‹ Nouvelles recherches sur les maladies chroniques, et principalement sur les affections organiques et les maladies héréditairesChapitre 18 sur 36 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

JMaladies organiques Jlbreusesp cartilagineuses et osseuses.

On peul rassembler dans un même ordre les maladies organic[ues qui sont dues à ces différentes transformations des organes, ou à des productions accidentelles d’un caractère fibreux , cartilagineux ou osseux. Ces trois manières d’être des tissus, dans l’état physiologique comme dans l’état pathologique , ne sont que trois degrés de la même organisation ; car les os ne s’ossifient qu’après avoir passé par l’état cartilagineux. Le tissu fibreux est celui qui s’endurcit avec le plus de facilité par l’effet de l’âge , et qui passe facilement à l’état osseux. Même chose s’observe dans l’état pathologique , puisque les médecins qui ont étudié les transformations des organes ont vu que les dégénérescences et productions accidentelles d’un caractère fibreux passaient facilement à l’état carti-

lagineux, et ensuite à Tëtat osseux; ce qui doit faire conclure que ces trois dëgëne'rescences sont efïectivement trois degrés de la même altération , et qu elles doivent figurer dans le même chapitre de maladies organiques.

Ces différentes altérations ne sont point susceptibles ; comme les tuberculeuses et les cancéreuses, de se ramollir et de subir un mode de dissolution qui exerce une influence délétère sur les fonctions, et principalement sur facte de la nutrition ; ce caractère les distingue essentiellement de ces deux ordres de maladies organiques. Leur effet sur les viscères se borne à les comprimer d’une manière mécanique et à gêner leurs fonctions; conséquem-? ment cet effet est d’autant plus grave que les or-s ganes ou ces altérations de tissu se manifestent sont plus essentiels à la vie , et que leur siège est dans des parties du même organe dont l’action est plus nécessaire à Fexercice des fonctions.

Ainsi une transformation fibreuse, cartilagi^ lieuse ou osseuse sera bien plus dangereuse si son siège est dans le cœur, que si elle attaque la ma-? trice. Et dans le cas où elle se manifeste dans le principal agent de la circulation, les conséquences qui en résulteront seront bien plus fâcheuses si la dégénérescence cartilagineuse ou osseuse a lieu dans les valvules semi-lunaires de l’aorte ou de l’artère pulmonaire , ou dans les artères coronaires, que dans les cloisons des ventricules du cœur. Dans ce dernier cas, les fonctions de cet organe

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peuvent continuer sans trouble (i). Dans la première supposition^ au contraire, il faut s’attendre à une dilatation anévrysmale du cœur, à la gêne de la circulation; et ensuite, à mesure cpie le rétrécissement des tubes artériels sera plus considérable, la cessation de cette fonction et la mort en seront le résultat. Si les artères coronaires s’ossifient, il en résulte, d’après le témoignage de beaucoup d’auteurs, l’angine de poitrine, maladie très-grave et presque toujours mortelle.

Les maladies organiques dépendant d’une transformation fibreuse d’un organe sont assez rares ; néanmoins on a vu le testicule passer à l’état fibreux (2). Le docteur Magendie a observé une dégénération fibreuse de la rétine. Les plaies des artères guérissent par une transformation fibreuse de ces tuyaux. Les muscles, après l’amputation, réprouvent, et l’observation l’a fait rencontrer quelquefois dans les piliers du cœur.

Mais les productions fibreuses accidentelles sont bien plus fréquentes] Il peut s’en développer dans divers endroits de l’économie animale. On en a observé dans l’ovaire, dans des adhérences

(1) M. Portai {Anat. méd.y toin. iii, pag. 85) dit qu’on a trouvé des ossifications, meme très-grosses, aux cloisons des ventricules sans qu’il se fût manifesté aucun symplôme de maladie. ( Morgagni , de Sed. et Ccuis. Morhorum ^ etc, Epist. XXV II , 16-20.)

