‹ Nouvelles recherches sur l'endosmose et l'exosmose suivies de l'application expérimentale de cesChapitre 6 sur 14 · OBSERVATIONS ET EXPERIENCES SUR X*IRRITABILITÉ DE LA BALSAMINE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS ET EXPERIENCES SUR X*IRRITABILITÉ DE LA BALSAMINE

( Impatiens balsamina, )

On sait que les valves de l^ovaire de la balsamine^ à Fëpoque de la maturité , se séparent les unes des autres f^ que chacune déciles se roule en spirale en dedans j c^est-à-dire que sa convexité est en dehors y ou du côté de Tépiderme. Si on les redresse, elles retournent spontanément et avec vivacité à leur état d'incurvation, lorsqu'on les abandonne àelles-mémesl Si on les plonge dans Peau , elles se courbent encôfé plus profondément; si on les laisse se dessécher ï moitié, elles tombent dans Tétat de flaccidité ou dé relâchement, et perdent leur tendance élastique à rincurvation. Ces premiers faits prouvent déjà que là présence de Teau dans les organes qui composent le. tissu de la valve, est une des conditions de l'existence de sa tendance \ Tincurvation. Si Ton plonge dans Teau la valve à moitié flétrie par Tévaporation de ses liquides intérieurs, elle absorbe ce liquide, reprend son état turgide vital, et son incurvation élastique, oti son irritabilité. Si on laisse dessécher presqu'entièï^ ment la valve à l'air libre, elle ne reprend plus du tout son état turgide et son inciirsation lorsqu'on la plonge dans Teau. Elle s'imbibe entièrement, et jusqu'à complète saturation, mais elle n'absorbe point

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Teau wec excès comme elle le faisait auparavanï^ |i| elle ne redevient point turgide ; elle demeure cchistamment dans Tétat de flaccidité; elle a complii&ment perdu son irritabilité. Cette derni^ expérience m*a conduit à penser que rirritabilitë tenah à Texistence du liquide organique qui remplissait lei organes vésiculai^es dont la valve çst congiposée, et que c^était , non par une simplç imbibitipn ^ mûs.pv endosmose que Teau était introduite d^im I9 itwn w- Çanique irritable. Les expériences qui vont âtjre.w* posées confirmeront ce premier aperçu.

JLç tissu organique qui compose 1^ valve de^TiXWtf 4e la balsamine, vu au microscope, se trouve. con* posé par une agrégation d'uiricules ou de véficifo Ç^est, en totalité, ce que Ton nonu^e impropreoMt im ti^su cellulaire et qui sera mieux nomme tissuM' ficulaire.Mj9Ji^}l y a une chose très-remarquaMedim ce xmM vésiculaire, c^est quf; 1^ vésicules » graodkaà U partie externe, vont toujours en décroissftPi degrpffieur, jusqu*^ la partie interne, où eUea.^oot le jim petites. Cette dispositipii dévoile complètemeat b cause de la tend^ce à Tinçiirvj^ttion. Toute» Ifif và^* cules éteint pleines jusqu^i Tétat turgide, riucurvttioA fie la valve en dedans en est le résultat nécessaire. Lies vésicules qui composent ce tissu sont, dans Tétat naturel , remplies par un liquide organique plus ou moins dense. Lorsque ces vésicules éprouvent extérieurement Taccession de Teau, elles exercent rendo»* mose, par cela seul qu'elles contiennent ua hqviàfi

