IV. Le sculpteur Pietro Torrigiano et Marguerite d'Autriche
De cette lettre de 1531 nous remontons maintenant à un document dont le bénéficiaire est le triste héros d'une disgrâce subie par le grand artiste au temps de sa jeunesse et de ses premières études florentines.
Le 21 novembre 1913, M. Claude Cochin communiquait à l'Académie des inscriptions et belles-lettres2, en son propre nom et au nom de M. Bruchet, archiviste du Nord, d'importants documents conservés à Lille et qui depuis ont été publiés avec un très grand soin3.
A la page 29 de l'opuscule de MM. Cochin et Bruchet se trouve une lettre de Marguerite d'Autriche, datée de Bruges et du 26 avril 1510, ordonnant à ses trésoriers de payer trente philippus d'or « à maistre Pierre Tourrisan, tailleur et composeur de figures et ymaiges,... en considération, recompense et pour son sallaire d'estre venu de la ville d'Anvers en la ville de Bruxelles, par nostre ordonnance, pour recoller et rejoindre le col de la figure de Madame Marie d'Angleterre nostre niepce, qui avoit lors esté rompu, et depuis, par nostredicte ordonnance, estre venus des ladicte ville d'Anvers en ceste ville de Bruges pour communiquer avec nous d'aucunes choses, mesmes de certaines sepul-