‹ Numa PompiliusChapitre 125 sur 131 · LIVRE XII. 3iy · texte numérisé non relu

LIVRE XII. 3iy

augmentent , s'il est possible, le sentiment qui les unit; la conquête du bouciier d'or ajoute à leur félicité. Ils rentrent dans Rome aux premiers rayons du jour , et vont attendre Ifi réveil du roi pour lui présenter le bouclier sacré.

Quels furent les transports de N-uma I il ne peut ni les contenir ni les exprimer. Il embrasse mille fois Léo , il est aux genoux.de Camille : Que ne vous dois-je pas, leur dit -il ; vous sauvez mon trône et ma gloire ? Ah ! mon trône est à vous , ainsi que mon cœur; c'est à vous de régner sur Rome comme vous régnez sur jXuma.

Il assemble aussitôt son peuple pour lui montrer le bouclier sacré , pour l'instruire de ce qu'a fait Le'o. Il le déclare sur-le-champ général des troupes romaines. A l'instant oùmilie acclamations confirment ce digne choix , les sentinelles d^s rtinpavts annoncent l'armée des Marscs.

Astor, le jeune Astor, a trompé l'ennemi: il a remonté le Tibre, qu'il a passé vers sa source; et, par une marche savante, il arrive sous les murs de Rome, du côté de l'Étrurie, le seul dont les assiégeans ne sont pas maîtres.

Numa fait ouvrir ses portes, et court audevant de ses alliés. Astor entre dans la ville

J^o NUMA POMPILirS.

à la tète (le dix mille liomifees : il n'a pas pius tôt aperçu le roi , que , s'avançant à sa rencontre, il va lui jurer obéissance et amitié. Le roi l'embrasse avec tendresse ; le peuple pousse des cris de joie. Tandis que Numa conduit Astor dans son palais, cbaque citoyen s'empresse de recevoir un guerrier marse et de le traiter comme un frère.

Cependant Hersilie et Aulon , furieuï d'avoir vu cette armée de l'autre côté du Tibre entrer paisiblement dans Rome sans qu'ils aient pu troubler sa marche, honteux, humiliés qu'un seul guerrier soit venu leur ravir, à l'un son bouclier , à l'autre sa hache , Hergilie et Aulon , pressés par un égal désir de vengeance, veulent donner l'assaut, et crient à la fois : Aux armes ! Les Volsques , les Hirpins , les Campaniens , les "Rutules , les Yestins , obéissent. Toutes les troupes sortent du camp , se forment par bataillons ,- et , portant de longues échelles , marchent vers les remparts , précédés de baiistes et de catapultes.

î^'uma , instruit de cette attaque, ne s'cSraic pas du péril. Aussi tranquille au moment d'un combat que lorsqu'il sacrille aux dieux, il ordonne à Léo de sortir dans la plaine à la lètc des Romains : Astor reçoit les mcmc» ordres.

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