çfFfpmqaû ipki* 4?Ue ^pie l*^u* Akv^ elfo» deviennent %urgid^9 et le tissa, dÎMeipida plus en dehors qu'ea dedans y prend un état d'incurvation en dedans (i)» Lprsqu*qne. dessication prolongjde a eplevë le li- ^piiide ioitërieur des vésicules , çelles-«i s^imbihent de Teau dont elles éprouvent extérieiurement Taccession^ mais elle n'ei^ex^cent plus d'endosmose; eljl^ ne .deviennent plu^ tiurgides; le tissu demeure dsm#

r^iva de flaccidité; Tirritabilité est. abolie. Vamosm^m

<]U*il me fiu démctnuré que raocessioa extérieure de Tesau 4tait la cause de Tendosmose des vésicules .qiijl coptenaiem un liquide organique dense , et que cfc^te endflismo^ ^tait la cau^e de Tétat turgide du tissu ; dp momcint qu^en outre il me {ut déoiontré que rincorvi^îon de ce tissu était le résultat 4^ Tinégalité de saa vésiaules, grandes en dehors, et petite en dedana» iVme parut certain qu*en substituant ày Tcau un liquide plus dense que celui que contenaient, les vésicules^ je,prodwraiS| .non plus d^ llendosmose i mais de TeKos* mose^et^ pair anite, «ne incurration de Ja valv^ dans U isen^i opposé à' oelui de son incurvation naturelle, J!9 fdoAgeai donc plusieurs de ces valves , qui étaient ccmibées en dedans 9 dans.du sirop de. sucre. JËUesne

.(i) Toutes les fpis que lie. dirai, en^wrlant d'une partie yégëtale y qu'elle se courbe en dedans ou qu'elle se courbe en, âkhors , cela signifiera i daos le premier cas, que la c^cavité de la courbure est tournée vers Tintërieur ou le centre du vegëtal i et ^ dans le second cas , que la copcavihf de la courbufc est tournée vers l'eitdrieur.

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tardèrent pas à perdre leur ëtat d* inoarvation , et i devenir droites. Bientôt après ^ elles se roulèrent èv spirale en dehors. Cet effet, que j'avais prévu, élait nn résultat nécessaire de Texosmose, qui toutirait le liquide organique moins dense que le sitop , liqiù<fe 1 qui rerhplisâait les vésicules du tissu de la valve. Ce» vésicules étant désemplies , la valve se roulait en dehors, pai'ceque, dececôté, les vésicules, plus grandes, avaient plus perdu de liquide; il y avait, de ce cAtë, moins de matière solide qu'en dédans; dès lors, il' devait y avoir incurvation de ce côté , lors dé la somtraction d'une grande partie du liquide , qui, en'gÎMifiant ces vésicules, leur faisait occuper uu espace tôtsidérable. Je transportai dans l'eau ces valves rouléesén spirale en dehors; elles ne tardèrent pas à se dérouler, et, enfin, à reprendre leur état naturel d'incurvation en dedans; ici , leurs vésicules composantes exerçaient de nouveau l'endosmose, et l'i]lcui*vatioD j en dedans en était le résultat. Je -transportai de nouveau mes valves dans le sirop. Ëlles-^ise roulèrent en dehors ; je les replaçai dans l'eau , elles Se courbèrent en dedans. Je répétai ce double jeu d'incurvation neuf ibis en cinq heures de temps. Alors, les valves oessèrent de se courber en dedans , lorsque je les plongeais dans l'eau; elles ne reprenaient plus assez pour cela leur étatturgide, ce qui provenait de ce que Tac* tion d'exosmose, provoquée par l'immersion dans le sirop, avait soutiré en grande partie leur liquide dense intérieur; il ne leur en restait plus assez pour exercée

\xne endosmose suffisante pour les replacer dans Pétai turgide; dès lors, il n*y avait plus d'incurvalion en dedans. Mais Timniersion dans le sirop produisait toujours le roulement' en dehors, jusqu'au summum j parce que cette incurvation ëtait le résultat de Texos-r mosC; laquelle, loin d'éprouver de la diminution, allait, au contraire, toujours en augmentant d'énergie, puisque le liquide intérieur <les vésicides devenait de moins en moins dense, Teau ayant remplacé, huit ou neuf fois le liquide organique intérieur, soutiré par Pexosmose qu'occasionnait l'immersion dans le sirop. Je mis sous le microscope une lame mince de valve, plongée dans du sirop de sucre. Je fus ainsi à même de voir d'une manière immédiate le mécanisme de son incurvation. Je vis toutes les vésicules, et spécialement les plus grandes, qui occupaient son côté extérieur convexe, perdre assez rapidement de leur diamètre, par l'effet de leur déplétion, et l'incurvation en dehors de la lame de valve en fut l'effet.

