‹ Nouvelles recherches sur les maladies chroniques, et principalement sur les affections organiques et les maladies héréditairesChapitre 20 sur 36 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Ajfections hydatigénées.

Comme il est quelcpiefois très- difficile de distin-

giier les kystes séreux des hydatides; comme cellesci , ou les poches qui les enveloppent, sont susceptibles d’une dilatation telle qu’elles gênent par une compression mécanique la plupart des viscères qui ont des fonctions importantes à remplir, et que, d’un autre côté, ilrègnebeaucoup de confusion chez les auteurs sur les caractères distinctifs des kystes séreux et des enveloppes hydatiques , on ne peut disconvenir c|u’il n’y ait un grand rapport entre

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ces deux ordres de maladies , et qu’elles ne doivent ^ à raison de ce, marcher les unes à la suite des autres.

Cependant, malgré ces rapports, il existe aussi entr’elles des différences qui ne permettent pas de les confondre ; et grâces aux travaux des hommes qui s’occupent de l’histoire naturelle, les hydatides ont été décrites avec tant de soin , leurs espèces si bien désignées , soit dans l’homme , soit dans les animaux , qu’on ne peut plus , dans l’état actuel de la science , réunir dans une même classe des maladies aussi distinctes^ puisque les hydatides sont des êtres organisés , des corps véritablement étrangers à l’économie animale , qui forment une classe de maux tout-à-fait différente des maladies enkystées.

Ces vers diffèrent néanmoins des autres espèces qui se développent les unes dans le canal alimentaire, et les autres dans certaines cavités du corps, ces dernières n’étant que des larves d’insectes qui y ont été déposées. Cette différence consiste principalement en ce cjue les vers libres dans les cavités qui les recèlent n’adhèrent point aux tissus des organes, peuvent être expulsés par des remèdes appropriés sans qu’il reste aucun vice organique , si on excepte les désordres produits par leur grande quantité ou par une irritation assez forte dans certaines circonstances ; tandis cpie les hydatides ne se forment point dans les cavités , se développent au contraire dans les parties du corps

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les plus cachées , se forment clans les tissus mêmes des organes, y adhèrent d’un© manière intime , et constituent de cette manière de véritables affections organic[ues.

On ne peut plus aujourd’hui partager l’opinion des Ruisch , des Camper, des Litre , des Morgagni, des Lieutaud, et de tant d’autres médecins qui , frappés de la diaphanéité du sac des hydatides et de la lympidité de la sérosité qu’il contient , faisaient dépendre ces sortes de tumeurs, les uns d’une altération des vaisseaux lymphatiques , les autres des follicules glanduleux, d’autres enfin du tissu cellulaire , ou les rapportaient à un changement de nature de l’extrémité des vaisseaux sanguins.

Hartmann et Tyson , à la fin du 1 7® siècle , découvrirent la véritable nature de cette affection

extraordinaire, et les naturalistes, tels que Pallas , Bloch et autres , ont démontré par des caractères non équivoques les rapports des hydatides avec les autres vers , et les différences qui les distinguent des kystes séreux ou d’autres tumeurs analogues.

Cependant certains médecins , ne voulant pas s’en rapporter au témoignage d’autrui , et voulant vérifier par leur propre expérience celle des autres, ont examiné avec soin des hydatides excrétées pendant la vie ou découvertes dans les viscères après la mort , et n’ayant pas trouvé dans leurs recherches, les crochets, les suçoirs, la tête et autres

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caractères des vers décrits j)ar les naturalistes , ont élevé des doutes sur ridentité de caivictère des hydatides de riiomme et de celles des quadrupèdes ; et ils ont été tentés d’en revenir à Topinion des auteurs qui font dépendre ces vers d’une altération des vaisseaux lymphatiques.

