‹ Nouvelles satiresChapitre 36 sur 39 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

EXTRAIT

De l'Annuaire historique de Lesur pour 1S31

Depuis juillet 1830^ de nombreux émissaires s'é^ talent employés à développer les germes de mécontentement qui s'étaient amassés en Italie pendant ces quinze dernières années. Une conspiration avait été formée contre les gouvernements établis ; si Ton peut appeler conspiration Tentreprise dont tout le monde est complice par son approbation , sinon par sa coopération. Elle devait éclater sur plusieurs pointa et avoir pour résultats l'union et Tin dépendance de l'Italie... Cependant la conspiration italienne avait peu de chances de succès , si l'Autriche pouvait agir contre elle. Les conspirateurs, et c'étaient les hommes les plus éclairés, avaient la confiance que le gouvernement français forcerait l'Autriche à l'inaction , et

que 868 principes , bautemeDt proclamés sur la nonintervention dans les différends entre les princes et les peuples, recevraient dans cette circonstance une entière confirmation. Les Italiens déclarèrent même qu'ils se soulevaient d'après les assurances conforme» d'un ministre français (M. de Latour-Maubourg ^ ambassadeur à Rome , qui depuis déclara qu'il n'avait donné aucune assurance officielle).

La conspiration se manifesta en premier lieu à Modène, le 5 février 1831. Ce jour-là, une troupe de jeunes gens s'assembla en armes dans la maison du négociant Menotti , qui était à la tête du complot , pour convenir de leurs derniers arrangements. La police fit entourer la maison par des forces militaires. Les conjurés barricadèrent les portes , tirèrent par les fenêtres et se défendirent vigoureusement. Des canons furent amenés sur la place , la maison fut presque démolie et l'on fit trente prisonniers parmi lesquels était MenoUû On pouvait croire le complot échoué ; mais la conspiration tramée dans les États pontificaux , ayant eu un succès complet à Bologne , la contagion de l'exemple , la certitude d'un appui , rendirent le courage aux libéraux de Modèoe qui excitèrent alors un mouvement populaire plus général... Le duc, après avoir nommé une régence, se retira à Mantoue , emmenant avec lui le malheureux Menotti. Les insurgés triomphaient, la régence prit la fuite et un gouvernement provisoire fut établi.

L'exemple de Bologne, de Modène et de Reggio,

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