‹ Numa PompiliusChapitre 83 sur 131 · AIMAS TA MKRE , PENSE À ELLE , ET FLECHE · texte numérisé non relu

AIMAS TA MKRE , PENSE À ELLE , ET FLECHE

ICI. Ensuite, fermant ma chaumière, que je laissai sous la garde des nymphes , et abandonlant mon troupeau , je sortis de ces montagnes ; il je portai mes pas , malgré moi , vers la capi- 'ale des Yestius,

Arrivé dans Cingilie, j'appris que la belle ■^. mille, après avoir résisté long-temps à son )ère, s'était enfin déterminée à prendre pour jpoux le roi de Salente , et qu'elle s'était emjarquée avec les ambassadeurs de ce prince, frappé de cette nouvelle , comme si je n'avais pas dû m'y attendre , je regagne précipitamment l'Apennin. Errant çà et là sans tenir de voûte fixe , j'arrive à l'armée des Marses à l'instant où l'on allait élire un général. La vue de «;ette armée m'inspira l'amour de la gloire , je résolus de périr ou de devenir un héros. Je my présentai pour disputer le commandement : un hasard heureux me le donna. Tu sais comment j'ai fait la guerre , et tu vois quel en est le prix. Léo finit là son récit. Pendant le temps qu'il avait parlé , Numa était resté immobile , ks yeux attachés sur lui. Tous les sentimens que le héros marse exprimait passaient dans l'âme du héros sabin : lorsque Léo peignait ses premières années et les détails de sa tendresse pour 6a mère , un doux sourire embellissait le

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