PORTRAIT DE SŒUR ROSALIE
Gaillard, del. et sculp.
Mais la triste rue de l’Épée-de-Bois — qui déjà existait en 1608 et portait alors le nom de « rue du Petit-Champ » parce qu’elle conduisait à une place dite « du Petit- Champ-d’Albiac », fut supprimée en 1800. (Elle doit son nom actuel à une vieille enseigne disparue) (1) — offre encore une surprise à ceux qui ne craignent pas de s’y aventurer. à
Au numéro 10, entre un marchand de vin et une fabrique de couronnes funéraires, apparait une sorte de cour de ferme, un simulacre de campagne demeuré en plein Paris : des pigeons roucoulent et font la roue sur un vieux pigeonnier bas que surmonte un toit de tuile; des lilas, des acacias, des iris verdissent près d’un tonneau où boivent les canards; des fleurs s’épanouissent dans un carré de terre où picorent les poules, un coq lance son
Sœur Rosalie. — La Nouvelle Sœur de Charité de Béranger, chanson historique : tel en est le titre.
Nous en extrayons un couplet sur six.
Honneur à vous, Ô vierge charitable, Qui sous nos yeux bravates le danger, Vous êtes bien cette sœur admirable Que célébra le luth de Béranger.
Le ciel pour vous, c'est la terre promise :
Le dévouement y conduira vos pas.
La charité, voilà votre devise;
Ma sœur ne nous oubliez pas...
(Imprimerie d'A. René, 32, rue de Seine.)
(1) G. Pessann. Nouveau Dictionnaire historique de Paris.
strident cocorico, deux chats dorment en boule devant des écuries d’où l’on s’étonne de ne pas voir sortir de grands bœufs roux; sous ce pâle soleil des fins d'été, une senteur de mousse, d'humidité, de feuilles mortes monte de cet humble jardinet, une brume légère yflotte.…. c’est l’automne.
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