Il résulte de ces expériences , que les valves de Ta balsamine perdent leur irritabilité ou leur faculté d'incurvation élastique en dedans , lorsque le liquide , organique dense qui remplit leurs vésicules est soutiré , soit par l'évaporation , soit pir i'exosmose. C'est donc h l'existence de ce liquide intérieur dense qu'est due l'irritabilité. Si l'on pouvait rendre aux vésicules le liquide dense qu'elles ont perdu , on leur rendrait leur faculté de devenir turgides par endosmose , lors de l'accession extérieure de l'eau; on rendrait par

Si lRiA«ÀBltifÉ

consëquenl aux valves leur faculté de prendre une incurvation en dedans, c'est-à-dire qu'on leur rendrait leur irritabilité perdue. C'est efiectivement ce que j'ai fait par les deux expériences suivantes. J'ai fait dessécher à l'air linre des valves d'ovaire de bal** samine , en ayant soin de les empêcher de se tortiller, et de les conserver dans la rectitude. Lorsque cette dessication me parut à peu près complète , j'achevai de la déterminer à l'aide de la chaleur douce du fèu. Les valves ainsi desséchées étaient devenues cassantes et friables. J'en plongeai quelques-unes dans rèaù; elles s'imbibèrent jusqu'à saturation , et demeurèr^t droites dans l'éiat de flaccidité. Je plongeai plusiéûn autres de ces valves dans de Teau très-sucrée ; elles s'imbibèrent de ce liquide dense jusqu'à saturation, et demeurèrent de même dans l'état de rectitude et de flaccidité. Lorsque je jugeai que ]es vésicules composantes de leur tissu avaient absorbé par imbibitîôn du liquide sucré autant qu'elles pouvaient le faire, en vertu de leur simple capillarité, je plongeai ces valves dans l'eau; elles ne tardèrent pas à l'absorber par l'effet de l'endosmose, provoquée par la présence d\ih liquide dense dans les vésicules; leur tÎASu vésiculaire devint tui^ide , et l'incurvation des valves en dedians eut lieu de la ménie mani^ que dan;s Vêtait naturel. Je transportai ces valves dans du sirop de sucré, elles se roulèrent en dehors; je les replaçai dans rèaù, elles se courbèrent de nouveau en dedans; en un niot, ceâ valves avaient repris leur irritabilité par une vérî-

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table rë^itècliôn; êeulementleùrindirVàiionh^àyait' ^p^ duuni de fi^tce d*élasticitë que dans rétat naturel.

Je viens d^exposer èommént Texosmosé produite' pur rimmérsion âlt^iiEiiive, souvent rëpëtéè dans le sirdp €1 daiiis Teàn, avait fini par soutirer là plu^ grbndiô partie du |ic|iiidè organique dense que conténaiem origihairerïifent les vésicules, en le remplaçant pur de Teau. Il résultan de là rimpôssibilitë au tissu de là valve de reprendre dorënavant sôh état tùrgide, et par «otisëquéDI son incurvation eh dedans , ou son' iiritabililë naturelle; mais, en abandonnant tènjg- -teiQfM dans le sirop ces valves aihisi privées de lëtit liquide dense natui^l^ ce liquide sucré tend à les pë-'

néyrer par imbibiikÀi. Les vésictttés s*en remplissent^

en sorte qu'au bout de buit à dix jours y si Ton tràhâ- .pone<»s valves dans Y cm j elles ({uittént leur incurvalien en dehors , et réprennent lé^i* incui-^<i^iôn na^ mrelle en dedans ; elies ont récupéré le'irè iMtabilité eo rëcupérant un liquidé dt^tse darfs Tikitériéu^ dé' lenrb v^ieules.