(2) Dietionn. des Sciences méd.j, t. xv, art. Fîbreux, etc.

du péritoine après F inflammation de Cette mem-^' brane, sous Fangle de la mâchoire. Cependant la matrice est l’organe où les corps fibreux se dë\e^ loppent le plus ordinairement (i).

lie caractère qui les distingue des autres tu-^ meurs avec lesquelles on pourrait les confondre, est formé des circonstances suivantes : ces corps varient depuis la grosseur d’un pois jusqu’à celle d’une tête de nouveau-rné | leur forme varie également ; leur couleur est blanche , grise et un peu jaunâtre j ils ont des fibres en faisceaux avec iine direction variable; ils ne sont susceptibles d’aucun ramollissement, et ils n’éprouvent d’autre altération que celle de passer aux états çartilagi-? neux et osseux.

Développées sur la face interne de la matrice ou à la surface péritonéale, en petit nombre et d’un petit volume, ces tumeurs ne produisent am cun symptôme fâcheux ; mais si elles sont nombreuses ou, d’une grosseur considérable, elles amènent un dérangement dans la menstruation , la leucorrhée, un état cachectique et l’hydroplsie.

Il faut remarquer pourtant que de pareilles tumeurs peuvent exister long-temps dans l’utérus à un très-gros volume, sans que les fonctions soient lésées, et sans empêcher qu’une femme ne prolonge sa caïudère assez loin. Bayle ( loc, cit,^

{i) Bayle , Journal de Corvisart , tom. pag. 62. Dicè* des Sciences méd.j loin, vu, arl, Gonps Fibreüx.

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l’apporte Tobservation curieuse d’une demoiselle qui porta pendant plus de cinquante ans, dans la matrice, une pareille tumeur, de la grosseur de la tête d’un nouveau-né , avec pédicule , sans éprouver des symptômes bien pénibles, La tumeur était fîbro-cartilagineuse, et présentait dix points d’ossification.

Il est bien essentiel de distinguer ces sortes de tumeurs du squirrlie, que des auteurs célèbres, tels que Morgagni, Van-Swieten et autres ont confondues, et que l’on confond encore tous les jours dans l’exercice de la médecine. Il les faut aussi distinguer des tubercules, autre dégénérescence bien différente de la fibreuse, que Baillie ( loccit, ) confond avec celle-ci.

Les corps fibreux n’ont de commun avec le squirrbe que la dureté extérieure ; intérieurement une tumeur squirrheuse, au lieu d’avoir des fibres, de présenter une couleur d’un blanc gris ou un peu jaunâtre, est formée d’un tissu lardacé, celluleux, luisant et demi-transparent. Cette tumeur est le premier degré du cancer, et développe à l’intérieur des symptômes propres aux affections cancéreuses. Les corps fibreux pressent seulement les organes d’une manière mécanique , gênent de cette manière leurs fonctions , et n’éprouvent d’autre dégénérescence que la cartilagineuse et l’osseuse.

Nous venons de voir que les dégénérescences cartilagineuses proviennent souvent du passage

de Fétat fibreux au cartilagineux ; d’autres fois elles en sont indépendantes, et elles se forment plus particulièrement dans certains organes. Morgagni (i) a vu une portion du péricarde convertie en cartilage. Selon M. Portai (2) , la plèvre peut le devenir dans une grande étendue. Cette dégénérescence a été trouvée dans le cœur par le professeur Corvisart, dans le cadavre d’un homme qui offrait pendant la vie les symptômes d’un etoufiément violent, avec menace de suffocation au moindre exercice. Le pouls, à peine sensible des deux côtés , était petit, concentré , irrégulièrement intermittent , et comme suspendu pendant deux ou trois pulsations ^ la main sur le cœur le sentait battre avec force. A l’ouverture du cadavre, le cœur était plus volumineux que d’ordinaire; les valvules mitrales cartilagineuses, la pointe de ce viscère, jusqu’à une certaine hauteur, également cartilagineuse dans toute son épaisseur ; les colonnes charnues offi:aient la même dégénéres- Cîence (5). ♦

Bonet (^Sepulchr.) a vu une portion de l’œsophage qui était devenue cartilagineuse. Bailüe

(1) Epist. XXII J n° 10. Celte dégénérescence du péricarde peut être partielle ou générale, comme Font remarcpié Vienssens, Laticisi, Duverney et Sénac. Fbjez Portal , Anatoni. méd.j lom. iii, pag. 24.