Mais des recherches ultérieures ont prouvé cette identité dans certaines circonstances^ et les différences essentielles qui existaient dans d’autres , ce qui a fait admettre plusieurs espèces d’hydatides, reconnues aujourd’hui par les naturalistes et les médecins. Parmi ces espèces il faut distinguer celle décrite avec le plus grand soin par l’illustre Laennec, C|ui semble tenir en même temps et du caractère des kystes séreux et de celui des vésiculaires. Én effets ces vers appelés acépha-locjstes par ce médecin , c’est-à-dire vessies sans tête , n’ont point effectivement cette partie si essen-* tielle à tous les êtres organisés, ni des crochets comme le tænia, ni de suçoir. Ils ne présentent qu’une grande vessie remplie de sérosité, sans qu’on ait pu remarquer dans leur corps du mouvement en les jetant dans l’eau tiède. Cependant leur analogie avec les autres espèces d’hydatides , à raison du siège qu’ils occupent , du rapport de structure et de formes extérieures , les ont fait placer avec raison parmi les autres espèces; et vraisemblablement, avec le temps, on découvrira les mouvemens de contraction observés dans les autres vers.

Les espèces d’hydatides admises aujourd’hui sont le cysticerque ou animal à queue vésiculaire; le polycéphale , dans lequel on rencontre , comme l’indique son nom, plusieurs têtes ; le dytrachicéros, dont le caractère est une corne bifurquèe ; l’èchynococcus, ainsi appelé à cause de ses aspérités et de ses formes rondes ; et l’acéphalocyste , dont nous avons déjà parlée

La troisième et quatrième espèce |dolvent être très-rares, puisqu’elles n’ont été observées que par les auteurs qui les ont décrites. Le polycéphale est plus particulier aux animaux , et se développe d’ordinaire dans la substance même du cerveau des veaux , des bœufs , des moutons, etc., et donne lieu à cette maladie qui afr flige quelquefois ces quadrupèdes, appelée tournis, ' parce quelle fait marcher rapidement les «animaux qui en sont atteints ou en tournant ou ep sautant.

Le cysticerque est.une des espèces les plus communes dans les bêtes à cornes; le foie est l’organe oii on les rencontre le plus fréquemment. Les moutons Cjui ont mangé des herbes humides ou que l’on a fait paître dans des endroits marécageux y sont très-sujets. Cette espèce revêt tous les caractères propres aux hydatides : une tête , une trompe , des crochets, des suçoirs, ensuite une vessie arrondie, remplie de sérosité. C’est sans doule celle-là qui a fait découvrir aux naturalistes le véritable caractère des hvdatides. On a ob-

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sarvé dans les animaux une seconde espèce de cysticercjue c[ue Fon trouve plus communément dans le cochon . Cel le-cl affecte le tissu cellulaire qui unit les faisceaux musculeux^ et constitue la ladrerie, maladie assez familière à cette espèce d’animal. Les naturalistes reconnaissent encore d’autres espèces dans ce même genro^, qui ont été rarement observées , et que Fon a vues pourtant dans le plexus choroïde du cerveau ou dans les ventricules de ce viscère, chez des individus qui avaient succombé à des maladies cérébrales, et particulièrement à des attaques d’apoplexie.

11 résulte de ce court exposé que, parmi les différentes espèces d’hydatldes admises et décrites avec soin par Zeder, Rudolphi, Sutzer et Laennec, le cysticerque et Facéphalocyste sont les plus communes; La première affecte beaucoup plus souvent les animaux , et l’autre se rencontre d’ordinaire chez l’homme- Celle-ci , sur la description de laquelle on doit, sous ce rapport, insister davantage, est, comme nous l’avons déjà observé, d’une structure très-simple, d’une forme arrondie , les parois du sac incolore, Cjuelquefois d’une couleur grise ou verdâtre. Ce sac est rempli d’une sérosité limpide et albumineuse. Leur grosseur varie depuis celle d’un pois jusc|u’à la tête d’un enfant et même davantage ; quelquefois une grosse en contient plusieurs autres qui , en grossissant , se détachent et nagent dans la mère commune. Ces hydatides peuvent se développer dans toutes

les parties du corps, dans tous les organes, et sont pour l’ordinaire renfermées dans un kyste d’une nature fibreuse et quelquefois cartilagineuse. Ce kyste est tapissé à l’intérieur d’une membrane rugueuse et plongé dans le tissu même de l’organe, et ce n’est que par sa rupture que les hydatides peuvent se répandre dans une cavité du corps et être expulsées à l’extérieur.

