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le retard des nœuds du mariage autant V|ue pôV^ sible , afio que rabsorption de la semence aug»= mente Fenergie du système , et rende la crise de la puberté plus salutaire.
Enfin J comme F inaction est la cause qui favorise toutes les maladies lentes ^ mais principalement les affections dues au vice scrofuleux ^ Fexercice sera aussi le meilleur moyen pour empêcher le développement des maladies héréditaires. Nous avons déjà parlé de celui qui convient à Fenfance. Le mouvement, de quelque nature cju’il soit, fait toujours du bien. On commence par l’exercice qui secoue le moins la machine., tel que la gestation, pour en venir ensuite à ceux qui , plus rudes et plus pénibles, excitent fortement la transpiration, secouent tous les viscères, leur impriment une force tonique ainsi qu’à la fibre et à toutes parties animales. L’équitation , les voyages sur mer ont, selon le témoignage de beaucoup d^auteurs, prévenu des maux héréditaires très-graves. La course, la chasse , les jeux de paume, de mail , la natation , exercent singulièrement les membres , vî leur donnent un degré de ton qui se répète sur tout l’ensemble de l’économie animale.
Tels sont les moyens hygiéniques les plus ellicaces pour prévenir les mauvais effets du vice scrofuleux. On pourra se borner à leur emploi , si la constitution en est suffisamment fortifiée, et s’il ne se manifeste aucun symptôme de l’existence de ce vice. Mais si , malgré leur usage, le sujet est faible
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tel kngulssaiit , si le tissu des solides est dans iid état de laxitë pathologique, et s’il existe Fensembie ou une partie des signes qui décèlent la diathèse scrofuleuse , il faut en venir alors aux remèdes piv)prement dits , et faire choix de ceux que l’expérience et l’autorité des bons praticiens ont désignés comme les meilleurs anti-scrofuleux» Cette classe est nombreuse sans doute > et cela prouve ici , comme dans beaucoup d’autres cas pathologiques , qu’on n’a pas encore trouxé de véritable spécifique , et que chaque praticien a prôné ceux auxquels son expérience ou la préven** tion ont accordé le plus de vertu.
Les meilleurs remèdes contre ce vice sont tous les excitans du système lymphatique, qui, comme nous l’avons dit dans notre Mémoire sur le^ Maladies chroniques ^ produisent des secousses fébriles , activent la circulation du sang et augmentent l’énergie des vaisseaux absorbans. Parmi ces moyens , les eaux minérales sulfureuses et martiales , les mercuriaux ^combinés avec les antiscorbutiques , selon la méthode de M. le docteur Portai , les préparations antimoniales , la combinaison des amers avec les alcalis , comme l’élixir de Peirhyle , l’extrait de grande ciguë , l’eau de mer, le quinquina, et l’eau de chaux à laquelle des succès dans les maladies lymphatiques nous ont fait accorder une confiance particulière ; voilà à-peu-près les anti-scrofuleux les plus efficaces pour enrayer l’action de ce vice et combattre ses
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CiTets sur Fcconomie animale. Ces remèdes suscî-* teiit des fièvres factices qui produisent un effet semblable à celui de la puberté. On peut allumer aussi pareilles fièvres par Fimpression du bain froid, auquel on fait succéder les moyens qui favorisent le mouvement du centre à la périphérie ^ pour imiter celui qui a lieu dans Fétat fébrile*
Ces divers remèdes conviennent particulièrement dans Fenfance , où Fétat atonique du système fait moins redouter Firritation et Fappareil inflammatoire. Passé cette époque et après Page de la puberté, ils doivent être administrés avec plus de précaution, parce que la fibre moins lâche, une plus grande activité du système artériel doivent faire craindre la phlogose et la dégénérescence des tumeurs scrofuleuses qui existent dans les viscères. Ils doivent être' modifiés et combinés avec les terapérans , qui en corrigent Factivité et s’opposent à leur action trop excitante.
11 faut encore placer parmi les anti-scrofuleux les plus salutaires , les exutoires dont le lieu d’application variera suivant Fâge. Les vésicatoires à la nuque, derrière les oreilles , sur le cuir chevelu , et le séton à la nuque, procureront des évacuations sé reuses que la nature suscite chez les scrofuleux avant l’époque de la puberté. Après celle-ci , le vice scrofuleux, agissant plus particulièrement sur la poitrine , parce que les mouvemens vitaux sont dirigés vers cette cavité , les exutoires seront plus avantageusement placés aux bras ou aux parois
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llioraclques. A l’âge mûr^ l’aciion vitale chaiigeant encore de direction^ et portant, ainsi que les effets morbides cjui suivent cette direction^ sur les viscères abdominaux , ce sera sur les membres inférieurs que l’application des exutoires devra être faite.