CHAPITRE IV
Phlegmasies chroniques.
En élaguant de cette classe de chroniepes les phlegmasies qui sont dues à l’influence de Tair, des constitutions médicales ou des épidémies, et en laissant dans un autre chapitre celles c[ui sont produites par les poisons âcres et corrosifs, ou qui succèdent aux inflammations aiguës , il nous reste lés inflammations lentes qui sont dues aux vices spécifiques , ou qui se développent par le- concours de plusieurs causes stimulantes dans des constitutions faibles et cachectiques.
Ces sortes de maladies sont , pour ainsi dire ,
cntëes sur d’autres afFectioiis, et on doit les considérer comme des épiphénomènes c|ui surviennent dans des maladies déjà existantes ou qui dépendent d’un état de débilité dans l’économie animale ; et, comme nous l’avons dit dans l’avertissement en tête de notre Mém oire sur les maladies chroniques , elles sont moins une classe de maladies primitives que des lésions secondaires cjui compliquent d’autres maladies de long cours, entretenues par une faiblesse générale, ou qui sont elles-mêmes le produit de cette faiblesse.
La célèbre Société de Médecin e pratique de Montpellier {^Ann, clin. ^ tom. XXXI, p. 86) était loin d’adopter notre manière de voir , et croyait qu’une telle doctrine pouvait ouvrir la porte à de grandes erreurs. Quoique nous regardions les inflammations chroniques comme secondaires , nous ne pensons pas pour cela que l’état inflammatoire doive être considéré comme rien dans le traitement de ces maladies, et qu’il suffise de combattre le principe qui les occasione , quel qu’il soit , sans s’occuper de la phlegmasie existante. Nous croyons, au contraire, et nous pensons l’avoir assez montré par le traitement que nous conseillons dans cette classe de maux , que la méthode anti-phlogistique doit être exclusivement employée jusqu’à ce que l’état inflammatoire soit dompté ; mais nous sommes persuadé aussi que cette indication se trouve modffiiée par cela même que l’inflammation est chronique , parce que cette in-
B^ECHERCHES
Üanimatloii diffère de faiguë par une iiifinité d@ circonstances essentielles, et que la méthode anti-» phlogistique, poussée trop loin, pourrait être meurtrière.
On confond assez généralement, et nous avons confondu nous-même dans notre ouvrage, l’indammatiou lente avec l’inflammation occulte ou latente. Ces deux maladies ont sans doute le plus grand rapport entre elles , puisque la plupart des symptômes de l’inflammation manquent dans l’une et dans l’autre. Le caractère du mal y est insidieux et trompeur , et les sympathies organiques et l’état fébrile manquent également dans les deux cas.
Cependant il y a cette différence que dans l’occulte un vice de la sensibilité empêche de percevoir la douleur , et les symptômes qui se développent ne répondent point à la gravité du mal , quoique celui-ci marche assez rapidement et que sa terminaison ait lieu par la gangrène , tandis que dans l’inflammation lente ou chronique la phlegmasie ne s’empare que peu à peu de l’organe; sa marche est très-lente ; la faiblesse de l’individu ou les causes débilitantes qui l’accompagnent font que la réaction vitale est légère, et la terminaison, si elle ne s’effectue pas par résolution ou la suppuration, a lieu par la carnification ou désorganisation de l’organe enflammé et non par la gangrène.
Ainsi les observations de Morgagni ( de Causis €t Sed, Morb, , epist, XXX F’ y n®® î4 et i5) sont
des exemples crune inflammation occulte ou latente. Dans la première observation, dont un jeune garçon était le sujet y la douleur était légère , il y avait eu un relâche de quelques jours, le malade pouvait dormir dans une certaine position ; mais au moment oii le mieux paraissait décidé par le bon état du visage, des forces, et du pouls, qui n’avait jamais été fébrile, les douleurs redoublèrent et firent rendre le dernier soupir. Combien les ravages de l’inflammation étaient peu en rapport avec le caractère bénin du mal ! Tous les intestins grêles ressemblaient à du charbon , la rate gangrénée en partie , épanchement d’une matière extrêmement fétide qui empêcha de voir à l’intérieur l’estomac et les gros boyaux. Dans la seconde , ' les symptômes de l’iléus furent très-modérés : néanmoins le foie , les intestins grêles et le colon étaient très-enflammés et gangrénés en partie.