Si les autres espèces se rencontrent«plus particulièrement dans le cerveau et surtout au plexus choroïde, celle-ci se montre plus fréquemment dans le poumon, le foie, l’utérus, les reins ou dans le tissu cellulaire.

Peut-on distinguer dans le vivant les hydatides des autres maladies organiques? On peut répondre à cette question que s’il est quelquefois extrêmement difficile de distinguer dans le cadavre , ou on peut faire usage de tous les sens , ces vers de certains kystes séreux, combien sera -t- il plus difficile encore de les distinguer pendant la vie , non-seulement de ces sortes de tumeurs enkystées , mais encore d’une infinité d’autres maladies organiqiK^ avec lesquelles ces vers ont des signes qui se confondent entièrement ? En effet , les signes donnés par les auteurs pour distinguer les hydatides des kystes séreux sont assez équivoques , et le deviennent bien davantage pour les acéphalocystes , qui manquent de la plupart des caractères des vers vésiculaires.

Si Ton en croit Baillie (ouvrage cité, pag. 528)

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on peut distinguer les liydatidesdes tumeurs séreu- ^ ses, en ce que les premières flottent isolées, ou bien une large en contient un grand nombre de petites, ou elles sont fixe^ sur ses parois ; tandis que lorsque plusieurs kystes séreux sont unis entr’eux , ils le sont par des surfaces plus larges et ne sont point emboîtés l’un dans l’autre ; et lorsqu’ils se sont formés dans rovaire, comme cela arrire ordinairement , le*s kystes adliérens sont dus au développement des vésicules de cet organe.

Mais Lassus (^Path. chirurg.) prétend que ces kystes emboîtés les uns dans les autres , que des auteurs donnent comme un des caractères des acéphalocystes , ne sont que des kystes séreux. A cela d^a litres répondent ( Bricheteau , Dict, des Sciences méd. , art. Kjste) que de pareilles tumeurs sont adhérentes aux parties voisines , et que c’est là le caractère des kj^stes, puisqu’ils ne sont jamais flottans , tandis que les hydatides nagent souvent par centaines dans la sérosité sans être liées entr’elles et sans adhérer aux parties voisines. Si néanmoins de jeunes acéphalocystes adhèrent quelquefois à leur mère avant de s’en détacher et après avoir grossi, et si M. Cruvei- Ihler admet des kystes séreux flottans, que penser de l’importance de ce signe distinctif?

S’il est difficile de prononcer sur la différence de pareilles poches, les mêmes difficultés se rencontrent au sujet du kyste qui enveloppe nombre d’hvdalides, qui est souvent d’une nature fibreuse

OU fibroso-cartilaglneuse, surtout lorsque son sicge est dans le foie^ ou lorsque, loge dans le tissu cellulaire, il est eiiTeloppé d’une couche de ce tissu et qu’il reçoit des vaisseaux sanguins. Cette enveloppe, qui a tous les caractères des kystes filjreuxv. ou séreux, ne devrait-elle pas figurer parmi les tumeurs enkystées ? Cependant les naturalistes pensent que ce kyste n’est que l’expansion de l’animal et qu’il en fait partie intégrante. Ainsi si dans certaines circonstances, lors sumtout que les caractères distinctifs des vers vésiculaires manquent, il est très-difficile de^ distinguer les hydatides des tumeurs enkystées séreuses , les difficultés vont croissant pour établir dans le vivant les signes qui font connaître la présence de ces vers. Nous pouvons répéter ici ce c[ue nous avons déjà eu l’occasion de dire si souvent au sujet des maladies organiques , qu’il est très - difficile de constater l’existence des hydatides pendant la vie, à moins qu’elles ne soient excrétées en entier ou par lambeaux.

