L'AUTOMNE
Le souffle de rAutomne a flétri la feuillëe
Où les oiseaux cachaient leurs discrètes amoui'S :
Le rossignol muet sur la branche effeuillée
Ne dit plus les chansons qu'il chantait aux beaux jours.
L*aquilon fait gémir la forêt dépouillée, Les ruisseaux dans la plaine ont suspendu leur cours ; Plus de chants dans les bois, de fleurs dans la vallée, Les nids abandonnés pendent aux vieilles toui*s.
C'est ainsi que toujours les amères soufl&^ances Flétrissent nos plaisire, les douces espérances Et les illusions des rêves d'autrefois I
Et nos cœura pleins de deuil où la douleur habite Soût tidstes comme un nid que la tempête agite, Comme les prés^ sans fleure, les bocages sans voix.
Arthur Globenski,