LIVRE X
que de ceindre an diadème que je redoute et que je hais. D'après cet aveu, Métius, juge si tes instances sont vaines : elles m'affligent ; épargne -les-moi. Viens reposer dans ma cabane , non pas auprès de ton roi , mais auprès de ton ami ; demain , aa lever de l'aurore , tu retourneras dire aux Romains que , s'ils aiment encore Numa , ils le lui prouvent en lui laisgant son heureuse obscurité.
En disant ces mots , il sort de la chaumière de Zoroastre. 'Anais le rappelle en vain : pour la première fois , Numa ne répondit point à sa voix. Les ambassadeurs désolés allèrent passer la nuit dans sa nouvelle cabane; Camille, après avoir long-temps déferxdu contre Anais le parti que prenait Numa, alla se livrer au sommeil à côté de son cher Léo ; Zoroastre et sa fille restèrent ensemble, pour méditer l'exé^ pution d'un projet important-
PIS DO DIXIÈME LITAl«