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LA MAISON POMPÉIENNE DU PRINCE NAPOLÉON

Phot. de Richebourg, phot. de la Couronne.

la science de l'architecte Normand et du goût éclairé du prince Napoléon.

C’est en 1891 que disparut cette amusante évocation, bibelot antique égaré dans le Paris moderne.

Dès 1813, les plans de Paris indiquent une oasis dans les steppes de l’allée dés Veuves : cela s'appelle « la ruelle de la Buvette champêtre ». Cette buvette grandira d'année en année. En 1840, ce sera un petit bastringue

campagnard où les commis, les domestiques et les

femmes de chambre du quartier des Champs-Élysées viendront danser au son des crincrins, à la lueur de

quelques quinquets fumeux, plaqués contre les arbres

du jardin, devant six tables boiteuses, où l’on sable le picolo et la bière de mars en mangeant des échaudés. Le patron de la guinguette s’appelait le père Mabille ; professeur de danse l’hiver, le bonhomme faisait pirouetter pendant l'été les caméristes de l’allée des Veuves.

Ses visées étaient modestes; ses fils, plus ambitieux, résolurent de transformer l’établissement. Ils allumèrent des cordons de gaz, remplacèrent par un joyeux orchestre les pistons époumonés et les violons au verjus, firent payer deux francs de droit d'entrée et supprimèrent le donneur de jetons, chargé jusqu'alors d’organiser les vis-à-vis et de percevoir le prix de chaque danse. « Allons, messieurs et dames, passez à la caisse, et en place pour la contre-danse! » |

Les lorettes magnifiées par Gavarni, les ve de Breda-street, qui « gagnaient à être-connues » apprirent le chemin de l'allée des Veuves; les dandys, les lions,

les étudiants les y suivirent, et le bal Mabille fut vite à la mode. L

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