‹ Numa PompiliusChapitre 87 sur 131 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

NuMA et Léo sont reçus chez le vieillard : ils admirent sa fille Anais, et quittent à regret celle cabane. Léo revoit son ancienne cliaumière. Il retrouve Camille. Transports de ces deux amans. Camille raconte ses aventures. Elle devient l'épouse de Léo. Ils partent avec IN'uma pour retourner chez le vieillard. Numa sauve Anaïs et son père des mains des brigands. Il est blessé. Histoire de Zoroastre. Léo reconnaît son père.

rStJMA retrouve bientôt son ami, et lui raconte ce c£u'il a vu. Il guide ses pas vers la cabane; ils arrivent, frappent à la porte. La jeune bergère vient ouvrir , et les regarde avec inquiétude. Rassurez-vous, lui dit Léo, nous sommes des hommes de paix : daignez nous donner l'hospitalité; demain, au lever de l'aurore , nous reprendrons notre route , après avoir remercié les dieux de votre bienfait.

A ces mots la jeune fille marche devant eux pour les annoncer à son père. Il était au fond cie la cabane , assis sur un lit de natte , tenant dans ses mains la quenouille et les fuseaux

Suma. ig

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que sa fille venait de quitter. Quelques sièges grossiers , une table mal assurée , des vases de bois pendus par leur anse à côté d'une Irra d'ébène , telles étaient toutes les richesses de cette humble demeure.

A peine le vieillard aperçoit les voyageurs, qu'il se lève , vient au-devant d'eux , et les invite à se reposer. Anaîs , dit-il à sa ûUe, fais tiédir de l'eau, prépare pour nos hôtes ce que nous avons de meilleur. La modeste Anaîs lui obéit; elle ranime le feu du foyer, va chercher un vase d'airain , le remplit d'eau , et court au verg'er, tandis que la flamme environne le vase.

Anaîs reparaît bientôt , portaut des raisias , des olives , d'autres fruits , un rayon de miel , et des fleurs : elle les entremêle sur la table avec les fruits , va chercher des tasses de hêtre, remplit un vase d'argile d'un vin qui n'est pas vieux; et versant l'eau tiède dans un grand bassin de bois , elle le piésente à son père. Le vieillard, malgré le refus, malgré les instances des voyageurs , leur lave luimême les pieds; ensuite il s'assied à table avec eux.

L'émotion que ressentaient les deux héros leur laissait à peine la liberté de remercier le vieillard. Numa , toujours les veux sur Anaîs ,

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