Selon De Haen ( Rat, med,, pars VI y cap, VI y § 2), un jeune homme n’avait pour tout symptôme d’une gastrite que le vomissement, qui venait par intervalle. L’estomac fut trouvé enflammé , épaissi et gorgé de sang dans des endroits, et dans d’autres , tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il était d’une couleur pourpre et gangrené. Cependant le sujet de cette observation n’avait dans sa maladie ni fièvre ni douleur, et l’appétit existait encore.
Une jeune personne (pars IX, cap. /, § 4)
avait vomi sept fois et avait eu un égal nombre de selles au commencement d’une maladie aiguë ; les vomissemens cessèrent ensuite ; les boissons et les bouillons n’incommodaient point pendant cinq jours qu’elle vécut encore. Le cadavre fit voir une inflammation dans toutes les membranes de l’estomac, et une grande portion de ce viscère gangrenée.
Rivière (cent. III, n"^ 26) parle d’un homme qui s’était plaint de douleurs au ventre le premier jour de sa maladie ; elles disparurent jusqu’au treizième jour, qui fut mortel. La fièvre s’alluma le troisième ,* il y eut soif, sécheresse de la langue et un vomissement considérable jusqu’au septième jour , après C[Uoi le ventre se lâcha, et les déjections furent abondantes. L’absence de la douleur devait rassurer sur l’inflammation. Eh bien ! après la mort , l’intestin iléon était replié sur lui-mêtne en plusieurs endroits , et ne faisait qu’une masse épaissie frappée de gangrène à laquelle participait le mésentère correspondant. Le même auteur fournit d’autres observations semblables.
Morgagni ÇEpist, XXI ^ n^" 9) nous donne encore l’observation d’un iléus qui n’avait présente aucun signe de son existence pendant la vie ; le malade n’avait ressenti aucune douleur. Néanmoins la portion enflammée de l’intestin grêle était noire partout, les vaisseaux sanguins injectés, odeur fétide , etc.
Stoll (Rat. Med. , tom* L% sect. cad. 19) rap-
Sg
porte aussi un cas d’inüammation generale des intestins , du mésentère , du péritoine et de l’épipioon , où la fièvre était presque nulle et la douleur légère.
Thomas Slmson a vu des gastrites , même des plus graves et des plus aiguës , sans aucun symptôme fébrile. {V'oj. Pujol^ Injl. chrori,)
Voilà tout autant d’exemples d’inflammalions occultes, latentes ou insidieuses cfans lesquelles les signes les plus essentiels de l’inflammation de l’estomac ou des intestins sont bien peu marqués ou manquent entièrement , et entre autres la douleur (i) , la lièvre , la constipation , le météorisme , le -vomissement. Mais, dans tous les cas la marche de la maladie est rapide , et la gangrène en est presque toujours la suite. Il existe probablement en pareille circonstance une espèce de paralysie dans la partie enflammée qui empêche la perception de la douleur et le déveioppement de la réaction vitale. Dans l’inflammation chronique, au contraire, quoique la plupart des signes de la phlegmasie ne se développent point, tels que la douleur , la fièvre, la lésion des fonctions de l’organe souffrant, la maladie met un temps
(i) Combien ces exemples doivent faire modifier l’opinion du docleur Broussais, qui dit que c’est la douleur qui est la cause provocatrice des phlegmasies, et qu’il est très-exact de dire que les troubles sympathiques sont, aussi-bien que les désordres locaux, en raison directe de la douleur. {Phlegm. chron., rroiégomèues.)
î^rCIIEKCüES
pius ioiig dans sa marche , la termhiaisoii a plutôt lieu par l’hépatisation ou une désorganisation complète'de Forgane enflamme que par la gangrène.
