Milanesi, Le lettere, p
2. Voy. la Gazette des Beaux-arts, lre série, t. XII (1862), p. 483.
3. Le texte original italien de cette lettre a été publié par Gotti (Vita, vol. I, p. 349-350), qui a aussi donné une seconde lettre de Catherine de Médicis à Michel-Ange, datée d'Orléans, 30 octobre 1560, ainsi que d'autres lettres de Roberto Strozzi, de Bartolommeo Del Bene et de Diomede Leoni relatives à la même affaire (vol. II, p. 144-148).
4. A. de Montaiglon, travail cité, p. 291-292; — le même, Notice sur l'ancienne statue équestre, ouvrage de Daniello Ricciarelli et de Biard fils, élevée à Louis XIII, en 1639, au milieu de la place Royale, à Paris (Paris, 1851, in-8°) ; dernière édition, P., 1876, in-8°. — Aux documents publiés par Gotti et Montaiglon sur la statue équestre de Henri II, il faut ajouter les deux suivants, publiés par H. de La Ferrière dans le t. II des Lettres de Catherine de Médicis (Paris, 1885, in-4°, p. 193 et n. 2). On lit, dans une lettre de Henri Clutin, sieur de Villeparisis, à Catherine de Médicis, lettre datée de Rome, 31 mai 1664 : « Or, Madame, quant à la statue dont Michel ange avoit pris charge et dressé les portraictz et desseings, elle est en bonne main et d'ung homme qui entend tresbien telles besongnes. Il est vray que, s'estant trompé au poix du bronze et en ayant demandé beaucoup moins qu'il ne luy en falloit, ce faute, comme il dict, d'avoir bien projecté son cas en cire auparavant, cela
Il reste peu de chose à ajouter pour être, je crois, tout à fait complet sur le sujet que nous traitons ici brièvement. Ce sont deux hypothèses qui ne m'inspirent qu'assez peu de confiance. M. de Montaiglon suppose, avec une réserve dont il lui faut tenir compte, que la statue de Y Apollon portant la main à son carquois*. exécutée en 1529-1530, pendant le siège de Florence, fut « peut-être le modèle ou plutôt l'origine première du grand Apollon de bronze qui a été ramené du parc de Saint-Cloud au Louvre depuis la guerre. Bien que celui-ci ne semble pouvoir être, par le travail, de la main de Michel-Ange, le motif si particulier du geste du bras peut faire penser qu'il y a quelque connexité entre les deux statues et que la seconde doit quelque chose à la première2 ». Et, de son côté, M. Henry Thode, parlant du dessin au crayon représentant le Sacrifice d'Isaac et conservé à la Casa Buonarroti, s'exprime ainsi : « Y avait-il quelque désir de nous inconnu, auquel Michel- Ange s'était efforcé de répondre par ce dessin, ou bien ce dessin devait-il faire le profit de quelque peintre favorisé? Il serait possible qu'il eût été inspiré, pour l'établissement du sujet, par la commission qu'en 1530 Giambattista Délia Palla, déjà en relations d'amitié avec lui, procura à Andréa del Sarto. Le Sacrifice d'Abraham, que celui-ci exécutait alors et qui est aujourd'hui conservé dans la Galerie de Dresde, était destiné à François Ier, auquel il ne parvint pas : Filippo Strozzi en fit plus tard l'acquisition. C'est précisément à cette époque, et non pas, comme le pense M. Berenson, dans la dernière période, que je dois transporter l'esquisse. Andréa l'a-t-il
sera cause qu'il y courera quelque temps davantaige; car il fault faire venir ledict bronze de Venise pour le plus près. Aussi[tost] icelluy arrivé, tout le reste est en bons termes, et se trouvera ladicte statue fort somptueuse et magnilicque. Je croy que ce sera faict pour la my aoust ou environ, et le seigneur Robert Strozzy et moy ne serons paresseux à la solliciter. » (Bibl. nat., ms. n° 16039 du fonds français, fol. 15 v°; orig.) Et, dans une lettre à Villeparisis, Lyon, 20 — et non 15 — juin 1564, la reine-mère s'exprime en ces termes : «... Et m'avez au reste faict fort grand plaisir de solliciter la statue que je faiz faire à Rome, laquelle je désire tant de veoir achevée que je vous prye encores de rechef, Mons1- de Villeparisis, d'y voulloir tousjours tenir la main, la faisant avancer le plus que vous sera possible, d'aultant que j'ay entendu par Annibal Rucellay, qui est icy, que celluy qui la faict est fort subgect à l'apoplexie, et si cella luy reprenoyt une foys et qu'il mourust, il m'a dict qu'il ne restoyt homme en la chrestienté qui peust exécuter ce desseing là; au moyen de quoy je vous prye de y veiller le plus songneusement que vous pourrez... » (Ibid., fol. 22.)