‹ Nouvelles recherches sur l'intoxication spéciale que détermine le sulfure de carboneChapitre 5 sur 12 · TERMINAISON. — PRONOSTIC · texte numérisé non relu

TERMINAISON. — PRONOSTIC

Chez les ouvriers en caoutchouc soufflé, je n'ai pas observé la mort comme une terminaison qui pùt être attribuée a l'empoisonnement spécial. On ne peut, en effet, établir, ai-je dit, un rapport direct entre celle du malade qui fait le sujet de l'observation XIV, et sa profession. Dans des circonstances différentes, l'intoxication sulfo-carbonée parait avoir été poussée jusqu'à une terminaison fatale, mais il est difficile d'arriver à la preuve de ce fait, en présence des intérêts engagés à le cacher. La guérison, au contraire, se produit assez fréquemment d'une manière plus ou moins complète, chez des individus même assez gravement atteints (obs. XVI), lorsqu'ils s'éloignent des ateliers où ils sont devenus malades ; mais il est loin d'en êlre toujours ainsi, et l'amélioration, chez quelques-uns, est toujours imparfaite. La volonté, l'intelligence, la mémoire, la vue, les fonctions génératrices, les forces musculaires, restent alors plus ou moins lésées. Celui qui a travaillé au sulfure n'est plus un homme, me disait avec énergie P... (obs. IV). Il peut encore, au jour le jour, gagner quelque argent dans une industrie fructueuse, jamais il n'arrivera à se créer une position indépendante. Le secret

du succès d'une famille qu'il me citait, c'est, ajoutait-il, que le chef de cette famille, qui en dirige les intérêts, n'est jamais entré dans l'atelier au sulfure. Tous les ouvriers originairement doués de quelque intelligence, se sont plaints amèrement à moi de l'influence dépressive profonde qu'exerce sur la volonté, sur l'énergie morale, l'intoxication sulfo-carbonée prolongée, influence qui persiste même après la disparition des autres phénomènes. Ils éprouvaient un sentiment profond d'indifférence pour le présent et pour l'avenir, et ils avaient la conscience douloureuse des conséquences de cet étal. Ils se plaignaient très vivement aussi de la persistance partielle des troubles de la mémoire. Ils comprenaient que de cette situation intellectuelle résultait pour eux l'impuissance de concevoir, de coordonner, de suivre des affaires industrielles qui pussent les tirer de la position précaire à laquelle ils étaient réduits. On se rendra compte de ce triste retour sur soi-même, si l'on considère qu'un certain nombre de ces hommes, déclassés par des causes diverses, avaient été, dans l'origine, destinés à un tout autre avenir. Chez plusieurs d'entre eux, la vue était restée altérée, et les facultés génitales amoindries, aussi bien que l'énergie musculaire (obs. IV, VII, XIX, etc.). Ainsi, même dans les cas en apparence les plus favorables, lorsqu'on y regarde de près, la terminaison ne peut pas, le plus ordinairement du moins, être considérée comme absolument satisfaisante, et les malades conservent des traces sérieuses des accidents qu'ils ont subis. Il n'y a rien là, d'ailleurs, dont on doive s'étonner, et pour prendre un terme de comparaison, un accès de delirium tremens, des excès alcooliques habituels, laissent souvent après eux des troubles fort analogues. Quelques ouvriers, en oulre, même après avoir abandonné l'atelier (obs. XVIII et XXI), sont frappés par des rechutes ou des accidents consécutifs qui peuvent acquérir une grande gravité.

Mais, de plus, entre la mort et la guérison complète ou in-

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complète, viennent se ranger des formes diverses de terminaison. L'observation XIV est un cas bien trancbé de terminaison par l'aliénation mentale confirmée. En ce moment, un ouvrier atteint d'excitation maniaque est traité à Bicètre. L'observation XV nous montre la terminaison par une cachexie entretenue, il est vrai, par le retour à l'atelier. Chez plusieurs ouvriers, et dans les mêmes conditions, il s'établit une espèce de chronicité de la maladie, pendant laquelle se perpétuent, avec une intensité variable, les accidents de la période d'état.

Le pronostic doit donc être considéré comme des plus fâcheux. Sans doute, chez les ouvriers en caoutchouc soufflé, on ne voit point, en général, se développer des symptômes terribles comparables à ceux qui, dans l'intoxication saturnine, par exemple, frappent de mort dans un temps très court ceux qui sont soumis aux influences toxiques; mais si l'on considère que l'intoxication sulfo-carbonique, dans la l'orme spéciale où je l'étudié, peut amener des troubles immédiats de la nature la plus triste; que dans la période d'excitation, elle peut porter les malades aux actes les plus graves, et développer même l'aliénation mentale; que dans la période de collapsus, elle détermine un trouble profond des facultés intellectuelles, des altérations des sens, l'anaphrodisie, et chez les jeunes sujets, l'arrêt du développement des glandes séminales ; si l'on réfléchit que la faiblesse musculaire, la paraplégie, des paralysies variées graves, quoique souvent curables, enfin une cachexie profonde, peuvent en résulter; que plusieurs des accidents les plus tristes peuvent persister, même après l'éloignement des causes, on ne pourra pas considérer comme indifférent le sort des ouvriers qui la subissent.