(2) LoC. cit.y tom. V, pag. 24.

(5) Malad. du Cceur^ 2® édit., pag, 167,

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rapporte, dans son Anatomie pathologique, qu’on peut rencontrer des excroissances cartilagineuses implantées sur le péritoine, dont les plus grosses sont comme des pois de jardin , qu’elles sont disséminées sur toute la surface de cette membrane, et que leur structure est essentiellement cartilagi^ neuse,

Les membranes qui enYeloppent le foie, la rate et d’autres viscères abdominaux, peuvent aussi pré-* senter cette dégénérescence ; mais la rate est le viscère où l’on remarque j5lus particulièrement cette altération (i). Les testicules ont été égale-^ ment trouvés convertis en cartilage (2).

Parmi les productions cartilagineuses accident telles , celles que Ton a trouvées dans l’articulation du genou et dans la tunique vaginale, sont les plus fréquentes. Les premières ont été observées depuis long-temps , et les autres, dont le mécanisme de formation est à-peu-près le même, ont été observées par Baillie, Laennec et autres auteurs.

La dégénérescence osseuse est bien plus fréquente que celles dont nous venons de paider. Soit qu’on la considère comme le troisième degré de la fibreuse ou des productions accidentelles de même nature, ou bien que l’altération organique

(1) Voyez PoRTAL, loc. cit.y t. v, p. 54'^* — Baillie, /. c., p, 2î I et suiv.

(2) Baillie, pag, 291.

ÏIECHERCHES

devienne, par Teffet de Fâge ou par Tinfluence de quelque cause morbide, d’une nature osseuse sans avoir passé par les autres dégénérescences fibreuses ou cartilagineuses, toujours est- il vrai de dire que cette dégénération se rencontre plus souvent que les autres dans l’économie animale. Il n’est peut-être pas d’organe ou de tissu organique qui ne soit susceptible d’une pareille transformation.

Les auteurs qui se sont occupés de cette branche delà médecine distinguent avec raison cette dégénérescence de l’état de pétrification, qui consiste dans la fixation d’une matière terreuse ou osseuse sur un organe quelconque, sans qu’il y ait ossification. Dans €es sortes de productions osseuses , il y a une espèce de dépôt de cette matière sur son tissu , et elles se manifestent toujours sans avoir passé par l’étaf cartilagineux. Mais pour les effets et la gêne que ces deux altérations produisent dans l’exercice des fonctions, cette distinction est pour ainsi dire inutile , parce que les mêmes phénomènes morbides en sont le produit.

La dégénérescence osseuse est une altération organique dont les effets sont plus fâcheux dans l’économie vivante que ceux des états fibreux et cartilagineux. L’exercice des fonctions en est plus gêné, et quelquefois il devient impossible : la raison en est que ce mode d’altération fait perdre aux organes la souplesse, la sensibilité et la contractilité , propriétés si essentielles pour remplir les fonctions dont ils sont chargés.

L’ossification des cartilages du larynx est un obstacle à leur flexibilité, et la voix devient basse et rauque par cet état pathologique | elle cesserait entièrement si les ligamens qui unissent les cartilages s’ossifiaient aussi. Cette dégénérescence du larynx peut produire l’impossibilité d’avaler, et la mort, s’il faut en croire Balllie (i).

Nous avons vu, en parlant des anévrysmes, que l’ossification des valvules sigmoïdes était la cause de grands désordres dans l’exercice des fonctions vitales. L’état fibreux et cartilagineux du tissu du coeur empêche cet organe de se contracter avec facilité , de chasser le sang avec la force nécessaire, d’où, résultent la faiblesse et la petitesse du pouls , les étouffemens et les désordres qui naissent d’une circulation languissante. Mais l’ossification parfaite de ce viscère ne peut se supposer, comme l’observe Corvisart, parce que la mort devrait arriver nécessairement avant qu’elle fût entièrement formée. Cependant Bartholin a trouvé la moitié du coeur ossifiée; et Bordenave presque tout cet organe (2). L’ossification de la plèvre, lorsqu’elle occupe une certaine étendue de cette membrane, doit être un obstacle au développement des poumons et à l’élévation des côtesw

Parmi les tissus , le système fibreux naturel ou accidentel est celui qui éprouve très-souvent la

(i) Loc, cit.) p. 94.

