PREMIÈRE OBSERVATION
M. Artoul, rue des frères, n° , était atteint depuis long temps d’une dartre rongeante à la jambe gauche. Celle dartre faisait journellement des progrès, son aspect était hideux, des croûtes affreuses la couvraient, une sanie dégoûtante en découlait avec abondance. — Déjà cette maladie envahissait la cuisse. Les médicainens usités contre ces sortes de maladies avaient échoué , d’habiles médecins avaient donné des soins au malade : la dartre, au lieu de diminuer, ne faisait que prendre de l accroissement.
C’est ainsi que M. Artoul se présenta à ma consultation. Je lui conseillai les pilules de Mi Morison, qu’il prit immédiatement. Chaque jour il en prenait une nouvelle dose, et, de temps en temps, se présentait chez moi. Chaque fois j’observais un progrès vers la guérison : la sanie devenait plus abondante, la plaie se circonscrivait, les chairs devenaient plus vermeilles ; enfin , après un usage continu pendant trois mois, le malheureux Artoul fut rendu à la santé et à ses occupations.
La dartre avait disparu.