CONCLUSIONS
VII. Ces expériences sont sans doute incomplètes. Cependant elles nous paraissent suffisantes pour nous autoriser à dire avec la plupart des auteurs modernes :
V L'urée n'est pas le principal agent toxique contenu dans l'urine. 2° Les matières dites extractives contribuent très-probablement aussi à l'intoxication.
VIII. Ce dernier fait admis, deux nouvelles questions se présentent naturellement à l'étude.
1° Dans les matières extractives de l'urine, quels sont les principes qui paraissent surtout exercer un effet fâcheux sur l'organisme ?
2" Faut-il admettre que toutes ces substances agissent en bloc; ou bien faut-il reconnaître que parmi elles quelques-unes seulement possèdent des propriétés toxiques?
Pour résoudre ces deux questions , nous avons essayé d'abord les principes que la plupart des chimistes de notre époque s'accordent à considérer comme faisant partie des extractifs de l'urine.
Ainsi, presque tous signalent la créatine, la créatinine, les hippurates et les urates de soude , les matières colorantes et odorantes , etc. , tous corps rangés par Golding Bird (composition de l'urine physiologique) dans la classe des produits organiques ; les seuls , dit-il , qu'il faut considérer comme essentiels à l'urine et caractéristiques de cette sécrétion, les reins étant les uniques organes qui, dans l'état normal, éliminent ces éléments du sang.
Nous avons étudié aussi deux substances, la thyrosine et la leucine, qui n'existent pas dans l'urine normale, mais qui se rencontrent assez souvent
dans certaines urines pathologiques, peut-être dans celles de l'albuminurie de Bright. Il nous paraît nécessaire, avant de dire les résultats de nos expériences , de faire en quelques lignes l'étude chimique des substances que nous avons employées , à savoir : la créatine et la créatinine , la thyrosine et la leucine, l'acide hippurique et les hippurates.