‹ Numa PompiliusChapitre 32 sur 131 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Les MiTses assemblés veulent nommer un général. La discorde se met parmi eux. On de'cidc que celui des prétendans qui rompra un peuplier sera élu. Le jeune Léo demeure vainqueur, et cède le, commandement à un vieillard. L'armée se met en marche : elle rencontre les Romains. Dispositions de Romulus. Humanité de Nusia : il ofire un sacrifice h Cérès, et délivre ses prisonniers. Cërès fait tomber à ses pieds le bouclier A>"cile. Le'o attaque pendant la nuit le camp des Romains ; il l'embrase, l'inonde de sang, et renverse Romulua.

(cependant les Marses , assemblés dans la forêt sacrée de Marrubie , espéraient encore la paix , mais se préparaient à la guerre. Le sénat de vieillards qui gouverne ce peuple libre a déjà député vers ses alliés pour demander du secours : déjà la jeunesse a pris les armes ; vingt mille guerriers , l'arc ou la massue à la main , attendent impatiemment le retour des ambassadeurs.

Bientôt on les voit arriver , la tête baissée , l'air sombre, s'avancant lentement au milieu de l'assemblée. On les entoure , on les interroge, on les presse de répondre. Préparei; vos

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massues! s'écrient-ils; Romulus a choisi la flèche ; il campe déjà sur nos terres ; il a osé nous parler du joug. A ce mot, un cri d'indignation se fait entendre; l'armée en fureur demande à marcher à l'instant même. Les vieillards répriment ce transport ; ils veulent attendre l'arrivée des alliés , et nommer un général digne d'être opposé au roi de Rome.

Plusieurs guerriers se présentent pour obtenir cet honneur. Parmi eux se distinguent le vaillant Aulon , qui desceadait de Cacus, et qui , au lieu d'cpée et de javelot, portait une hache énorme qu'aucun Marse ne pouvait soulever; Penthce, également adroit de l'une et de l'autre main , et qui comptait parmi ses aïeux l'infortuné Marsyas, le père du peuple marse; Liger, dont la vitesse surpassait celle des cerfs , et qui n'avait d'autres armes que des disques de fer tranchant qu'il lançait avec tant d'adresse, que leur coup était toujours mortel; et le jeune Astor, l'aimable disciple d'Apollon-, dont l'immense bouclier, terminé par trois longues pointes , se plantait dans la t( rre ; et, derrière ce rempart de fer, l'adroit Astor tirait des flèches que le dieu de Délos lui apprit à lancer. Ces fiers prétendans se lèvent en demandant à commander. Les soldats , qui les estiment et les chérissent égale-

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