge qu'ils espéraient momentané. — « Nous allons revenir », avait
dit-la Reine en quittant le palais qu’elle ne. devait plus revoir ; el Louis XVI, en costume violet, « ce deuil des Rois », avait assisté à la discussion de sa déchéance derrière les grilles arrachées de la loge du logotachygraphe. Pendant trois longues nuits, la famille royale avait dû camper dans les cellules de l’étage supérieur du couvent des Feuillants, dont le rez-de-chaussée et l’entresol étaient occupés par les bureaux et les salles de commission de l’Assemblée. Enfin, le 13 août, la toute-puissante Commune de Paris trainait au Temple — sous les huées — l'infortuné Louis XVI et sa famille, « renup qe la faillite royale >. | Après le souper, servi dans une des salles du : palais du prieur, et alors que le Roi distribuait par avance les divers logements, l’un des commissaires de service, saisissant une lanterne, ordonna à M. Hüe, valet de chambre royal, de le suivre. Ils s’arrêtèrent au pied d’un bâtiment que l’ombre de la nuit faisait paraître immense ; les toits, surmontés de clochetons, étaient couronnés de créneaux sur lesquels, de distance en distance, fumaient des lampions. Après avoir gravi un escalier en colimaçon, le municipal s'arrêta au second étage d’une petite tourelle accotée au Grand Donjon. Cette tourelle servait d'habitation à M. Barthelemy, secrétaire-archiviste de l’ordre du Temple, un aimable fonctionnaire, un joyeux épicurien, se plaisant à «taquiner la Muse » et qui, justement, venait de s'installer dans ce logis dont il dut déguerpir en quelques heures. 4
“din9s 12 ‘au1r ‘SAUIRIUOJS( Y2EAIMS CGLI NOV ET 47 ‘AIANAL NV ATTINVA VS 4Q LA IAX SINOT HA NOTLVISNVUL
ut