On peut réduire à deux ordres de symptômes ceux que produisent les hydatides dans les viscères : les uns sont l’effet d’une certaine irritation qui trouble leurs fonctions; les autres sont occasionés par la compression des organes , compression qui gène leur jeu, surtout lorsque les hydatides acquièrent un grand développement, comme cela arrive aux acéphalocystes. Lorsque ces vers sont petits et en petit nombre, ils peuvent

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rester loiig-teinps dans le corps humain sans produire des aceidens graves : on les rencontre alors dans les cadavres sans qu’on en ait soupçonne l’existence.

Les symptômes que lès hydatides suscitent chez les sujets qui en portent dans le plexus chol’oïdeou dans lesventiicules du cerveau, ont beaucoup de rapport avec ceux de l’hydrocéphale interne, et les autres affections cérébrales idiopathiques qui se terminent par Tapoplexie ou des convulsions mortelles. Des deux sujets dont parie Brera (^Maladies vermineuses , p. 55) , Fun mourut subitement, et avait dans le cerveau et le plexus choroïde deux grappes très-régulières d’hydatides qu’il appelle vers vésiculaires, et qui étaient une espèce de cysticerque. L’autre portait les

fréquens vertiges , à des tintemens d’oreille et autres symptômes de cette nature.

L’observation rapportée dans le Journal général de Médecine (tom. LU, p. 542 ), et extraite des Transactions médicales, touchant une femme C[ui offrit après sa mort une très-grosse hydatide dans la substance de l’hémisphère droite du cerveau , présente les symptômes suivons : vertiges qui augmentaient par l’exercice et l’inclinaison du corps en avant ; ensuite exacerbations irrégulières, suffusion des yeux, attaques successives qui faisaient perdre la connaissance etc[ui allaient en augmentant. Finalement perte de la vue d’un

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oell^ de l’ouïe, de i’odorat^ peine d’articuler les sons et d’avaler, paralysie du côté droit, et stupeur apoplectique mortelle.

Les symptômes observés par Zeder, chez la jeune personne qui avait douze liydatides dans les ventricules du cerveau, et cju’il appelle écliynococcus, furent des maux de tête, des vertiges, la perte de la mémoire, sensation ^pénible de la lumière. Cette Tdle se heurtait contre les corps environnans , et offrait la plupart des phénomènes morbides de l’hydrocéphale interne.

Lorsque les hydatides attaquent les organes de la poitrine (i), c’est le poumon qui en est le plus communément atteint, et leur excrétion entière ou par lambeaux, opérée par l’expectoration, peut le faire reconnaître; sans quoi la dyspnée, la toux et autres symptômes semblables ne peuvent les faire distinguer des autres affections chroniques du poumon. Leur volume est tel quelquefois qu’ elles produisent une suffocation subite et mortelle. Ceci est confirmé par l’observation de M. Geoffroi, consignée dans \e Journal de Médecine de Corvisart (fructidor an i5), où il s’agit de deux gros kystes placés dans la poitrine , renfermant chacun une hydatide, qui adhéraient au médiastin et aux côtes , et refoulaient le coeur

(i) Le cœur n’est pas à l’aljri des atteintes des hydatides. Morgani {Epist. xxr^ n” i5) a vu ces sortes de vers adhérer à ce viscère.

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et les poumons. Leur compression sur les organes tIioracic|ues avait développé de violens accès de suffocation qui devinrent mortels.