Il véstthe die cei^ ôbs^rvàitibni , <que rirrHabilitë dê^ la tnlsâlinne. consiste datiê une faèullK d'inciirvation ëliatique qui>irëiB<i!lie de ^étiàt tùtgide pat èhdosmoslé d'nli tifisii vtàmctA^é \ vésicillés lai'gés ëi rares au oèié convete y petites éi serrées âU dite 'concave. Cèst raooession extérieure de Tettù is** ces vésicules remplies d*un liquidé organrqllirè*déiàse , qui déterminîe rendwnui&e ^ -Cfes v^iculeft^ et par cènf^quënt Texer-'' ciee de rirritàbilité ou de rinéàrvàbiUté , dont le mé^

canisme se trouve ainsi dévoilé. Dans Tétat naturei^ c^est la sève lymphatique ascendante , qui n^est prç»^ . que que de Feau pure , qui remplit ici le rôle de. liquide extérieur, dont l'accession provoque rendosmofle des vésicules. On peut se convaincre de cette y&nnéf en laissant flétrir un rameau de !|;mlsamine délaché.de la plante et chargé dWaires. En perdant un^e partie die Peau qui les rend, turgides, les valves de ces ovai» perdent une partie de leur irritabilité ; elles ht Téca^^ pèrent en plongeant Textrémité du rameau dansVeio. Ce liquide 9 pompé par la tige, arrive par les canaox lymphatiques jusqu'aux vésicules des valves y et #oi accession extérieure détermine leur endosmose, et par conséquent le retour de leur état turgide y ce fi tamène leur irritabilité.

Il était important d'apprécier l'action des différeai. agens chimiques sur l'irritabilité végétale. Je: me idi assuré que les acides affaiblis augmentaient la foret 1 de la tendance à l'incurvation dans les valves de k' 1 balsamine. Ainsi , en plongeant une de ces^ valvei^ I dans l'eau pure , elle prenait un degré déterminé d'io- 1 cturation ; si j'ajoutais à l'eau une petite quantité d't^' cide sulfurique, nitrique ou hydro^hlorique, l'incarn vatiou de la valve devenait à l'instant pltK profen^; mais Tincurvabilité de cette valve était altérée, t^ sorte qu'en la transportant daps du sirop de.suore, elle se redressait, mais sans se rouler en spirale eO; dehors, comme cela a lieu ordinairement.. Si. L-adioL de, cet acide affaibli, était plus longue, la .valve perr

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dait entièrement la faculté de se redresser dans le tinip ; son irritabilitë ëuit complètement dëtruite. Ce phénomène était le résultat de la coagulation du liquide intérieur des vésicules , coagulation opérée par Inaction' de Tacide. Alors les vésicules ne contenaient pins nn liquide dense /mais simplement un coagulum; elles étaient par conséquent incapables d*exercer Tendosmose , dès lors Tincurvabilité était abolie, [/immersion suffisamment prolongée d'une valve dV vake de balsamine dans Talchool , produit de même , ei par la même raison, Tabolition de son inctirvabilité.' L'immersion suffisamment prolongée dans une flplution de potasse caustique , anéantit également Tirfriabilité de ces valves, et cela autant par l'altération «Jûmique de letxr tissu , que par celle de leurs limpides intérieurs.

