‹ Nouvelles recherches sur les maladies chroniques, et principalement sur les affections organiques et les maladies héréditairesChapitre 13 sur 36 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Hémorrhagies passives.

Lorsqu’il existe des engorgemens dans les viscères abdominaux à la suite de la pléthore qui s’établit dans l’un et l’autre sexe àl âge de cinquante

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ans , la nature remédie à eet état pathologique par un flux sanguin connu sous le nom Xliémor-^ yhoïdal, ou par des pertes utérines chez la femnie^ dans lesquelles la fluxion sanguine peut être encore active , quoique ce ne soit pas à cet âge où le flux sanguin s^ établisse par les voies sexuelles.

Mais très-souvent aussi il se manifeste» des hémorrhagies absolument passives causées par la difficulté de la circulation du sang dans le système abdominal , par l’état variqueux des veines des viscères engorgés , et par la faiblesse des exhalans de l’organe où s’effectue l’hémorrhagie.

Ces flux sanguins prennent différens noms suivant l’organe par lequel l’hémorrhagie a lieu. Ainsi riiématémèse , le flux liémorrhoïdal excessif;, Fliématurie, la ménorrhagie peuvent se manifester en pareil cas. Si le sang reflue aux organes thoraciques ou cérébral; et si quelqu’un d’entre eux se trouve affaibli par une cause cpielconque ; le sang pourra s’écouler par l’organe faiblc; et l’hémorrhagie prendra un autre nom; quoiqu’elle soit de même nature ; et qu’elle dépende des mêmes causes que les flux sanguins qui ont lieu par les voies inférieures.

Les différentes espèces d’hémorrhagies passives dont nous avons rapporté quelcfues exemples dans notre Mémoire sur les maladies chroniques ; offrent un caractère entièrement opposé à celui des hémorrhagies actives. Nul signe de fluxion active du sang sur l’organe qui doit fournir ce fluide ;

point de ces appareils hëmoi’rhagiqnes qui se font sentir dans toute l’économie animale, et qui aboutissent à l’organe en question ; symptômes généraux de faiblesse et de cachexie ^ évacuation da sang absolument passive , et souvent très-abondante si elle n’est pas arrêtée par les remèdes appropriés ; peu ou presque point de soulagement par l’effet de l’écoulement du sang; augmentation au contraire de la faiblesse et du relâchement des organes.

Ces espèces d’hémorrhagies peuvent se présenter dans les circonstances précitées et dans tous les cas d’obstructions froides et lentes de^ viscères , dans l’hydropisie , dans l’état cachectique , ou lorsque le vice scorbutique a agi sur tous les fluides et principalement sur le, sanguin.

Ainsi toutes les causes qui produisent la débilité générale , le relâchement des organes , qui gênent la circulation du sang veineux et qui favorisent le défaut de cohésion de ce fluide , sont les causes propres à produire ces hémorrhagies. Beaucoup d’entre elles peuvent être symptomatiques , et provenir des effets d’une autre maladie chronique ; mais assez souvent la maladie est primitive comme dans le scorbut et toutes les mala-

dies ou domine le principe scorbutique , comme, par exemple , f affect ion rare mais observée quelquefois , connue sous le nom ^affection tachetée hémorrhagi que.

Les hémorrhagies passives, que l’on doit soi-

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gceusement distinguer des actives, puisque les caractères en sont diamétralement opposés ( voyez notre Mémoire ), doivent être combattues par des remèdes essentiellement différens , tels que les toniques, les astringens , les spiritueux, et tous les moyens capables d’augmenter le ton général du système, et de remédier à la faiblesse locale de la partie qui fournit l’écoulement du sang.

Dans ces sortes d’affections, les rapports des chroniques avec les aiguës s’affaiblissent de plus en plus , et le caractère de chronicité y domine d’une manière évidente. L’état asthénique , la débilité générale , la circonstance d’accompagner ou d’être produites par des maladies longues et cachectiques , nul symptôme d’irritation , nulle influence de l’air et des causes prop;ÿes à engendrer les aiguës , marche lente , impression de toutes les causes débilitantes ; telles sont les circonstances qui accompagnent ou qui se réunissent pour la formation de pareilles hémorrh-agies.

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