Si nous venons à prouver que les inflammations qui composent ce chapitre^ et que nous distinguons des inflammations latentes ou occultes , dontUa marche est insidieuse et en même temps aiguë , sont soumises à l’influence des causes débilitantes et qu’elles se forment dans toutes les circonstances où il a existe' une maladie antérieure qu’il faut rapporter à ces mêmes causes ; ou si les individus qui en sont ordinairement atteints sont travaillés de. quelque vice spécifique qui agit en débilitant l’économie animale , nous aurons eu raison d’avancer que les inflammations chroniques diffèrent de beaucoup des aiguës, non-seulement par rapport à leur marche , mais par une infinité d’autres caractères qui influent sur leur essence et sur le traitement à employer.
En examinant le siège des inflammations chroniques , nous verrons qu’il a lieu dans les systèmes d’organes qui exercent leurs fonctions avec lenteur, qui sont frappés de maladies atoniques , ou sur lesquels les différens vices spécifiques portent leurs pernicieux effets. Ainsi la phthisie pulmonaire attaque les faisceaux lymphatiques du poumon ; le carreau ou l’inflammation du mésentère affecte les glandes mésentériques, lloflrnann {de Fehi\ lent, ethect.^seei. II) ditcj[u’ilse forme souvent des suppurations dans le mésentère
SUn l-RS MAX.ADÎKS CHRONIQUES.
sans douleur. Or, la plupart des engorgemens glanduleux qui s’eniîamment et suppurent ensuite , se montrent dans le carreau ou dans d’autres circonstances où les vices scrofuleux et rachitique sont la source de ces engergemens. Selon Dreyssig ( Traité du diagn. méd.)j ce sont les glandes , les organes glanduleux et le poumon qui sont les plus sujets aux inflammations lentes; et si le poumon est le plus fréquemment atteint de cette espèce d’inflammation , c’est que la phthisie tuberculeuse est la plus fréquente de toutes et qu’elle est le résultat du vice scrofuleux.
L’inflammation lente des reins et de la vessie a pour cause ordinaire le calcul ou un principe arthritique. Après les glandes et le poumon, c’est le foie qui olfre le plus d’exemples d’inflammations chrouicpies. Or, n’est-ce pas pour l’ordinaire un calcul biliaire, un engorgement lent ou squirrheux du foie qui précèdent ou produisent l’inflammation lente de ce viscère? Les inflammations chroniques delà matrice, du vagin et du canal de l’urètre, ne proviennent-elles pas d’ordinaire de quelque vice de la lymphe, des engorgemens fibreux et squirrheux de la matrice ou de l’influence des vices scrofuleux et vénérien? Petit {^Mém. de V Acad, de chir.y t. IV, p. i o5) rapporte nombre d’observations d’abcès au foie qui étaient compliqués ou d’engorgemens, ou de squirrhe, ou d’autres maladies chroniques de ce viscère. Dans deux cas il y avait un principe syphilitique.
BECHERCIIES
Si des organes internes nous passons à ceux placés à l’extérieur , nous observerons la même chose. Nul organe n’est plus sujet à l’ inflammation chronique Cjue l’œil : or, cette inflammation ne dépend-elle pas ordinairement d’un vice interne ? l’ophthalmie chronique la plus fréquente n’est-elle pas scrofuleuse ou vénérienne ? et n’est-ce pas un vésicatoire, un cautère ou un séton à la nuque cjui déplace l’irritation , qui ouvre une porte aux effets du vice existant, et cjui , combiné avec les moyens qui combattent les vices spécifiques , est plutôt le remède d’une pareille inflammation que des évacuations sanguines abondantes? Et n’est-ce pas l’usage des collyres toniques et astringens cjui facilite la guérison , plutôt cjue les émolliens et les relâchans?
