Au Musée du Louvre
3. Le portrait de Jeanne d'Aragon, femme d'Ascanio Colonna, connétable (et non vice-roi) du royaume de Naples; au Musée du Louvre.
4. Le tombeau de Louis XII, œuvre de Jean Juste (Giovanni de' Giusti, originaire de Florence). Cf. A. de Montaiglon, La famille des Juste en France, dans la Gazette des beaux-arts, 1875, t. II, p. 517 et suiv.
5. Gotti, Vita, vol. II, p. 58; cf., à propos de ces tableaux, l'envieuse lettre adressée par Sebastiano del Piombo à Michel-Ange en juillet 1518, lettre où il traite Raphaël de « prince de la synagogue ». (Ibid., vol. I, p. 130).
6. Agostino Dini joua un certain rôle pendant le siège de 1529-1530 et la révolution qui suivit. En 1527, il était de ceux qui entouraient le gonfalonier Niccolô Capponi lors du soulèvement en faveur des Médicis (B. Varchi, Opère, éd. cit., t. II, p. 104, col. 2). Il fut des Dix le 10 décembre 1528 (ibid., p. 199, col. 1), et des Seigneurs le 19 août 1529 (p. 239, col. 1). Élu capitaine extraordinaire à Pistoia en 1529, il abandonna la ville avec un peu trop de hâte (p. 295, col. 2). A la fin de mars 1531, il se laissa nommer l'un des vingt-quatre « accoppiatori » institués par le nouveau régime (p. 387, col. 2); puis, ce qui était plus grave, l'un des douze réformateurs (p. 395, col. 2). En cela, il aurait
Strozzi, à Giambattista Délia Palla, et par ce dernier à François Ier. Comme le David de Bury, elle est aujourd'hui perdue, après avoir longtemps décoré à Fontainebleau, où le P. Dan l'admirait encore en 1642, la cour de la Fontaine, puis sous Henri II, le jardin de l'Étang détruit en 1731 *.
Cette même année 1529 donna à Délia Palla le plus grand espoir .qu'il eût peut-être jamais eu d'attirer Michel-Ange à la cour de François Ier. La lettre adressée de Venise, le 25 septembre 1529, par le sculpteur à l'agent du roi en Italie est bien connue de tous les historiens. Elle raconte, d'une manière romanesque et assez suspecte, sa fuite de Florence. Il suffira ici d'en rappeler les premières phrases : « Je suis parti de Florence2, comme je crois que vous le savez, pour aller en France. Arrivé à Venise, je me suis informé de la route, et l'on m'a dit qu'en partant d'ici, on doit passer en pays allemand et que c'est un voyage dangereux et difficile. J'ai donc pensé à vous demander, au cas où cela vous plairait, si vous êtes encore disposé à faire le voyage, et je vous prie de m'en aviser et de me dire si vous voulez que je vous attende; et nous irons de compagnie...3 ». Je crains bien que Michel-Ange n'ait jamais pensé un mot de ce qu'il écrit à son compatriote, et celui-ci, si d'abord il y ajouta foi, ne persista pas longtemps dans son erreur. Michel-Ange avait déjà été et fut toujours effrayé par les grands troubles politiques dont il était le témoin bien involontaire, et même par de moins graves dangers.
suivi les conseils de Niccolô Capponi lui-même, si l'on en croit Bernardo Segni (Storie florentine, Milano, 1805, in-8°, t. I, p. 177). Le duc Alexandre de Médicis le récompensa de son attitude en le nommant sénateur en 1532; il était né le 23 octobre 1463 et mourut le 9 mai 1548 (Giuseppe Manni, Série de' senatori florentini, Firenze, 1722, petit in-4°, p. 36). — Benedetto Busini a porté sur lui un jugement sévère (dans Varchi, Opère, t. If, p. 34, col. 2). — C'était sans doute un parent d'un des amis de Michel-Ange et de Sebastiano del Piombo, le capitaine « Cuoio », dont le nom patronymique était Dini (G. Milanesi, Le lettere, p. 446), et qui fut tué le jour de la prise de Rome, 7 mai 1527 (Alfonso Corradi, Gian Barlolomeo Gattinara ed il sacco di Roma del 1527, Torino, 1892, in-8°, p. 16; extr. des Atti délia R. Accademia délie Scienze di Torino, vol. XXVII).
1. A. de Montaiglon, loc. cit., p. 230-231; — Frey, M. A. B. Quellen und Forschuwjen zu seiner Geschichte und Kunst, t. I (Berlin, 1907, in-8°), p. 103 et suiv.