III. — Electrolyse de l’acide azotique
L’eau acidulée avec l’acide azotique donne des résultats trèsnets, mais à la condition de recueillir l’oxygène. Comme dans le cas précédent, il y a concentration de l’acide au pôle positif.
, . ... ( compartiment P. . . 20"
Solulion primitive, j ^ N ^
0,1235 (SO s IIO) ayant exigé pour la saturation 230 div. de baryte, répondant à
Az0 5 4H0 = 0.22683, soit 20 ! = 0.080G53.
20" de la solution primitive ont exigé 3040 div.
Après l’expérience :
20" sol. P.
20" sol. N.
Gaz oxygène obtenu : 109 c ‘
Température. . . • . 21° Pression.0.761
Ceci donne pour le poids de l’oxygène recueilli :
3241 div.
2010 div.
Or cette quantité d’oxygène est précisément celle qui est contenue dans l’acide azotique (AzO’dHO) électrolysé ; car on a pour le nombre de divisions électrolysées :
et pour l’oxygène correspondant :
Ainsi, l’eau acidulée par l’acide azotique se décompose d’après l’équation suivante :
• (Az0“ + 0*) H»
AzO»4HO = ----+ -
Pôle P Pôle N.
Au pôle positif :
(Az O» + 0*) + 2H S 0 2 = Az 0«4110 + 0*.
L’eau pure n’est pas décomposée; l’hydrate AzO'4110 s’électrolyse seul et semble subsister au sein de la solution aqueuse.
Cette électrolyse est accompagnée de réactions secondaires dues à l’action de l’hydrogène sur l’acide azotique. D’après les dosages précédents, on remarquera qu’à la fin de l’expérience, on retrouve moins d’acide qu’au début : la marche de la décomposition va nous rendre compte de cette différence.
En effet, pendant tout le temps de l’expérience, l’oxygène se dégage régulièrement au pôle positif. Au pôle négatif, on obtient bien de l’hydrogène tout d’abord, mais le dégagement gazeux diminue rapidement, cesse bientôt d’une façon complète, et à ce moment le compartiment négatif est rempli de vapeurs nitreuses; puis le dégagement gazeux apparaît de nouveau, augmente graduellement, et l’on recueille alors à la place de l’hydrogène, un mélange de deutoxyde d’azote, de protoxyde d’azote et d’azote.
Dans une expérience, tandis que l’acidité avait été graduellement croissante au pôle positif, elle était devenue très-faible dans le compartiment négatif qui contenait alors de l’azotate d'ammoniaque. Voici le résultat des dosages:
Acidité (au début) dans chaque compartiment. 3040
Après l’expérience :
Pôle P. 3750
Pôle N. 870
Il y a donc eu destruction de 1,460 parties d’acide ; d’où il suit que le quart environ de l’acide azotique a été en partie détruit par l’hydrogène, en partiesaturé par l’ammoniaque qui a pris naissance dans la réaction. Mais toutes ces complications ne portent que sur le compartiment négatif, ce qui permet, comme on l’a vu plus haut, de définir l’action du courant. Il est vrai qu’il se forme sans doute un peu d’eau oxygénée, mais ce phénomène secondaire est évidemment négligeable.
IY. — Acides organiques.
Lorsque l’on acidulé de l’eau avec de l’acide formique, on ne recueille que de l’acide carbonique au pôle positif; de plus, la perte d’acide a lieu exclusivement aux dépens du compartiment négatif.
Trois hypothèses peuvent être faites pour expliquer ce résultat :
1° L’eau est seule décomposée :
C 2 II 2 0 4 + 0* + C s CP 4- H s 0*.
2“ L’acide est seul décomposé :
3“ L’eau et l’acide sont décomposés simultanément : n»0‘ = H* + 0«