Pour ce qui est du tempérament, c’est le phlegmaticjue dont le ressort artériel est peu actif et se prête peu aux inflammations aiguës , qui est le plus sujet aux phlegmasies chroniques. C’est le nerveux, chez cjui les nerfs sont très -mobiles et s’opposent à Faction du système artériel , f[ui devient encore très-sujet aux inflammations lentes. Pujol ( Mém, sur les Infl. chron,) assure avoir observé pareilles krflammations chez les personnes bystéricjues et hypochondriacj[ues^
Les grands exercices, en énervant les forces vitales et en empêchant la réaction fébrile, sont aussi, d’après le même auteur, une cause favorable aux affections lentes. L’âge de l’enfance et celui
SUR LES MALADIES CHRO^'^QUES. QD
de la vieillesse favorisent encore ces espèces d’inflammations à la tête et auf viscères abdominaux. Les longs chagrins exercent la même influence sur l’économie animale et deviennent la source de pareilles maladies (i).
La plupart des causes directes ou occasionelles des inflammations lentessont les vices scrofuleux, vénérien, cancéreux, arthritique et rhumatismal, 1 qui en se déplaçant, ou après avoir produit des engorgemens dans les viscères, et secondés par quelque cause 'Stimulante ou même sans leur concours, développent presque toutes les plilegmasies chroniques à l’intérieur ou sur la surface du corps. La goutte remontée produit une infinité d’inflammations aiguës ou chroniques dans les viscères. Le développement du cancer est le résultat de F inflammation ou fonte squirrheuse ; le vice scrofuleux est, comme nous l’avons dit, la principale source des inflammations lentes du poumon et du mésentère, et le vénérien développe presque toutes les phlegmasies chroniques des organes internes et externes
(t) Les gens de cabinet qui mènent une vie se'denlaire, car la vie sédentaire affaiblit comme l’exercice immodéré, sont les plus sujets à ces plilegmasies. I/usage trop long des évacuans slimulans produit les memes maux par faiblesse indirecte. Enfin la matière critique d’une maladie aigue jetée sur quelque viscère y produit une inflammation lente, parce que le principe vital épuisé ne peut réagir et former une inflammation aiguë.
îiECIlERCHES
de la génération. Le docteur Broussais, qui a étudié avec le plus de suq|ès les plilegmasies chroniques dit (tom. I, pag. 555, art. du traitement de la phthisie) a que rien n’est plus commun dans » l’exercice de la médecine que de rencontrer la » coïncidence de Finllammation avec la faiblesse | w ilfaut, dit-il, même admettre en principe c[ue les » plilegmasies sont plutôt l’apanage de la fai- » blesse que de la force, parce qu’un homme 1) fort résiste aux causes c[ui la produisent, telles 3> que le froid ; l’homme faible et nerveux est » toujours prédisposé à l’inflammation.
Le même auteur dans le même ouvrage ( tom. Hist, génér, du Catarrhe) , fait dépendre l’induration sanguine chronique du poumon, cjui est l’état chronique du catarrhe et de la pneumonie, du froid et de la débilité, a Les hommes très-robustes )) étaient ceux qui guérissaient avec le plus de fa- 1) cilité. Ceux qui étaient d’un tempérament san- }) guin voyaient céder plus promptement les sym- » ptômes les plus violens, et étaient moins sujets )) aux rechutes. Les sous - officiers languissaient » moins dans le catarrhe, à moins qu’ils ne fussent )) phthisiques , etc. »
Enfin Dumas {Doctr. gén. des Mal. chr.) assure qu’il ne connaît pas d’observation directe et concluante d’oii l’on puisse déduire la solution naturelle des plilegmasies chronicjues par des hémorrhagies ; il en explique la cause en disant que la faiblesse du système général, l’atonie des or-
SUR LES MALADIES CHROA'IQÜES.
ganes affectés ^ la congestion passive établie sur les vaisseaux capillaires, empêchent que les évacuations sanguines n’y soient utiles, comme elles le seraient dans les inflammations aiguës.
