‹ Numa PompiliusChapitre 25 sur 131 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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Roi de Kome , ajouteat-ils en s'adressant à Romulus, nous le demandons pour chef : nous serons invincibles sous lui comme nous l'étions sous son père ; qu il nous commande , et qu'il s'appelle Pompiiius, nous te répondons de la victoire.

Oui , mes braves amis , s'écrie le vieux Tatius qui arrive dans cet instant, il vous commandera sans doute , et je aferai témoin de ses exploits. Je viens combattre avec lui , avec vous , mes vieux compagnons , qui me reconnaissez peut-être encore. Nous allons nous revoir au champ d honneur : votre roi vient faire avec vous sa dernière campagne ; si la force lui manque , vous le porterez dans vos bras.

A ces mots des cris de joie se font entendre de tous les braves Sabins, Ils entourent , ils pressent leur vieux monarque ; ils baisent ses habits et ses mains : O le meilleur des rois , disent-ils, oui, nous défendrons vos jours, nous vous couvrirons de nos corps 1 Eh I qui rendrait heureux nos enfans> si vous nous étiez enlevé ? Venez , venez apprendre aii fils de Pompiiius à imiter son digne père : nous nous chargeons d'apprendre à tous les peuples comment on aime les bons rois.

Tatins leur répond par ses larmes : il tend

les bvas à ses vieux amis; il les serre contre son sein , en leur rappelant leurs exploits , en leur demandant pour INuma le même amour qu'ils ont montré pour lui. Rom.ulus , Romulus lui-même est ému de ce spectacle ; il proclame sur-le-champ Numa Pompilius commandant des légions sabines. Mille acclamations se mêlent aux trompettes; et la fièi-e Hersiiie, qui combat toujours avec les Sabins , se félicite en secret d'avoir choisi cette place.

L'armée était prête à se mettre en marche, Romulus allait donner le signal , Tatius chargeait le prudent Messala de rendre la justice pendant son absence , lorsqu'une foule de femmes , d'enfans , de vieillards désolés poussaut des cris plaintifs, élevant lei rs bras ver» le ciel , vient re précipiter aîix pieds de Tatius :

Eh quoi I vous nous abandonnez î quoi I nous avons deux rois qai devraient être nos pères ; et tous deux nous laissent orphelins ' Que Romulus s'éloigne de nos murs , nous sommes accoutumés à son absence : mais vous , vous, notre bon Tatius, qui nous aimtz^ qui restez toujours parmi nous , pourijuoi nous quitter aujourd'hui ? Et qui nous rendra la justice ? qui nous consolera dans nos peines ? qui nous soulagera dans nos maux? V^ou* le

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