Je inis quelques valves de balsainine dans un verre d*eau , à laquelle j'avais ajouté trois gouttes d'hydro mdfure d'ammoniaque. Les valves se courbèrent d'à* (ord profondément en dedans^ deux joui*s après , leur incurvation était beaucoup diminuée. Je les transportai dans l'eau pure ; elles y demeurèrent inunobiles. 3e les transportai dans du sirop de sucre ; elles se redressèrent jusqu'à la rectitude seulement, et ne se courbèrent point en debors, comme cela a lieu ordinairement : remises dans l'eau, elles affectèrent une Courbure très -légère en dedans. Ces valves étaient *Vâ*itablement dans un état d'engourdissement ou de stupéfaction , et cependant elles avaient conservé leur

èè IRRITAllÙTé

apparence de vie ; elles n^avaient point perdu léii| couleur verte, cornue cela avait lieu lors . de rabofii lion de Pirritahilité de ces valves par des acides, pdyr des alkàlis ou par Talchool. Ce fait eomcide avec W observations qui m^ont prouvé que Thydrogèna ^' iurë est enneim ou sédatif à^ XéXkàJasxsio^^^

OBSERVATIONS ET EXPERIENCES SUR L^IRRITABILITÉ DU mÔaIORDICÀ ELATEBIV».

Le fruit du momordica elaterium, à T^poqueiff la maturité, se détache de son pédoncule. A TinsM de cette séparation, le liquide contenu dans la ca?ilf centrale du fruit est expulsé avec violence, mè\é a?y les graines, par Touverture qui provient de la s^ ration du pédoncule. A la seule inspection de ce pbénomèiië d^irritabilité, on peut juger qu^il y a là contraction des parois dePorgane creux sur le liqoJdt' contenu dans sa cavité. J'avais d'alKO'd été porté 4 douter de ce fait; mais Tobservation m*a ramené à Ir^ reconnaître. Il ûe m'a fallu pour cela que mefluWj d'une manière exacte les deux diamètres du friûtdlipscnde, avant et après son évacuation. Ce fruit, apfili qu'il a expulsé son liquide central et se& graines ptf une violente expulsion^ se trouve diminué ^^^^L^ d'un neuvième dans son petit diamètre^ et en?ûM| r d'un douzième dans son grand diamètre. J'ai pris ce^ mesures d'une manière extrêmement e^act^s , avec uf

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Mjéihpas de toùrneùn II n*y a donc point de doute ; il y a ici une véritable contraction ; Vorgane creux s'e^t Tesserré sur liii-niéme dans tous les sens. Il s*agit ac^ tuellement de rechercher le mécanisme de cette contraction* Cette recherche est d^autant {dus importante , ^^elle peut fournir par analogie des lumières sur la contrattilitë des animaux.

Avant sa maturité y le fruit du momordica elaterium ne manifeste aucune tendance à expulser le li- ^de f alors peu abondant , qui existe dans sa cavité centD^le. Cependant, ce fruit vert donhe des marques très-sensibles d'irritabilité. Si rori en coupe une tranche lôi^itudinale , comme on coupe une côte de melon I cette tranche se courbe profondément sous forme d'un crôbsant : cette incurvation augmente encore en plongeaht la tranche dans Teau. Si Ton coupe le fruit par tranche^ circulaires transversales , et qu'*on divise chacune de ces tranches circulaires en deux demi-cercles, chacun de ces demi-cercles se courbe profondément, jusqu'à former un petit cercle complet : cette incurvation augmente par l'immersion dans l'èau. Aij^, il y a dans le fruit vert du momordica elaterium une tendance générale à l^icnrvationf celte ^ndance, loin de comprimer le licpuid^^ central^ tend au contraire à lui faire plus déplace, puisque |iar elle le petit diamètre du: irait tend à s'agrandir. Ce 21'est donc point cette tendmee à l'inctu-vation qui comprime «e liquide , et qui l'expulse à l'époque do la 0uiiurité. Effsctivement, à cette époque

et après Texpulsion du liquide central , les trancher }ongitudinaleâ du fruit ne tendent plus à se courber en dedans sous forme de ci;oissant. Elles conservent leur rectitude, même lorsqu'on les plonge datis Teau. Ainsi, il y a eu un changement extrêmement notable dans le mode de Tirritabilitë du fruit, comparé dans ses deux états de fruit vert et de fruit mûr. Nous allons déterminer, par l'expérience et par l'observation, quel est ce changement survenu.

