‹ Nouvelles soirées canadiennesChapitre 51 sur 90 · L'AUTOMNE · texte numérisé non relu

L'AUTOMNE

Le souffle de rAutomne a flétri la feuillëe

Où les oiseaux cachaient leurs discrètes amoui'S :

Le rossignol muet sur la branche effeuillée

Ne dit plus les chansons qu'il chantait aux beaux jours.

L*aquilon fait gémir la forêt dépouillée, Les ruisseaux dans la plaine ont suspendu leur cours ; Plus de chants dans les bois, de fleurs dans la vallée, Les nids abandonnés pendent aux vieilles toui*s.

C'est ainsi que toujours les amères soufl&^ances Flétrissent nos plaisire, les douces espérances Et les illusions des rêves d'autrefois I

Et nos cœura pleins de deuil où la douleur habite Soût tidstes comme un nid que la tempête agite, Comme les prés^ sans fleure, les bocages sans voix.

Arthur Globenski,

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