‹ Nouvelles recherches sur l'endosmose et l'exosmose suivies de l'application expérimentale de cesChapitre 13 sur 14 · DES TIGE3 ET DES RACINES · texte numérisé non relu

DES TIGE3 ET DES RACINES

Cette iiiduction rationnelle est pleinement coafir- Tâée par réxpérience. Je pris de jeunes tiges de bourache dont j*ayais sollicité le redressement vers le ciel y en les maintenant courbées vers la terre. Je retranchai les parties droites de ces tiges , et ne conseiv Vu ^e les portions courbées. Je fendis en deux ces t{§M courbées par une section longitudinale prati- <pée dans le sens de la courbure , de la même «anière que cela est représenté pour la tige du pissenlit, àuiB là fig. 4- J^ plongeai ces deux moitiés de tige #00 Teau : elles se précipitèrent au fond , parce que lebr pesanteur spécifique était plus considérable que délie de Teaù. Je les transportai dans de Teau sucrée, tfufiisaaunént dense pour que ces deux moitiés de' tige MXliàgéassent ; alors j^ajoutai de Teau peu à peu à la solution sucrée, et je diminuai ainsi sa densité d^uoe manière graduelle ; bientôt je vis la moitié de tige iki£érieuré, c'est-à-dire celle qui, dansPétat naturel, é^t située dû côté de liwterre , se précipiter au fond du liquide, tandis que la moitié de tige supérieure oonlinuait de surnager. J*ai répété cette expérience un ^raiid nombre de £Dis, et toujours avec le même fésultat» Je dois faire observer ici que Ton ne doit Jdre cette expérience qu'avec des plantes dont la ttioelle est entièrement remplie de liquides, et ne contient point d'air du tout. Or, les jeunes tiges* de boulrache remplissent parfaitement à cet égard les yoes de rexpérimèntateur ; il faut avoir soin seulement qu'il ne reste point de balles d'air adhérentes

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aux poils dont l'écorce de la plante est chargée. )Ced expériences prouvent que la lige qui s'est courbéie pour se redresser, offre une pesanteur spécifique plus grande dans sa moitié longitudinale inférieure que dans sa moitié longitudinale supérieure; celle-ci contient, donc des liquides dont la densité est plus grande que ne Test la densité diers liquides coûtentis dans la nK)itié supérieure. Cette déduction est rigoureuse ; car la matière solide du végétal, qui consiste toute entière dans les parois des vésicules ou des tubes , n*est pa& susceptible d'augmenter de pesanteur d'un instant k l'autre. La sève lymphatique , au contraire , peut devenir plus dense en très-peu de temps dans la pâtûe latérale qui regarde la terre, chez une tige ou chez une racine placée horizontalement, parce que la pesanteur précipite nécessairement vers la partie inférieure la portion la plus dense ou la plus pesante de cette sève, dont la diffusion s'opère avec la plus grande facilité dans le tissu végétal. Les résultats de cette précipitation de la sève , la plus dense dans la partie latérale inférieure des caudex placés horizofitalenient, sont faciles à déduire. INous avons vu plus^ haut que l'accession extérieure de la sève lymphatique sur les vésicules composantes des tissus incurvables, est h cause de l'endosmose de ces vésicules , et par suite h cause de l'incurvation des tissus qu'elles composent. Or, plus ce liquide extérieur est dense , moins il y a de force d'endosmose dans les vésicules, moins par conséquent il y a de force d'incurvation. La partie

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latérale des caudex horizontaux qui regarde la terre, contenant une sève lymphatique plus dense que ne l'est celle que. contient la partie latérale opposée qui regarde le- cijel, il en résulte une rupture de Téqui-. libre qui existait antérieurement entre les tendances concentriques à Tincuiiyation. Lf côté inférieur se trouve- affaibli , le côté supérieur a conservé toute la. fiirce de sa tendance à Tincurvation ; dès lors ce der-. joier, doué d^une force prédominante ^ entraîne son antagoniste vaincu dans le sens d'incurvation qui lui e$ propre. Ce, sens propre dç IJincuryation est en dehgrs ppur la tige et en dedsgia pour la racine , par Qonâéquent dans la tige horizontale, le côté qui regarde le .ciel s^ CQurbant en dehors, dirigeJe sommet de cette tige vers le ciel; et dans la- racine.» horizontale, le côté qui reg^rdis le ciel se courbant en dedans, dirige la pointe de cette racine vers la terres Ces. deux caudex opèrent ensuite leur élon^tion, selon le^ directions opposées d^psl^^elles ils spnt constamment niaintemis par la^ cause qui les y à placés. Yoilà tout. Iq aiystère.de ces deux directions spéciales opposées. Tune. à, l'autre. Il n'y a point, à proprement. parler, de tendsoice de la tige vers le ciel, ni de tendancede la racine vers la terre; il n'existe dans ees. caudex végétaux que des tendances à l^incurvation dans des. sens diamétralement opposés, et qui sont mises en jeu ^r Faction de la pesanteur, ce qui fait que ces eau-. deX végétaux affectent la direction verticale. - Ce n'est pas seulement lorsque la racine et la. tiga