Le tissu du fruit, examiné au microscope , se trouve spécialement composé de vésicules aggloinérées. Ces vésicules vont en décroissant de grandeur de la circonférence au centre. C'est cette grandeur décrois- «ante des vésicules qui se retrouve ici comme dans les valves de l'ovaire de la balsamine, qui détermine de même la tendance à l'incurvation en dedans dans le fruit vert; mais cette grandeur décroissante des vésicules existe aussi dans le fruit mûr. Pourquoi donc n'existe-t-il plus de tendance à l'incurvation en dedans chez ce dernier ? c'est ce qne l'observation va nous dévoiler.

Les vésicules qui composent par leur assemblage le fruit du momordica, contiennent un liquide organique dense. L'accession extérieure de l'eau ou de la sève lymphatique provoque l'endosmosedans ces vésicules^ et par suite l'état turgide et l'incurvation en dedans, i^ C'est pour cela que l'incurvation d'une tranche de ce h fruit augmente en la plongeant dans l'eau. Si on b '^plonge dans du sirop de sucre , la densité de ce li' ^

quidé, plus considérable que la deiisilë du liquide intërieur des vésicules, provoquera Texosmose dans ces vésicules , et il en résultera que la tranche perdra son incurvation en dedans , et prendra une incurva-* tion en dehors. Si Ton répète ce jeu d^incurvaiions alternatives dans Teau et dans le sirop, il arrivera à la tranche du fruit ce qui est arrivé dans la même expérience à la valve de Tovaire de la balsamine; elle perdra la faculté de prendre de l'incurvation en de-, dans , en conservant celle de se courber en dehors.. (7est le résultat de la soustraction du liquide dense que contenaient les vésicules , soustraction qui a été» opérée par l'effet continué de Texosmose. Or, comme* il arrive, lors de la maturité du fruit du momordica , qu'il a perdu sa faculté de se courber en dedans, et que cependant il conserve ses vésicules décroissantes de dehors en dedans, il faut nécessairement que ces vésicules aient perdu une grande partie du liquide dense intérieur qu'elles contenaient, lorsque le jfruit était vert. L'expérience va nous dévoiler la cause de cette déperdition.

Le centre du frtiit du momordica elaterium contient une substance organique très-singulière , et qui ne ressemble à aucun autre tissu végétal. On le prendrait pour un mucus vert fort épais. Vu au microscope , il parsut composé d'une immense quantité de globules fort petits , agglomérés, tantôt confusément, tantôt de manière à former des stries irréguUères.^: Cette substance est pénétrée par un liquide blanchâtre^

ùar une sorte d^ëmulsion, qui estd^autant plus dense ^ qu'on Pobserve à une époque plus voisine de la maivh rite. Ce liquide aqueux s'ëpanche aussitôt qu'on ouvre le fruit vert. Au microscope, on voit' des glc^uks presque imperceptibles qui nagent dans ce liquida ; \ Tëpoque de la maturité , ce liquide blanchâtre est beaucoup plus abondant, et en même temps beaucoap plus dense; les globules qu'il tient en suspension soni devenus beaucoup plus gros. Les graines détachées du fruit nagent dan$ ce liquide central , qui , par sa den* site considérable , provoque Teitosmiose des vésicules qui composent le tissu du fruit; dès lors le ligoide^ organique qui remplit ces vésicules tend , par f effet de Texosmose, à s^écouler vers le liquide central, àtsox la densité est supérieure à )a sienne. Cette exosmose Élit cesser la tendance à Tincurvation en dedans, qui existait dans toutes les parties du fruit; qui se trouve alors dans le même cas que s'il était en contiaet avec du sirop de sucre; ses tcôtés tendent alors à la rectitude. La masse du liquide central est augmentée par l'addition du liquide qu*il soutire des vésicules. Les côtés du fruit sont courbés mécaniquement par cette accumulation çle liquide dans ^ cavité; et comme cçs( côtés tendent avec force à la rectitude, ils pressent avec violence le liquide central , et ils le chassent rapidement dès qu'une issue lui est offerte. Cette expulsion n'est pas l'effet de la seule tendance à la recti* tude des côtés du fruit; elle est aussi l'effet de la diïninution de la capacité de sa çs^yité centrale, par

