‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 30 sur 47 · Le sens de ces derniers mots n'est pas très sûr · texte numérisé non relu

Le sens de ces derniers mots n'est pas très sûr

5. « Qui y sont puissants, influents »; ou : « qui y séjournent ».

6. Sur la maison lyonnaise des Sartini ou Sertini, cf. Picot, p. 76 et 101. — En juillet 1542, Thomas « Sertini, natif de Florence, habitant de Lyon », obtenait des lettres de naturalité (Catal. des actes de François Ier, t. VI, p. 679, n° 22454). Un acte du 6 août 1543 nous apprend que l'importation de l'alun en France lui avait été concédée pour dix ans, à lui et à son compatriote Albizzo Del Bene {ibid., t. IV, p. 180, n° 12355. Cf. ibid., t. IV, p. 597, n» 13787, et t. VII, p. 374, n° 26120). — La Bibliothèque nationale de Paris possède trois quittances (datées du 29 janvier 1564 au 25 octobre 1566) délivrées par un parent, peut-être un fils de Tommaso, « Louis Sertin », qui est, dans les deux premières, qualifié de « marchant florentin, bourgeois de Paris, procureur de noble homme François Delbene, gentilhomme servant du roy », et, dans la troisième, de « bancquier, bourgeois de Paris, procureur de noble damoiselle Lucresse Cavalcanti, veufve de feu noble homme Albisse Delbene, conseillier du roy et gênerai de ses finances hors de ce royaulme » (Pièces orig., vol. 2695, dossier Sertin, pièces 2-4). — Il est encore nommé dans une quittance délivrée par « dame Lucresse Cavalcanti » le 27 mai 1575 {ibid., pièce 5).

7. Le Saint Sébastien de Fra' Bartolommeo Délia Porta, peint vers la fin de 1511, lors du retour de l'artiste à Florence, « où on lui avait plusieurs fois reproché malicieusement de ne pas savoir faire les nus. 11 voulut donc se mettre lui-même à l'épreuve et montrer par son travail qu'il était aussi capable que personne de tout excellent travail en son art. C'est alors qu'il fit un tableau représentant un saint Sébastien nu, d'un coloris très semblable à la chair, d'un doux visage et d'une beauté corporelle correspondante au personnage, qui lui valut, de la part des artistes, des éloges infinis. On raconte que cette figure étant exposée dans l'église [de San Marco], les moines constatèrent par les confessions que des dames avaient péché en la regardant, par suite de la char-

en donna 300 écus d'or, et qu'il n'y eut jamais aucun seigneur qui s'en délectât autant que fait ce roi, et que toutes acourfait de même, de sorte qu'ils ne pensent à autre chose qu'à acheter des peintures et des sculptures, Et votre « tondo » , que vous fîtes pour Angelo Doni 1 , a été acheté plus de 200 écus par Antonio Gondi, qui pense en tirer un grand trésor, de sorte que je crois que, de toute façon, je me

mante et lascive représentation de la vie que le talent de Fra' Bartolommeo avait su y réaliser. Le tableau fut alors enlevé de l'église par les moines qui le mirent dans la salle du chapitre, où il ne resta pas longtemps, car Giovanbattista Délia Palla en lit l'acquisition et l'envoya au roi de France. » (Vasari, Vite, éd. citée, t. IV, p. 188.) — Le Saint Sébastien disparut des collections royales à une date qui n'a pu encore être précisée. Mariette l'identifiait avec un tableau possédé par Antoine Crozat et qui passa ensuite chez l'un de ses fils, Louis-Antoine, baron de Thiers. Mais, en 1844, Benjamin Alaffre, de Toulouse, affirma qu'il l'avait retrouvé et qu'il avait été vendu à son père, sous la Révolution, avec deux autres tableaux provenant également de la chapelle d'une des maisons royales des environs de Paris. Voy. Vincenzo Marchese, Memorie dei più insigni pittori, scultori e archittetti domenicani, vol. II (2e éd., Firenze, 1854, in-12), p. 100, note. — En tout cas, Cassiano Del Pozzo, qui visita le château de Fontainebleau en 1625, ne le cite pas dans sa description de la Galerie des peintures. (Eugène Muntz et Emile Molinier, Le château de Fontainebleau au XVIIe siècle d'après des documents inédits, p. 268, dans les Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France (Paris, 1886, in-8°.) — On sait qu'aujourd'hui le Musée du Louvre possède deux tableaux de Fra' Bartolommeo, Y Annonciation, datée de 1515, et une Sainte Famille, exécutée probablement en 1511. Voy. Seymour de Ricci, Description raisonnée des peintures du Louvre. I : Écoles étrangères. Italie et Espagne (Paris, 1913, in-8°), p. 15-16. — La partie supérieure du Saint Sébastien, très mutilée, est aujourd'hui au Musée de Stuttgart. Une copie ancienne se trouvait autrefois à la cathédrale de Besançon et est, — ou était, il y a quelques années, — chez le marquis de Terrier-Santans. Cf. F. Knapp, Fra' Bartolommeo délia Porta und die Schule von San Marco (Halle a. S., 1913, in-4°), p. 120 et suiv.

