‹ Numa PompiliusChapitre 66 sur 131 · LIVRE yi. i · texte numérisé non relu

LIVRE yi. i

soutien , de lui tenir lieu de frère. Hélas ! j'avais espéré qu'elle t'appellerait dun autre nom : dès le premier instant où je te vis, j'avais formé le projet de te donner Tatia , de te placer sur mon trône , de vieillir entre vous deux , sans autre dignité que celle de votre père. Douce illusion , trop tôt détruite , et qui rendrait mon sort tranquille , si elle m'abusait encoi-e ! Ah ! du moins , ne refuse pas ma prière ; prends pitié d'un vieillard mourant , qui fiit ton parent , ton ami , l'ami de Tullus et de ton pèi'e. Numa, j'embrasse tes genoux; sois le défenseur de ma fille ; promets-moi de sauver ses^ jours , de veiller. . . .

Je vous jure , interrompt Numa fondant en. larmes, et je prends les mânes de ma mère et celles de Tullus pour garans de mon serment , je vous jure d'exécuter votre volonté première , de devenir l'époux de Tatia , de vivre , de mourir pour elle , de partager tous ses périls , et de détester à jamais la famille de votre meurtrier.

J'en étais sûr! lui répond Tatius avec ua transport de joie. Embrasse-iDoi , vertueux jeune homme : je compte sur ta foi; je meurs content.

Il dit, sei-re Numa, et expire. Numa s'évanouit sur son coips.

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