Examen critique, vol. IV, p
tures de Vespucci attachées à des reçus, et F. Adolphe de Varnhagen a donné le fac-simile de cette signature de Vespucci, laquelle est, dit-il, « véritable »!. Toutes ces signatures de Vespucci se rapportent à ses fonctions de Piloto Major et sont postérieures à 1507.
Récemment une lettre entière de Vespucci a été trouvée et publiée, en fac-simile, par le gouvernement espagnol, dans les Cartas de Indias publicadas por primera vez, magnifique in-folio, Madrid, 1878, C'est unc lettre adressée au cardinal de Tolède, et datée de Séville, 9 décembre 1508. La signature, semblable à celle des reçus, est Amerrigo Vespucci, Piloto Major.
Arrêlons-nous sur ces signatures, les seules authentiques que nous ayons, les seuls documents réels que nous jrossédions de Vespucci.
La deuxième lettre du navigateur florentin, datée de Lisbonne, 4 septembre 1504, est signée Amerigo. Il est vrai que le manuscrit en est inconnu et à jamais perdu; mais i! n’y a aucune raison de supposer que l’imprimeur P. Paccini, de Pescia, n'ait pas copié exactement et lettre par leltre, la signature, d'autant plus que cette publication a été faite en Italie, aux portes de Florence.
La proposition de Jean Basin et du Gymnase vosgien, au mois de mai 1507, de nommer la quatrième partie du monde America, a été faite, une année avant ces signatures authentiques de Vespucci de 1508.
Humboldt dit que « Vespuce était en correspondance avec René Il, duc de Lorraine! », qui avait remis entre les mains de son secrétaire, Gaultier Lud, la traduction française de la lettre des Quatuor Navigationes. Or, René n'étant mort que le 10 décembre 1508, a eu le temps, et bien largement, de faire parvenir un exemplaire de la plaquette de Saint-Dié à Vespucci, à Séville. D'ailleurs, que cet