‹ Numa PompiliusChapitre 28 sur 131 · LIVRE Ul · texte numérisé non relu

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la lièie Iltasilie , armée, comme Pallas , belle <;(»mme l'éT»oiise ùe \ iik-ain. Sou casque étincclant porte pour cimier l'aigle romaine; un carquois d'or brille sur son épaule; dans ^es nuiins est l'arc de Pandare , qu'Énée apporta en Italie , et qui fut transmis à son petit-fils Romulus. Le sage Brutus, ce chef d'une maison de héros, conduit le char de la princesse; et l'amoureux Numa lui envie cette place. Numa, toujours les yeux sur Hersilie, marche à côté de.son char. Sa beauté ne le cède point à celle de l'amazone ; mais l'habitude des armes donne à l'amazone un air plus guerrier. Tels Apollon et sa sœur Diane parcourent en armes les montagnes de Cjnthc; tous deux sont également redoutables; tous deux éblouissent les yeux : mais la fille de Latone conserve un air d'audace et de fierté qui n'est point empreint sur le doux visage de son frère.

L'armée s'avance d'un pas rapide vers les bords du Liris et les campagnes. d'Auxence. C'est là qu'elle devait se joindre avec les troupes du roi de Capoue : mais il lallait traverser le pavs des Herniques. Romulus envoie des hérauts leur demander le passage^ Le roi des Bernique le refrise :

Je ne suis l'allié , dit-il , nLdes Marses ni des Romains. Si l'armée de vos ennemis mar-

7© >UMA POxMPILlUS.

chait vers Rome , je ne soufirirais pas que son chemin fût abrégé en passant par mes États : je dois de même vous interdire cette route. Je crois garder la justice en gardant la neutralité.

Romulus frémit de colère en entendant cette réponse. Imprudent roi , s'écrie-t-il , tu connaîtras combien il est dangereux de ne pas se déclarer entre deux ennemis puissans. Dès au- / jourd'hui tu deviens celui du vainqueur.

Forcé cependant de différer sa vengeance, et de prendre un long détour pour gagner les frontières des Marses, il va franchir les montaignesdesSimbruins, oùl'Anio prend sa source.

Cette longue et pénible marche fatigue l'armée, mais elle est utile aux nouveaux guerriers dont Romulus l'a grossie. Numa , surtout le jeune Numa, fait un dur apprentissage du noble métier qu'il commence. Instruit par des maitres aussi habiles que les Sabins, enflammé par son amour et par la présence d'Hersilie, Numa,, aux dernières journées, a déjà l'expérience d'un vieux guerrier. Sans avoir encore combattu, il sait comment il feint combattre j et son ccurage bouillant, qui brûle de se signaler aux veux d'Hersilie , attend avec transport la vue des ennemis.

Enfin l'on arrive sur les bords du Livis , deuve qui sépare les Marses des Éques et des

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