‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 45 sur 47 · Saint-Martin-ès-Aires · texte numérisé non relu

Saint-Martin-ès-Aires

pour quelques mois occupé par le pape Paul III ; mais s'il lui reste ensuite « quelque espace de vie », il s'ingéniera à réaliser ce qu'il a désiré faire depuis longtemps pour le prince, c'est-à-dire une œuvre de marbre, une de bronze, une de peinture4. « Et si la mort interrompt ce mien désir et que l'on puisse encore sculpter ou peindre dans l'autre vie, je ne manquerai pas de penser à votre Majesté là où l'on ne vieillit plus2. » Michel- Ange vieillit encore longtemps sur la terre, puisqu'il survécut plus de seize ans à François Ier ; mais les peintures de la chapelle Pauline et les travaux de Saint-Pierre absorbèrent toute son activité jusqu'au jour de sa mort (18 février 1564). C'est en vain que Catherine de Médicis, à la suite du tragique tournoi qui fit d'elle une jeune douairière, lui écrivit de Blois la belle lettre du 14 novembre 1559 3. L'artiste, il est vrai, revenant alors plus volontiers aux souvenirs de son adolescence florentine, ne crut pas pouvoir opposer, à une parente de ce Laurent qui avait été son premier protecteur, l'excuse de son âge; mais il était trop tard. La statue fut cependant commencée sous ses yeux par Daniele Ricciarelli de Volterra ; le cheval fut même fondu peu après la mort de Michel- Ange. Mais la fatalité voulait que la maison de France ne pût posséder une œuvre du maître expressément faite pour elle. Le monument resta inachevé. Le cheval, apporté en France, fut utilisé pour la statue élevée en 1630 à Louis XIII sur la Place Royale et qui fut détruite en H93\

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