Incapables de prendre une autre profession en raison de l'amoindrissement de l'intelligence et de la volonté, caractère si singulier de leur maladie, frappés de découragement, poursuivis par le dégoût d'eux-mêmes, ils sont encore privés

de l'exercice des facultés auxquelles l'homme a toujours attaché le plus grand prix. Plongés par suite dans un douloureux isolement, et privés de ces soins et de cette affection du foyer qui sont souvent la seule consolation, le seul dédommagement des hommes qui appartiennent aux classes industrielles, ils doivent, au point de vue social, comme au point de vue médical, être l'objet des appréciations les plus douloureuses.

Auprès du pronostic général, vient se placer le pronostic individuel et particulier à chaque cas.

Il sera d'autant plus fâcheux que la maladie aura duré plus longtemps, que les rechutes auront été plus fréquentes, que la santé générale sera plus compromise; que la maigreur, la faiblesse, seront plus prononcées; que des complications (obs. XVIII), résultat indirect, mais réel, de l'intoxication, seront venues s'y joindre.

Il sera plus grave aux deux extrémités de la vie que dans la période moyenne. Chez les vieillards, les troubles céi-é^ braux; chez les jeunes gens, ceux des fonctions génitales, les altérations des organes de la génération, la paraplégie, qui semble beaucoup plus fréquente et plus prononcée à cet àge(obs. III, XVI), constitueront des menaces dont il faudra tenir compte.

Quant aux symptômes dont la guérisonse produira le plus difficilement, et qui devront être considérés comme du plus défavorable augure, on pourra classer parmi eux la perte de la mémoire, les troubles de l'intelligence, l'affaiblissement de la vue et de l'ouïe, l'anaphrodisie et les paralysies diverses.

ÉTIOLOGIE.

La cause des accidents qui se développent chez les ouvriers en caoutchouc soufflé ne peut être douteuse. C'est à l'influence des vapeurs dégagées par les agents chimiques dont ils se servent, c'est à l'action directe de ces agents sur les organes,

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qu'il faut évidemment les attribuer ; mais cette proposition, énoncée d'une manière générale, ne peut satisfaire l'esprit, et d'intéressantes questions restent encore à élucider.

Dans le mélange vulcanisant employé, le sulfure de carbone est-il le seul corps toxique? Le chlorure de soufre entret-il pour une part dans le développement de L'intoxication? La réunion de ces deux agents constitue-t-elle un fait spécial, et produit-elle des conditions différentes de leur action isolée?

La réponse à ces questions n'est pas aussi facile qu'on l'eut pu croire au premier abord. Sans doute, dans un premier travail, et même dans ces nouvelles recherches (obs. II), j'avais pu rencontrer des faits absolument ou presque absolument identiques avec ceux que développe l'industrie qui m'occupe en ce moment, chez des ouvriers exclusivement soumis aux vapeurs du sulfure de carbone ; mais quelques nuances distinguaient les symptômes observés en dernier lieu. Ces nuances tenaient-elles à une double action, provenant de l'introduction d'un agent nouveau, ou résultaientelles simplement des conditions différentes dans lesquelles s'exerçait l'influence du sulfure?

J'étais, je dois le dire, porté à accepter celte dernière explication, en ajoutant aux motifs ci-dessus indiqués la considération de la volatilité bien moins grande du chlorure de soufre, dont le point d'ébullition est à -j- 138, tandis que le sulfure de carbone bout à -f- 45 ; mais il était d'autant plus important d'examiner sans parti pris ces différents points de vue, que l'opinion des ouvriers diffère complètement de celle vers laquelle j'étais naturellement porté. Tous, sans exception, sans innocenter le sulfure de carbone, attribuent la plus grande partie de leurs souffrances à l'action du chlorure de soufre, quelque faible que soit sa quantité relative dans le mélange vulcanisant. Est-ce en raison de son odeur beaucoup plus intense, essentiellement suffocante, qu'ils le regardent comme plus toxique? 11 est difficile de le dire, mais

cette opinion est générale, et quelques ouvriers expriment avec énergie leur horreur pour les famées qu'il développe.

Pour arriver à élucider ces questions, je résolus de soumettre des animaux à des expériences comparatives.