IO!l miUSCTlOH

sont korixonta)ies , qu^^^les sa flbéickiiaeBt pooir sedi^ riger, la première vevs la tetréy et la seootide vers le aiqi. Le r^toairnement de ces oaudex végétaux a lieu é^lement lorsqu'ils sont verticalemeat placés dans une position renversée, e^estrà-dire la raeine ea haut, et la ti^ en bas. Il semblerait ^e , dan^ cette circonstance', \^ théorie que jç yiens d^xposer nevserâit point applicable, puisquHl a'y aurait poittt de cÔÊé ou de partie^ laùérale inférieure vers laqnelle la sàve la plus dense ait à se précipiter. Mais il ne faut pas perdre de vue que la rectitude mathématique n\ippartient, ppjint aux caudex v^éfeaux ; il en résulte qu'il est impossible de donn^ à ces eaudex renversés laam position, verticale dai» le sens rigoureux et mathéma-* tique. J'ai expérimenté que lorsqu'^on dirige vers le ciel djesradiculesdegrainesen gernûnation, l'inflexion de ces radienles., pour se retournar, a toujoprs lieu du côté où elles oM une inclinaison , m<éme la plus légères La même chose a lieu pour les tiges ; maia il est nécessaire de faire ebseirver que ces ^xpérieneea doivmii être. ÊiitesL dans une obscurité oompl^, csmf la lumière possède sur les tiges une grande puissance pouip opérer leur direction. Ainid, c'est toujours la partie latérale la plus basse ou la plus voisine de la terre^ qui, dans les caudex végétaux, perd une paurtie de la £[Hx^e de sa tendance nidurelle à l'incurvation. Il n'est pas nécessah;e pour cela que cette partie liiri térale soit placée horizontalement ; la plus légère déviation de la position verticale suffit pour produire

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cet eflfei. Oa sent que $*il ëiatt pos^le qu^ané radicule fù^ pourvue iTuiie force d*mcufiratîoii HMiliéaui* tiquement égale dans tcmtes aos parties latérales ûj^ pjos^es, et qu'elle fût dirîgëe v^ers. le del dans une posi^içiu Ymtioale mathânatique , elle resterait dans ecitt^ position , B*y ayant aucune raison qui puisse la d^taroôiner à opérer son inflexion d^un oAté phnftt qw d*un autre* Mais cette égalité mathématique dans le$ forces oppaséès qui animent les e6tés oppoeés de la :radi»ile n^existe poinu Sa rectitude mathématique 9*exji9te. point non plus; par «conséquent, sa position terticale mathématique est impossible ; et quand bieii métm.wt^ position serait possible, la radicultf ne laisserait pas de trouver nn moyen de, commencement d^inûexion dans le défaut d\ine é^ité mathémati-^ que entre les ferces dUneurvaûon de ses parties latéirales ^posées; et dès lors, Taction de la pesanteur agirait sur cette radicule fléchie, pour déterminer Fachèvement de son inflexion : le même raisonnemefk\ peut être fait par rapport à la tige.

Au reste, ce n^est que dàn^ leur jeunesse, et tant qu^ils conservent leûc flexibihté, que les caudex yé^ géiaux peu¥ent opérer leur retournement, qui devient impossible lorsqu'ils ont acquis de la dureté; aussi les arbres, dont le bois lest très-rmou , conservent plus long-temps que les autres cette propriété de se fléchir s|K)manémen t. J*ai vu un peu^ier {populus fctstif^atd)^ de la grosseur du poignet, qui, placé accidentelle^^ ment dans uiœ position inclinée , .se courba pour ra**

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