(*2) Vojcz PoRTAL, p. 82 et 83, t. in,

KÊCIÎEÏICHËS

'ilÀ

dëgénerescence osseuse. Les membranes sëi’eitses sont aussi très-exposëes à rossification. Ainsi la plèvre y le péricarde , le péritoine, rai’achnoïde ont été souvent atteints , en partie ou dans une grande étendue, de cette altération. Les viscères ^ubissent aussi quelquefois cette tiansformation. Nous avons déjà vu que le coeur y était sujet. Les poumons n’en sont pas à labri. Baillie (i) parle d’une portion des poumons ossifiée par Feffet d’une métastase, à la suite d’une amputation d’un membre pelvien dans lequel il s’était développé une grosse tumeur osseuse. Les enveloppes des viscères abdominaux qui deviennent cartilagineuses offrent assez souvent des lames osseuses. Le rein a été trouvé transformé en substance osseuse, ainsi que les testicules (2). La matrice éprouve à son tour une pareille transformation , et une des observations les plus intéressantes à cet égard est celle rapportée par Louis, d’une femme de quarante ans dont les accès hystériques trouvèrent pour ainsi dire leur solution dans le développemeut d’une tumeur dure et Indolente dans le basventre, au-dessus du pubis. Cette femme étant

(j) Pag. 65.

(2) Voyez, dans Baiîlie, une observation curieuse de sarcocèle aux deux testicules, pesant trente-cinq onces, enlevé -par l’opération, où l’on voyait à l’intérieur un grand nombre de points d’ossification. Cette observation est du traducteur, M. Guerbois, pag. 292,

Stm LÈS M'iLiDiÈS CHRÔNIQÜÈS, lyS

iïiorteauboutde vingt-ans d’infirmités; on trouva dans son cadavre la matrice très-volumineuse et comme pétrifiée ; ses parois avaient quatre lignes d’épaisseur; on ne put la casser qu’à coups de marteau. Il arrive assez souvent que les corps fibreux de l’utérus deviennent osseux , et qu’ils présentent quelquefois les trois états de dégénérescence fibreuse , cartilagineuse et osseuse.

L’ossification des tuyaux artériels se rencontre encore assez souvent , et paraît moins dangereuse c[ue If's fonctiono dns Hitères ne sembleraient le .faire croire. On a vu l’ossification des carotides ne produire aucun inconvénient (i). Celle de la crosse de l’aorte doit néanmoins être fort dangereuse. Une maladie très-grave et ordinairement mortelle est le résultat de celle des artères coronaires.

Nous avons dit que les transformations osseuses produisaient des effets morbides plus graves que ceux des deux autres dégénérescences. Il faut ajouter à ceux que nous avons signalés , celui d’irriter par leur forme aiguë les organes soujacens. Ainsi l’ossification irrégulière et pointue de la dure-mère produit des mouvemens convulsifs de toutes les parties du corps , des douleurs habituelles, et quelquefois le délire. Les tumeurs osseuses qui se forment à la base du crâne causent.

(i) Anatom. path. y tom. ii , Transforma-

îions org. , ordre v®, genre v®.

HÊCHEftCHEâ

par leur compression ou leur forme aîgue , un6 irritation violente du système nerveux, lors surtout qu’elles pénètrent dans la substance du cerveau. Les ossifications de la plèvre hérissées d’aspérités ne manquent pas d’irriter le poumon, et de développer dans ce viscère une inflammation aiguë ou chronlcjue plus 'ou moins dangereuse. 11 en est de même des autres ossifications qui se forment dans les autres organes.

