AïT.K.n.A.rAAAIHN. Tète laurée deGallien
Rf. AnOAAQNIATON , à l’exergue Aï.©P.KO. L’empereur debout, appuyé sur une haste, dans un temple octostyle. Æ. 12 1/2. ( Cabinet de France et Mus. brit., Mionnet, Lycie, n° 1 1 .)
12. Même tète. R[. AnOAAOMATftN. A l’exergue, ©PA. KO A. Fleuve couché. Æ. 10. (Mus. Brit. et ma collection.)
L’attribution de ces trois médailles ne souffre aucune difficulté. Les lettres Aï. ©P. KO., qui avaient beaucoup embarrassé les numismatistes du siècle dernier, sont expliquées par les inscriptions d’Apollonia. C’est à Borrell que l’on doit la restitution de ces médailles à leur véritable patrie.
APOLLONIA LYCLE.
Je crois avoir démontré que les médailles à la légende AiroXXwvisércdv Auxiwv appartiennent à Apollonia Mordiæum. L’existence d’une Apollonia en Lycie ne reposait que sur ces médailles et sur le passage obscur d’Etienne de Byzance, AïwiXùmac, vÿjooç Ttp'ot; vn Auxta; mais l’inscription que j’ai publiée plus haut(Voy. Pamphylie, art. Isinda) l’établit
d'une manière positive. La seule médaille qu’on peut attribuer à cette ville avec certitude, est la suivante :
Buste d’Apollon, de face, la tète radiée, la main droite posée transversalement et élevée.
Rf. AI10 . AYKIïiN. Carquois et arc. Æ. 1 1/2.
(Seslini, Mus. Hederv., Mionnet, Suppl., Lycie, n" 13.)
La représentation au droit de cette petite médaille est singulière, et m’inspire, je l’avoue, quelque défiance, ainsi que l’absence du carré creux au revers. Cependant la tète d’Apollon de face se trouve aussi sur les monnaies de Patava. Ces petits bronzes de la confédération lycicnne sont assez communs, mais très difficiles à rencontrer dans un état de conservation, qui ne laisse aucun doute sur la lecture des deux lettres qui désignent la ville particulière à laquelle ils appartiennent. J’en ai vu qui portent très clairement ATKIflN. Ail. ; mais ils peuvent être classés à Aperlæ, aussi bien qu’à Apollonia. Dans ma copie de l’inscription d’Aperlæ, l’élhnique d’Apollonia est écrit AIlOAAnNGlTflN ; je n’oserais affirmer l’exactitude de cette transcription, faite à la hâte, par une pluie battante; si l'éthnique est ATIOAAftNÊlTUC, il sera facile de distinguer les médailles de cette ville.
APOLLONIA AD RHYNDACUM.
La classification des médailles de cette ville n’oflrc aucune difficulté. Il en existe une série assez nombreuse, qui embrasse la plupart des empereurs romains, et toutes portent sans exception la désignation géographique nPOC.PYNAA- KON, PYNAAKn, PYNAAKOC, ou quelquefois PYN tout court. Dans les inscriptions on trouve une forme différente : AIlO PYNAAK.OY ; c’est celle dont Pline s'est servi : Apol-
lomaUti a Rliyndaco amne. Les médailles de cette ville ne portent jamais de nom de magistrat.
Terminons cet article par quelques régies simples, qui résultent des observations précédentes , et qui serviront à
classer les médailles de l’Asie .Mineure à la légende AllOA- AftNIATON.
1° Toutes les médailles d’Apollonia ad Rhyndacum, portent l’indication de sa position géographique; de plus, l’on n’y voit pas de noms de magistrats.
2° Toutes les médailles portant des noms de magistrats appartiennent à Apollonia-Salbacé de Carie.
3° Toutes les médailles portant la désignation Auxtwv ©poxüv Kolh>vcûv , plus ou moins abrégée, appartiennent à Apollonia Mordiæum de Pisidic. 11 en est de même de celles où l’on voit les détours du Méandre.
4° Les médailles qui ne portent que la simple légende AüOAAONIATfiN , appartiennent, pour la plupart, à Apollonia-Salbacé; et quant à présent, l’on doit les classer toutes à cette ville; car, s’il en existe quelques-unes qui pourraient être attribuées à Apollonia près de Pergame, aussi bien qu’à Apollonia-Salbacé, l’on ne peut néanmoins établir une règle certaine pour les distinguer .
5° Quant à Apollonia de Lycic, si l’on découvre des médailles de cette ville, les autonomes devront être aux types de la confédération lycienne, et les impériales, appartenant probablement au règne de Gordien, se reconnaîtront facilement à la fabrique particulière de la province.
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NAGIDUS CILIClÆ
4. Edifice en maçonnerie régulière, avec trois créneaux , surmontés chacun de trois petites pointes ; dans chaque intervalle, entre les créneaux, il y a une pointe semblable.
Rf. Partie antérieure d’un bœuf agenouillé à droite, dans un carré creux peu profond. Ar. 4. (Flaon très globuleux.) Poids : gr. 41,065. (PI. x, n® 7.)