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POUR LES MALADES

et nécessaire du lieu résonnent, de temps en temps, des voix qu'on entend de loin.

C'est dans le calme extérieur de ces choses qu'habitent ensemble la souffrance, la bonté et le dévouement. Dieu répartit ainsi les épreuves et les bienfaits. Aux uns. Il envoie la maladie; aux autres, Il commande de les soulager, de payer de leurs fatigues et de leurs veilles une guérison qui vient quelquefois tard ou l'adoucissement des angoisses de l'agonie. Mal physique ou mal moral, nous sommes tous atteints. Plusieurs de nous se souviennent que leur plus douce amitié, peut être un profond et véritable amour, est né dans un jour de tristesse et de souffrance.

C'est là une œuvre secrète des lendemains qu'il faut attendre et dans lesquels il faut espérer en songeant que

(( Dieu rend tout ce qu'il enlève

« C'est là son miracle éternel et divin. ))

ii^

Les jours se suivent . . .

Et ne se ressemblent pas. A travers mes persiennes par où le jour filtrait, je vis, ce matinlà, que le temps serait beau. Et je refis le programme de ma journée : un peu de ménage, lire, écrire, coudre, et à cinq heures étrenner un chapeau pour aller prendre le thé.

Et va la pensée . . .

Il m'est arrivé, comme à tout le monde, d'avoir à me plaindre de la vie et, sous le reflet sombre de certains événements, de renier mes croyances au bonheur. L'existence finissait en ces jours de bouleversement moral. Plus d'attrait, plus rien !

Avec un haussement d'épaules, je me demandai si vraiment j'avais été assez sotte pour me rendre là. Mon cœur ne bat ni trop vite ni trop lentement, j'ai un foyer et une famille,

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