Les signes qui annoncent les différentes dégénérescences dont il est question dciiia uc chapitre ne sont pas faciles à saisir ; ils se confondent souvent avec ceux d’autres lésions organiques. Dans d’autres circonstances, il n’en existe point de manifeste , parce que l’on n’observe ces dégénérescences que dans les cadavres et dans les viscères néanmoins très - importans , sans que du vivant des sujets il se soit développé aucun symptôme de pareilles altérations.

Toutefois cjuelques - unes d’entr’ elles offrent des symptômes qui peuvent les faire distinguer d’autres maladies organiques : telles sont les tumeurs fibreuses de la matrice qui se forment à la surface péritonéale ou à l’intérieur de cet organe. Le toucher à la région hypogastrique ou au col “^de la raatfâce , l’irrégularité de la menstruation , un état cachectique , les douleurs aux lombes et aux hanches, la durée du mal et l’absence des signes des affections cancéreuses , feront distinguer ces productions fibreuses des autres affec-

lions utérines, surtout si on compare ces signes distinctifs aux phénomènes morbides qui accompagnent le développement d’autres maladies analogues.

L^état fibreux et cartilagineux du cœur s’annonce par les signes d’une circulation languissante, par le défaut de contraction des ventrlcilles. On aperçoit en ^arell cas un pouls faible et petit ; il se joint à ce signe l’Irrélularité des pulsations et une tendance aux lipothymies ; si les valvules semi-lunaires sont ossifiées , et par conséquent l’orifice des tubes artériels rétréci, les défaillances sont d’autant plus fortes , et la mort plus à craindre, c[ue le rétrécissement est produit par des excroissances mobiles qui peu-^ vent fermer tout d’un coup les orifices de l’aorte ou de l’artère pulmonaire. Quand l’ossification a son siège dans les artères coronaires ; ou dans l’aorte, ou dans les cartilages des côtes, on voit paraître les signes de l’angine de poitrine oü de la sternalgle de M. le professeur Baumes. Douleur vive ou constriction avec angoisse dans la région du sternum , se propageant au côté gauche de la poitrine et au bras. Cette douleur vient par accès; elle se développe par la marche , la montée ou en allant contre le vent. Viennent ensuite les signes du trouble et de la diminution des forces contractiles du coeur ; tendance à la syncope; pouls faible, petit; visage pâle, sueurs froides avec abolition des sens ; enfin tous les si-

BECÎÎERGHE®

gués des forces defaillantes du cœur^ ce qui â fait donner à cette affection le nom de sfncope ' angineuse par le docteur Parry^

Les symptômes caractéristiques des autres dégénérescences organiques n’ont pas été observés avec le même soin ; peut“-ètre sera-t-il toujours très-difficile de les saisir, parce qu’ils sont moins prononcés que ceux du principal #gent de la circulation. En effet , lil battemena/lu cœur et les pulsations artérielles fournissent par leur différente variation des signes plus ou moins sûrs des dégénérescences qui attaquent ce viscère.

Le traitement des maladies organiques résultant des trois espèces de transformât ion dont nous nous sommes occupés , se réduit à des moyens palliatifs, lors surtout que la dégénérescence est arrivée a un certain degré. Ici , comme dans toutes les autres affections organiques , le médecin ne peut remédier aux altérations des tissus; son pouvoir tombe nécessairement devant ces cliangemens extraordinaires, dont les causes et les effets nous sont si souvent inconnus. Ces maladies sont et seront long-temps incurables.

Cependant il faut distinguer des dégénérescences ou productions accidentelles dont il s’agit, les corps fibreux de la matrice, qui , par leur position et leur siège , ne sont pas tout-à-falt hors de la puissance de l’art. Ceux qui ont un pédicule et qui sont situés dans la partie interne de cet organe , peuvent être enlevés au moyen de la ligature*

SUR LES MALADIES CHRONIQUES.' 17g

L’art peut encore debarrasser les individus qui portent dans l’articulation du genou des prôductions fibreuses^ au moyen d’incisions convenables. On re^ médie encore à la cachexie et aux ëpanchemens pro-^ duitspar les corps fibreux, parTusage des amers et des toniques. La saignëe et le repos sont utiles quand ils donnent lieu à des symptômes d^irritation*

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