‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 7 sur 47 · Frey, Sammlung, p · texte numérisé non relu

Frey, Sammlung, p

2. M. Frey, comme il lui arrive trop souvent, n'a rien compris à ce texte et l'a imprimé d'une manière inintelligible : « ed o visto e tocho ho mano, he Frazesi no siddetano se none di stare a tavola (e) dare in fuora; e chi vuole nulla dare, bisongnia... ». Il faut lire : « fc]he' Fra[n]zesi non si ditet[t]ano se non(e) di stare a tavola, da[l| Re in fuora; e chi vole nulla da[l] Re, biso(n)gn(i)a... ».

vingt-trois journées, sont à Paris chez Buonaccorsi, et je n'ai rien pu en obtenir. Le Roi a quitté Paris pour un grand voyage ; d'un an il n'y sera de retour. Pensez maintenant quel espoir je puis avoir 1 ! »

Une note de Francesco Tedaldi, rédigée le 1er juillet 15492, nous apprend qu'au mois d'août 1532, Mini avait été à Nantes, où François Ier séjourna en effet du 13 au 30 3 . N'ayant probablement pas pu obtenir d'audience grâce aux menées secrètes de ses prétendus amis florentins de Lyon, il avait déposé chez Giuliano Buonaccorsi les deux Léda, celle de Michel- Ange et celle de Benedetto Del Bene. Le naïf « garzone » était, cette fois, définitivement pris au piège que lui avaient tendu ses compatriotes.

Dans sa lettre du 8 mai, dont je viens de citer une partie, il raconte que, dès son retour à Lyon, il tomba malade : « angnio », comme il écrit en son patois (enflure de l'aine), fièvre et, de plus, forte gale. Suites, dit-il, de ses chevauchées incessantes et de ses déceptions. « Quelle erreur énorme j'ai commise en quittant un homme dans la maison duquel je ne méritais pas de vivre ! » Et il nous apprend que Tedaldi est parvenu à lui faire contracter des dettes. « Dans huit jours, je m'en irai à Paris. J'y resterai quelques années. Je pense, si je suis en bonne santé, aller en Flandre. Si je n'avais été malade, je serais maintenant à Anvers; il y a plusieurs mois que j'avais résolu d'y aller, mais il m'a fallu venir ici pour payer Tedaldi. Tedaldi est payé. Mes allées et venues me coûtent 300 écus. Si je vous disais tout, vous seriez étonné des grosses dépenses que l'on fait ici... » Il se plaint ensuite du « dipintore » qu'il a laissé à Lyon4. S'agit-il du « giovanetto » qu'il avait pris à son service en cette ville, ou de Benedetto Del Bene? On ne peut le dire à coup sûr, bien que ce soit plutôt du premier. Ce qui est certain, c'est que Mini, qui voyait tout en rose, voit maintenant tout en noir. C'est un homme tombé du plus haut de ses espérances. On sent qu'il est perdu.

Ici s'arrête cette correspondance. Mais nous savons par ailleurs que, pris dans les filets de ses compatriotes de Florence,

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