‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 2 sur 47 · Voy. ci-dessous, Appendice IV · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessous, Appendice IV

6. Le florentin Benvenuto Délia Volpaia écrivait de Rome à Michel-Ange, le 26 novembre suivant [1531], que le bruit du départ de Mini était arrivé jusqu'à Clément VII ; que lui, Benvenuto, avait assuré au pape que Mini s'était absenté pour rompre une liaison (per lasciare qualche conversazione) et qu'il serait absent un mois seulement; que ceux qui avaient écrit cela à Rome étaient des malveillants et des envieux; et il ajoutait que le pape lui avait ensuite demandé des détails sur la Léda, « dont il a appris de Florence beaucoup de choses ». Frey, Sammlung, p. 312-313; cf. Gotti, op. cit., vol. 1, p. 211.

7. Selon Paul Mantz, qui s'appuie sur l'autorité de Vasari (éd. cit., vol. V,

Léda, — « un quadrone da sala », un grand tableau de salon, dit Ascanio Condivi1, — « una tavola », dit Vasari, c'est-à-dire un tableau peint sur bois2, — est également pesante et, en outre, délicate à transporter, parce qu'elle est peinte à la détrempe (a tempera). Vers la fin de novembre 1531, l'enthousiaste voyageur est à Barberino di Mugello, non loin de Florence, où il ne trouve ni son voiturier, qu'il comptait y rejoindre, ni aucun renseignement sur la route où ont été dirigées ses caisses3. Le 1er décembre, il est arrivé à Bologne, où, dans une lettre à Michel-Ange, il se plaint des nombreux ennuis qu'il a subis chemin faisant, par la faute surtout du « traître de voiturier » qui lui a donné un mulet rétif; il est inquiet du sort de ses caisses, dont il ne sait encore rien, et il prie instamment son correspondant d'aller aux nouvelles et de tirer Fafiaire au clair4.

Quelques jours après, nouvelle lettre, datée de Plaisance : « Je me félicite fort de la résolution que j'ai prise d'aller trouver le Roi [François Ier]. Certains Florentins qui viennent de la cour m'ont dit que le peintre Rosso est devenu très riche et qu'en outre il a été pourvu de pensions que le roi lui a données5; que

p. 131), Benedetto avait travaillé dans l'atelier de Giovannantonio Sogliani (Gazette des beaux-arts, 1876, t. I, p. 156).

1. Vita di Michelagnolo Buonarroti, raccolta per Ascanio Condivi de la Ripa Transone (Roma, 1553, petit in-4°), fol. 32 r°.

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