‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 6 sur 47 · Frey, Sammlung, p · texte numérisé non relu

Frey, Sammlung, p

2. M. le commandeur Guido Biagi, directeur de la Bibliothèque Médicéo- Laurentienne de Florence, nous contera sans doute quelque jour cette incroyable histoire.

3. Dans une lettre du miniaturiste puis architecte Stefano di Tommaso

ront me donner les circonstances et mes amis... Si vous voyez Papi [Tedaldi], dites-lui que j'en sais trop et que je suis étonné qu'il ait tant tardé à m'envoyer cette peinture; et suffit. Je ne veux pas en dire davantage; mais, en temps voulu, je montrerai que je ne voudrais pas en savoir tant... Sachez 'que j'aurai à faire trois Léda d'après le carton ; on m'en a déjà plusieurs fois parlé ; il y a tant de gens qui en sont désireux ! Mais je les satisferai aux dépens de leur bourse. Le jeune homme que j'ai emmené avec moi [Benedetto Del Bene] a peur que je ne le congédie. Je pense en faire venir un autre... » Et l'imprudent ajoute qu'il a déjà pris avec lui un tout jeune garçon, comme élève 1 . . .

La lettre suivante (Lyon, 8 mai 1532) commence à nous révéler les désillusions de Mini. Il est allé deux fois à la cour. Il a passé, dans chacun de ses deux voyages, deux mois à Paris, en tout quatre mois. « Et j'y ai vu, — dit-il, — et touché du doigt que les Français ne se plaisent qu'à être à table, à l'exception du Roi. Qui veut obtenir quelque chose du Roi doit prendre la peine de suivre la cour et de faire vivement le courtisan2... On comptait sur de grandes merveilles, et il n'y a rien de vrai. Les deux tableaux, que j'avais transportés ici à si grands frais en

Lunetti à Michel-Ange, écrite de Florence, 16 novembre 1531, il est dit que « monna Margherita a été à la maison et a payé huit ducats de location ; elle m'en a montré la quittance, bien en règle; et, pour ne pas se tromper dans le compte, elle a été dans la boutique du droguiste (in botega dallo ispetiale) et elle a compté l'argent en présence de deux personnes... » (Frey, Sammlung, p. 333). — D'autre part, dans une lettre adressée de Rome à Michel-Ange (à Florence) par Bartolommeo Angiolini, le 12 juillet 1533, on lit : « Envoyez [c'est-à-dire remettez] les lettres à Bonifazio Fazzi ou à Andréa Chelli, à Porzantamaria, ail' insemgnia delV Amgiolo e Tubbia... » (Frey, Die Dichtungen, p. 515). — Il ne semble pas qu'il soit question, dans les deux passages, de la même boutique. La première devait être voisine de l'un des ateliers que Michel-Ange avait loués pour en faire des dépôts de marbres; la seconde était celle que convoitait Mini. — Quant à Bonifazio Fazzi, qui habitait le même quartier que Michel-Ange (Santa Croce), il était en relations d'affaires avec l'artiste au moins depuis 1506 (Gotti, op. cit., vol. II, p. 51; cf. B. Varchi, op. et vol. cit., p. 515).

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