DEUXIÈME PARTIE
Qiie!9tio]i«$ noiiv€*lles ou huv l€*^^c^^leIlc*s lo Congrès <lo 1867 ii’a rien spécifié.
[. XOMENCI.ATÜIU: DES ORGANES.
On peut demander si nous avons bien fait de ne pas parler de la désignation des organes dans un recueil sur la nomenclature. Notre silence, on 1867, a tenu beaucoup au désir de ne pas prolonger ou compliquer les discussions dans une assemblée temporaire, comme celle d’un congrès. J’ai réfléchi ensuite à la question lorsque j’ai rédigé mon volume sur la Pi lytarj rapine.
Il m’a paru alors que la plupart des soi-disant noms d’organes sont des fermes, c’est-à-dire des expressions pour indiquer brièvement l’état de certaines parties d’une plante. Assurément une cellule, le tissu cellulaire, la racine, les feuilles, etc., sont de véritables organes, auxquels on est obligé de donner des noms, et pour chacun de ces organes, tout le monde doit reconnaître qu’il est avantageux de conserver le premier nom donné, à moins de motifs péremptoires. On peut — et on doit, cerne semble — appliquer aces noms les règles reconnues utiles pour ceux de groupes. Mais beaucoup d’autres soi-disant noms représentent des états particuliers des organes, tenant à leur âge ou à leurs combinaisons dans telle ou telle partie de la plante. Lorsque des états successifs ou combinaisons se rencontrent souvent, on trouve un grand avantage à les désigner par un terme qui remplace une phrase. Ainsi, au lieu de dire les cellules de la surface, on dit V épiderme; au lieu de lobes articulés d’une feuille.
Q UE S'riOXS N O U VE 1 . L ES .
011 (\S.t folioles ; lieu de leiülles rapprochées sur Textrémité d’un rameau, on dit fieiir. Quand on descend jusque dans des cas plus spéciaux, comme certaines couches de tissu cellulaire, certains rameaux qui ont motivé des termes d’iiitloresceiices, certains fruits de structure, consistance ou déhiscence particulières, on voit bien que les mots imaginés pour les décrire ne sont pas nécessaires et qu’on peut souvent s’en passer. Il en est de cela comme des adjectifs pour exprimer les formes, consistances, dispositions, etc. Or les termes ne rentrent pas dans la nomenclature. Ce sont des expressions facultatives, plus ou moins commodes et plus ou moins nécessaires.
Les organes proprement dits sont les seuls objets déterminés comparables à une espèce, un genre, une famille. Il faut bien leur donner des noms, et rien n’est plus simple que de soumettre ces noms aux lois fondamentales de la nomenclature des groupes. Les termes, au contraire, sont du domaine de la Phytographie, et les règles principales à leur appliquer sont ; I" de ne pas les multiplier inutilement ; 2^" de ne pas les changer, à moins de raisons très évidentes.
C’est dans cet esprit que j’ai proposé, à la page 191 delà Phytographie, l’emploi de huit règles, faciles à appliquer, au moyen desquelles ou rapprocherait la nomenclature des oi’ganes proprement dits et la terminologie des prétendus organes de ce qui se pratique dans la nomenclature des groupes et dans remploi des termes appliqués aux descriptions de caractères. Je renvoie à l’ouvrage pour l’énoiicé de ces règles. Kelativemeut au recueil des lois de la nomenclature, elles peuvent se résumer, comme une sorte d’appendice, en disant : Les articles 1 à 6, 59, 60 (n. I-3j, 67 et 68, sont applicables aux noms et termes concernant les organes ou modilications d’organes.