‹ Nouvelles recherches sur l'origine du nom d'Amérique [microforme]Chapitre 20 sur 24 · Examen critique, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Examen critique, vol. IV, p

que notoriété qu’à partir de sa nominalion comme Piloto Major, le 40 juin 1508. Même, dans un pays où l’on comptait alors tant de navigateurs célèbres, Vespucci ne pouvait faire que triste figure, à ce point que l'historien Oviedo, en publiant à Séville, en 1535, sa célèbre Historia general de las Indias, dans la ville où Vespucci a vécu comme Piloto Major et où il est mort, ne le cite pas une seule fois.

La préférence du prénom sur le nom de famille est unique dans l’histoire de la géographie, pour les personnes qui ne font pas partie de familles royales. L'exception en faveur de Vespucci n’a une explication plausible que par la double erreur de Jean Basin.

Humboldt ajoute : « Étant très sonore, il (le prénom) offrait l'avantage d’être toujours correctement écrit dans les documents!, » Et cependant Humboldt cite lui-même les variantes suivantes : Amerrigo, Morigo, Alberico, Americo, Emeric, Damerigho, Almerigo, Amerigo et Almerico.

Outre les deux lettres de Colombo, on a trouvé d’autres documents, tous munis, 4505 à 4516, du prénom Amerigo, savoir: sa lettre de naturalisation, sa nomination de Piloto Major en 1508,puis des reçus et des instructions. Les livres de comptes dans l’Archivero de Indias de Sevilla, de 1506 à 1507, portent souvent : Ha de haber Amerigo, avec Île seul titre de Capitan Amerigo, ce nom élant employé comme un sobriquet, bien connu et admis, sans le nom de Vespucci, qui ne paraît que rarement. En Espagne on a, de tout temps, aimé à donner des surnoms, surtout aux étrangers.

La lettre patente qui nomme Amerigo Despuchi, Piloto major, est datée du 22 mars 14508 ; et l'instruction de Valladolid, porte la date du 6 août 1508.

Navarrete et Muñoz n’ont trouvé que deux ou trois signa-

Page 1