Il n’est pas moins difficile de distinguer les symptômes des liydatides formées dans les viscères abdominaux. Cependant Baillie croit que les signes de leur existence au foie se rapprochent de ceux des calculs biliaires , tels que douleurs au creux de l’estomac , vomissemens fréquens , couleur ictérlque de la peau, etc. Le tact d’une tumeur Irrégulière , moins dure que le squlrrhe , l’absence des autres signes d’affections hépatiques peuvent donner enèore quelque probabilité sur leur existence. D’autres ajoutent à ces signes (Hipp. Cloquet, art. Tljdatides du Dict. des Sciences méd, ) un sentiment de pesanteur ou une douleur aiguë à Fhypochondre droit; quelquefois tumeur apparente avec dyspnée et anxiété ; mais tous ces symptômes peuvent être trompeurs s’ils ne sont pas accompagnés de la sortie de quelqu’un de ces vers par les canaux excrétoires. Nous en dirons de même des hydatides qui ont leur siège aux reins, dont les signes seront toujours équivoques tant que la sortie de quelques-unes d’entre elles n’aura pas lieu par les voies urinaires.

Comme les hydatides ne sont, la plupart du temps, reconnues C[u’après la mort des individus qui en sont atteints , ou lorsqu’elles sont évacuées par quelque voie naturelle pendant le cours des

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ma lad ies Cju’elles enfaoteiil:, la tlierapeutique de ce genre de maladies organiques est encore dans l’enfance. L’expérience est d’un Lien faible secours pour fournir cjuelques préceptes à cet égard. D’ailleurs, ces yers vésiculaires réunis en grand nombre, ou formant par leur développement un volume considérable, produisent une grande gêne dans les fonctions, et leur effet est nécessairement mortel. Tous les secours de l’art sont en pareil cas aussi impuissans que dans les autres maladies organiques.

Cependant , s’il faut en croire Brera ( loc, cit, ), comme ce genre de vers suppose un état asthénique dans l’économie animale, et que les brebis qui paissent dans les endroits bas et humides sont sujettes aux hydatides , et se trouvent bien en paissant sur des endroits secs et élevés , un bon régime, les toniques , les amers et tous les moyens propres à combattre l’asthénie doivent être, d’après les raisonnemens de cet auteur, des secours fort efficaces contre ce genre de maladies.

Parmi le petit nombre de remèdes que l’expérience a fait connaître contre les hydatides on doit distinguer les mercuriels , et principalement le muriate doux de mercure , remède assez puissant contre les affections vermineuses. On trouve dans Y Abrégé des Transactions philosophiques une’observation de Johnson, d’une femme qui cracha à plusieurs reprises des hydatides , et fit usage de l’oximel sCillitique et du mercure doux. Cette

femme ayant recouvré la santé, on attribua les honneurs de la guérison à ce sel mercuriel. Le même remède parut rétablir une autre femme dont l’observation , puisée dans le même recueil , se rapporte à l’expectoration de trente-cinq liydatides qui venaient rompues, et dont la grosseur yarialt depuis celle d’un pois jusqu’à celle d’un oeuf.

Il est parlé dans le Journal général de Médecine (tom. LVI, pag. i68) d’un homme qui, pendant un traitement mercuriel contre une ancienne gonorrhée assez mal traitée, rendit, après avoir éprouvé des symptômes de dépérissement et d’affection des reins qui faisaient craindre une issue funeste , dix - sept hydatides qui rétablirent la liberté du canal de l’urèthre; leur sortie , d’ailleurs , fut suivie de la disparition de tous les symptômes de sa maladie. Le rédacteur de cette observation est tenté d’attribuer l’excrétion de ces vers à l’usage du mercure. Enfin le célèbre professeur de Montpellier, M. Baumes, rapporte dans ses ^7^7^aZcv cliniques (tom. II) j)lusieursfaits ou l’on voit que l’usage du muriate de mercure a procuré la guérison de maladies produites parles hydatides. Parmi ces faits se trouve une observation intéressante d’une hémoptysie avec une affection grave du poumon , qui céda à l’usage de ce sel mercuriel. Ce remède , employé avec une heureuse haixliesse , fit cesser tous les symptômes graves et avant-coureurs de la phthisie pulmo-

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tialre, en suscitant rëvacuation.cles vers vésiculaires qui en étaient la cause.

Ces observations doivent suffire sans doute pour encourager les médecins dans l’usage de ce remède, dans les cas où la sortie des liydatides fera reconnaître ces vers comme cause essentielle de certaines maladies organiques.

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