‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 12 sur 47 · Milanesi, Le lettere, p · texte numérisé non relu

Milanesi, Le lettere, p

3. Milanesi, Le lettere, p. 314-315; cf. p. 312. — On se souvient du pieux sonnet adressé par Michel-Ange à Ludovico Beccadelli et consacré à la mémoire de son « garzone ». Le texte donné par M. Frey (Dichtungen, p. 248) présente d'importantes variantes avec celui qui a été publié par le petit-neveu de l'auteur. On se demanderait volontiers si le premier éditeur n'avait pas sous les yeux un manuscrit autre que ceux qui ont été utilisés par le professeur berlinois.

paraissait prochaine et qui reçut le nom de son père, Francesco l. Le vieux tuteur prit au grand sérieux ce mandat, comme il faisait de tout ce dont il se chargeait. Il plaça au « Monte délia Fede » de Florence l'argent que lui avait laissé Urbino2, et dès lors il administra jusqu'à sa mort, de concert avec les co-tuteurs de Casteldurante, les affaires des enfants et de la veuve du serviteur si vivement regretté3.

Aux documents déjà nombreux qui attestaient l'entier dévouement du grand vieillard et la médiocre reconnaissance de Cornelia Colonelli, la lettre qui m'a été communiquée vient s'ajouter, et ce n'est pas la moins intéressante de celles qui nous renseignent sur les relations entre Michel-Ange et la veuve d'Urbino.

Environ quatre ans après la mort d'Urbino, il s'était produit un fait qui, sans nul doute, déplut au « padrone4 ». Le 10 jan-

1. Gotti, op. cit., t. II, p. 138; cf. t. I, p. 338. — Sur les portraits des enfants d'Urbino attribués à Michel-Ange et acquis par Guidubaldo Délia Rovere, duc d'Urbino, en 1557, cf. Thode, M. A. Kritische Vntersuchungen, t. II, p. 350.

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