Dans des recherches précédentes, j'avais établi que les lapins subissent comme l'homme l'influence suUb-carbonique, qui produit chez eux des phénomènes analogues; je les employai donc pour ces recherches nouvelles.

Je fis construire une boîte jointe avec soin, d'une hauteur de im,U0 sur lm,05 de largeur et 1 mètre d'épaisseur, représentant par conséquent un cube d'air de 1 mètre et demi environ. Celte caisse est partagée en deux étages par un plancher mobile à claire-voie, qui permet de placer à des hauteurs variées les animaux en expérience, et de les soumettre, suivant la densité des vapeurs, à des conditions diverses. Plusieurs fenêtres vitrées facilitent l'observation, [.es vapeurs pénètrent dans l'intérieur par le col de petits matras tubulés, dans lesquels on verse extérieurement les liquides toxiques, ou elles résultent de l'évaporation des liquides placés sur des soucoupes, hors de la portée de l'animal. On facilite plus ou moins complètement et à volonté le renouvellement de l'air intérieur, en laissant ouvertes, ou en fermant avec des bouchons seize ouvertures de 3 centimètres de diamètre, placées à toutes les hauteurs de l'appareil.

D'ailleurs, les jointures des fenêtres et des portes placent l'intérieur de la boîte dans les conditions d'un appartement fermé, en permettant, dans une certaine mesure, la communication avec l'air ambiant. Cette communication est assez facile pour que l'odeur des liquides employés se répande abondamment au dehors de la boite.

Première expérience. — Dans cette chambre ainsi disposée, je plaçai un lapin domestique a l'étage inférieur, pour qu'il subît plus puissamment l'influence du protochlorure de

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soufre, dont la vapeur a une densité de ù,67, l'air pesant 1.

Cet animal, adulte, bien portant, subit pendant six jours l'évaporation de plus de 30 grammes, par vingt-quatre heures, de chlorure de soufre, versés matin et soir, par moitié, dans une assiette placée à la partie supérieure de l'appareil. L'évaporation était assez abondante pour que l'odeur fût fatigante d'une manière continue à cinquante pas de la boite.

Dans les deux derniers jours, pour rendre les vapeurs plus denses encore, je bouchai toutes les ouvertures inférieures de l'appareil, ne laissant que les supérieures libres. Dans ces conditions, l'animal ne discontinua pas de manger, et lorsque je cessai l'expérience, il ne présentait aucune trace de paralysie: il courait aussi bien qu'avant d'y être soumis, et il ne paraissait avoir éprouvé aucun mal par suite de l'énorme quantité de vapeurs qu'il avait inhalée dans un espace confiné.

Deuxième expérience. — Après l'avoir laissé reposer vingtquatre heures en tenant la boîte complètement ouverte, je le soumis à la contre-épreuve. L'appareil fut refermé, et matin et soir 15 grammes environ de sulfure de carbone furent versés dans une assiette placée sur le plancher à claire-voie, l'animal restant sur le plancher inférieur.

11 ne parut pas s'apercevoir, pendant les deux premiers jours, de l'influence toxique, au moins d'une manière grave ; mais le soir du troisième, il était étendu sur le ventre, incapable de se soutenir sur ses quatre pattes, qui étaient dans la résolution. Aucune quantité nouvelle de sulfure n'ayant été introduite dans l'appareil, il se releva le lendemain, et put se soutenir, quoique avec beaucoup de peine.

20 grammes environ de suilure furent versés le matin et le soir du quatrième jour dans l'assiette; le cinquième jour au soir, les quatre membres étaient dans la résolution la plus complète. L'impossibilité du mouvement persistait le sixième jour ; 8 grammes de sulfure de carbone furent introduits dans la boîte. L'animal mourut à dix heures du matin.

Il est à remarquer qu'en raison de la volatilité beaucoup plus grande du sulfure de carbone, sa dispersion par les ouvertures de la boite était beaucoup plus rapide que celle du chlorure de soufre, et lorsqu'au bout de douze heures je venais en verser une quantité nouvelle, l'intérieur de l'appareil en avait presque perdu l'odeur, tandis que dans la première expérience, celle du chlorure de soufre persistait avec intensité. Par suite, l'action du sulfure était beaucoup moins constante sur l'animal mis en expérience. De plus, enfin, la quantité était bien moindre, proportionnellement, qu'elle ne l'est dans les ateliers où elle est à celle du chlorure de soufre comme S9 est à 1.

Cependant les effets produits par les vapeurs dans ces conditions d'infériorité relative ont été terribles, tandis que ceux du chlorure ont été, en apparence, tout à fait nuls.

Si l'on rapproche les résultats de ces deux expériences de mes premières observations, faites sur des individus qui, aussi bien que le malade de l'observation II, n'employaient pas de chlorure, mais du sulfure seulement, et qui étaient atteints d'accidents tout à fait analogues à ceux que subissent les ouvriers en caoutchouc soufflé, ou sera fondé à admettre que les phénomènes graves d'intoxication qu'ils présentent sont dus à peu près exclusivement à l'action du sulfure de carbone.