1. Le célèbre « tondo » exécuté en 1505 ou 1506 pour Agnolo Doni et qui est aujourd'hui placé dans la Tribune du Musée des Offices. M. Thode se demande sur quel document a bien pu se fonder Herman Grimm (Leben Michelangelos, 13e éd., 1. 1, Berlin et Stuttgart, 1907, in-8°, p. 215) pour affirmer que « trente ans plus tard le tableau de Michel-Ange fut revendu pour 220 écus (sic), que l'acheteur espérait en tirer bien davantage, et que, de Lyon, où ce marché avait alors été conclu, le tableau devait être revenu à Florence ». Grimm a simplement résumé la lettre de Mini d'après la publication fautive de Daelli. — Ce tableau (sur lequel on peut voir Vasari, Vite, éd. citée, t. VII, p. 158-159) dut être offert en vente à François Ier ; il serait intéressant de connaître les raisons qui empêchèrent le roi de l'acquérir; peut-être lui en demanda-t-on un prix exorbitant. — C'était probablement pour remplacer le « tondo » qu'Agnolo Doni commanda à Fra' Bartolommeo une Notre-Dame qui fut mise comme tableau d'autel dans la chapelle privée dudit Doni (Vasari, t. IV, p. 183).

ferai quelque bon capital. Cet art est arrivé ici à si grande renommée, que le peintre Rosso, à ce que j'ai entendu dire par beaucoup de gens qui l'ont vu de leurs yeux, chevauche avec de nombreux serviteurs et avec des couvertures de soie, comme un grand seigneur, et que Giovanfrancesco ' a, lui aussi, touché le but. Si Dieu veut, je verrai bientôt de mes yeux toutes les merveilles que chacun répète ici partout, et surtout que le roi s'y entend très bien, à ce que l'on dit. Je ne dirai rien d'autre, sinon que, si vous pouvez m'écrire deux lignes, j'en aurai tant de plaisir que personne là-haut2 ne me pourrait m'en faire autant, et que, quoi que ce soit, rien ne pourrait m'être aussi agréable. J'ai eu beaucoup d'ennui d'avoir écrit un nombre infini de fois et de n'avoir jamais eu [de réponse], sinon de Papi [m'annonçant] que les caisses sont à bon port. Je me recommande à vous un nombre infini de fois. Nous avons eu ici tant de neige, qu'il y a très longtemps qu'il n'avait autant neigé.

Votre Antonio di Berna[r]do Mini, à Lyon.

(Au verso :) A honorable homme messire Michel-Ange, [fils] de Lodovico Buonarotti [sic), à Florence.

IV. Lettre de Cornelia Colonelli à Leonardo Buonarroti. (Casteldurante, 12 avril 1564.)

Mag[nifi]co S[igno]r Leonardo patron mio osser[vandissi]mo.

Questa mia serà per condolermi con V. S. de la gran perdita che tutti nui altri habiamo fatta de la bona memoria de messer Michelangelo, al quale io in particulare ero obligatissima, per havermi sempre a me usato tanta cortesia, e più per bavere dato a Francesco mio primo marito quanto hanno al mondo hora dui sui e miei figlioli. Non lo posso consolar altrimente, senon con dirli che la fama sua mai in eterno murirà, e dovemo anchora pensare indubitatamente che lui sia connumerato fra li altri elletti del grande Dio, havendo sempre in questo mondo operato bene. Dequesto nonli dirô altro. Portando io quello amore a miei figlioli che sogliano portare le amorevoli madré (sic), m'è parso dirli anchora per questa mia che la felice memoria de messer Michelangelo rescosse il testamento fatto per

Page 1