▼EGETALB^ ^t

^ eontraction génërale. Ces deux effets dépendent de ^ même cause, c*est-à-dire de Texosipose des vësiv cules ) {NToduite par Faccession extérieure du liquide central y plus dense que ne Test le liquide qui remplit ces mêmes vésicules. La vérité de cette assertion est: prouvée par Texpérience suivante. J'ai pris an nombre suffisant de ^uits parvenus à leur maturité , et j'ai, recueilli dans un vase le liquide central qu'ils expul-. saient, mêlé aux graines; alors j'ai pris un fruit vert, et je l'ai coupé par tranches longitudinales; chacune de ces tr^n<?hes s'est courbée en croissant, en dedans, comme à l'ordinaire , et cette incurvation s'est augmentée dans l'eau : c'était l'effet naturel de l'endos-* mose. Alors j'ai transporté ces tranches dans le liquide que j'avais recueilli ; elles n'ont pas tardé à diniinuer^ de courbure ; ensuite elles se sont redressées oomplè*. iement; enfin, elles se sont un peu courbées en de-* hors. Il est prouvé par'cette expérience, que le liquide central du fruit mûr agit conune cause d'exosmose sur les vésicules qui composent le tissu du firuit , ce qui prouve que ce liquide est plus dense que ne l'est le liquide qui remplit ces vésicules. C'est donc l'accession ou le contact de ce liquide central , devenu ti^s-dense, qui fait cesser la tendance générale à l'incurvation en dedans, qui existait dans le fhiit vert, par l'effet^ de Vendosmose des vésicules, et qui lui substitue une tendance générale au redressement et à l^ncurvation en dehprs , par l'effet de l'exosmose dp «es mêmes vésicules.

^3 IRniTA9lLITÉ

Ainsi, il y a deux phases dans Firritabilitë du frai du momordica elaterium, savoir; une tendance à Tiikcurvation en dédans, par effet d^endosmose dans le

fruit vert,, et une tendance à rincurvatioin en dehors

par effet d^exosmose dans le fruit mûr. Ce changement ne veconnaît d'autre cause qiie Taugmentatioa survenue dans la densité du liquide qui occupe la cavité centrale du fruit.

Il résidte de ces observations , que Tirritabiliié de Tovaire de la balsamine et du fruit du momordica elaterium consiste dans une incurvabilitë à laquelle se jçint une yéritab][e contractilité. Llincurvabilit^ dépend de la grandeur décroissante des vésicules qui composent le tissu irritable ; ce tissu offre , d'un cftté, de la capacité en pkis^ et de l'autre côté, de la copacité en moins. Ces vésicules contiennent un liquide (organique d'une densité toujours supérieure à celle de Feau ; lorsqu'elles subissent l'accession extérieure de. Veau ou de la sève lymphatique^ qui diffère peu de l'eaupure, ces vésicules exercent l'endosmose, et le tissu irritable se courbe ^ de nianière que les plus grandes vésicules occupent le côté convexe. Lorsque ces vésicules subissent l'accession d'un liquide plus dense* que celui qu'elles contiennent , elles exercent l'exosmose , et il en résulte deux effets j le premier est Fincurvation du tissu irritable,, en sens inverse de celui qui avait lieu par endosmose ; alors ce sont les plu5 petites vésicules qui sont au côté convexe ; le second effet est la contraction ou le raccourcissement du tissu

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irritable : c^est le résultat nécessaire de Pëvacuation partielle de toutes ses vésicules composantes. Par cette déplétion, le tissu devient moins volumineux, oii^ ea d'autres termes , il se contracte.

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