Est-ce à dire que je veuille refuser au chlorure de soufre toute action fâcheuse sur la santé? Non, sans doute; et je suis assez disposé à admettre que, même à faible dose, il exerce par son odeur une influence réelle dans la production de la céphalalgie, et par sa vapeur suffocante, spécialement composée de chlore et d'acide chlorhydrique, une certaine action sur les bronches et sur la production de l'oppression habituelle dont se plaignent beaucoup d'ouvriers.

Quand on réfléchit déplus que l'acide chlorhydrique administré à l'intérieur exerce sur les digestions une influence parfois très avantageuse; qu'il stimule assez vivement l'ap-

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petit, on n'est pas éloigné de cherclier, dans les quantités de vapeur qui, dissoutes par la salive, sont transportées dans l'estomac, une des causes possibles de l'exagération de l'appétit, qui forme l'un des symptômes plus spécialement observés dans l'industrie du caoutchouc soufflé. Mais il ne faut pas oublier que, dans la production de tous ces faits, son action n'est tout au plus que secondaire et adjuvante ; qu'ils se sont montrés dans des conditions où le chlorure n'intervenait en aucune façon, et que, par exemple, ils se rencontrent tous dans l'observation II, dans laquelle on ne peut invoquer que l'action isolée du sulfure.

Là ne devait point se borner, toutefois, la recherche expérimentale des propriétés toxiques spéciales du chlorure de soufre, il fallait savoir encore si, uni au sulfure dans le mélange vulcanisant, il n'en prenait point de nouvelles, et soumettre un animal aux vapeurs combinées.

De la réunion des deux corps, en effet, pouvait naître un composé spécial, doué d'une action propre; ou bien le sulfure, plus volatil, pouvait entraîner des vapeurs plus abondantes de chlorure que celles qu'il dégage de lui-même. Ce dernier, enfin, qui se décompose en plus grande partie au contact de la vapeur d'eau contenue dans l'air, rendu plus fixe par sa dissolution dans le sulfure, pouvait des lors exercer plus nettement son action propre, au lieu de celle de ses constituants ou de ses dérivés.

Troisième expérience. — Je préparai donc un mélange de sulfure de carbone et de chlorure de soufre, dans la proportion de 10 parties de ce dernier pour 90 de sulfure, et je soumis un lapin vigoureux aux vapeurs qu'il dégageait. Dans des conditions semblables à celles que j'ai précédemment signalées, U0 grammes environ du mélange, versés clans une soucoupe, furent placés dans la boîte à une heure de l'après-midi, par un lemps assez chaud. La même dose fut encore introduite le soir, vers six heures. La première dose

s'était complètement volatilisée ; il ne restait dans la soucoupe qu'une légère couche de soufre. L'animal ne semblait pas malade, il se remuait avec vivacité.

11 mourut cependant le lendemain matin, vers neuf heures.

Il était couché sur le côté, les pâlies de derrière étendues, les pattes de devant recroquevillées, dans la position où se placent les lapins lorsqu'ils sont paralysés par l'action des vapeurs sulfocarbonées. On trouva, à l'autopsie, l'estomac rempli de matières alimentaires en grande partie digérées.

Toutes les cavités du cœur étaient remplies de caillots très noirs, se prolongeant dans les gros vaisseaux veineux.

Les poumons présentaient seulement quelques taches brunâtres congestives.

Il y avait là un fait inattendu et qui demandait de nouvelles expériences. Comme le mélange vulcanisant n'avait pas été fait dans des proportions exactement semblables à celles qu'emploie l'industrie du caoutchouc soufflé, je voulus me placer dans des conditions identiques.

Je craignais d'ailleurs qu'il n'y eût eu dans le renouvellement de l'air, dans l'intérieur de la boîte, assez de difficulté pour qu'une véritable asphyxie par privation d'air respi.rable fut pour quelque chose dans la mort rapide de l'animal. Je le craignais surtout en raison de la dose très forte de 80 grammesde mélange, à laquelle il avait été soumis en vingt-quatre heures.

Quatrième expérience. — Je fis donc un mélange contenant en poids 99 parties de sulfure de carbone et une de chlorure de soufre. Pour éliminer toute crainte d'asphyxie par simple privation d'air respirable, j'ouvris à la partie inférieure de la boite deux ouvertures de 3 centimètres, réservées à cet effet. Un lapin vigoureux y fut placé, et je versai, vers dix heures du matin, dans une assiette posée sur le plancher supérieur, moins de 10 grammes du mélange.

La môme dose fut répétée à trois heures et le soir à dix

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