Il est facile de reconnaître une phlégmasie aiguë, puisqu’une douleur plus ou moins vive , la lésion des fonctions de l’organe atteint , et une fièvre assez vive, j ointes à d’autres symptômes qui annoncent l’exaltation des propriétés vitales et un surcroît d’énergie dans le système artériel , forment un cortège de symptômes qui ne permettent pas de méconnaître le mal. Cependant, dans quelques cas , la plupart de ces symptômes ne se manifestent point , quoiqu’il existe dans un organe même très-sensible les traces delà plus violente inflammation , ainsi que nous en avons rapporté des exemples. Le mal, quoique lent, est néanmoins aigu; et il n’est pas plus raisonnable de le placer parmi les chroniques qu’une fièvre maligne , ou le pouls semble naturel, et les symptômes sont si doux que la maladie paraît légère quoiqu’elle soit très-grave; Les sj^stèmes nerveux et artériel sont en pareil cas tellement enchaînés par le principe morbide, qu’un mal si bénin en apparence se termine bientôt d’une manière tragique.
L’inflammation chronique est bien plus difficile^ à reconnaître : la douleur n’existe point, ou elle est très-légère ; la chaleur est douce ou presque nulle ; la fièvre , si elle se développe , est extrêmement modérée ; l’organe souffrant est peu lésé dans ses
fonctions , et il est difficile de distinguer cette lë-^ sion du spasme ou d’un engorgement non inflammatoire de Torgane affecte. Pour établir le diagnostic en pareil cas , il faut avoir egard à toutes les circonstances qui ont précédé ou accompagné la maladie , aux causes que nous avons rappelées et qui y donnent ordinairement naissance , et aux phénomènes, quoique souvent fugitifs, qui les accompagnent. Au reste, nous renvoyons pour ce diagnostic à fouvrage du docteur Pujol sur les inflammations chroniques des viscères, où tous les symptômes des phlegmasies , les lésions des fonctions et les sympathies générales et locales produites par les inflammations lentes sont passées en revue et discutées avec beaucoup de sagacité, et où on puisera avec fruit les caractères de ces sortes d’inflammations.
Si nous avons prouvé que les inflammations lentes diffèrent de beaucoup des aiguës par rapport aux circonstances qui accompagnent leur formation , et qui sont liées à un état de débilité du système , ou à des maladies chroniques cj[ui ont amené une faiblesse dans l’économie animale , on trouvera la raison de la place que nous faisons occuper à ces maux dans notre cadre nosologique, qui est fondé sur les rapports que ces affections conservent avec les aiguës et sur les différences qui les en séparent. Ces dernières nous les ont fait placer après les chronicjues dont nous avons parlé avant celles-ci.
' SÜË tivS MALADIES CIIRONÎQÜeS* *
Le traitement des plilegmasies lentes doit être sans doute, comme celui de toutes les inflamma-lions, un traitement anti-phlogistique ^ il doit se composer des évacuations sanguines générales ou locales, des boissons tempérantes et mucilagineiises, d’un régime adoucissant, la diète végétale , les potions relâchantes, etc., etc»
Mais ce traitement doit être plus modéré et moins pi^olongé que celui des phlegmasies aiguës» 11 faut que les saignées soient moins abondantes , qu’elles soient plus locales que générales ; et à mesure cjue l’état inflammatoire cède, il faut de suite combattre la maladie chronicjue primitive qui a produit l’inflammation lente , combiner de légers stimulans avec lesanti-plilogistiques, surtout sL la maladie est ancienne, et si l’organe enflammé a déjà perdu sa force tonique. D’ailleurs, les exutoires , tou^ les excitans de la peau et propres à déplacer F’irritation du vice qui produit l’inflammation lente, sont, ainsi que nous l’avons dép insinué en pariant des inflammations chroniques de l’œil, de meilleurs antiphlogistiques que des saignées copieuses et un traitement débilitant. On doit encore avoir égard à l’âge du malade , â * la durée de l’inflammation , aux causes qui l’ont produite ; et , suivant la nature de ces causes , il faut, si c’est un vice spécifique quelconque , combiner avec les anti-phlogistiques les remèdes que l’observation a démontré utiles pour combattre avec fruit le vice existant.
KECnERCHKS