Drachme. Tête d'Hercule comme sur le n» 3. ^. Même
(pesant 0,7 grammes), à Vienne, à Berlin, à Turin et dans la coll. de M. de Prokesch. Publié dans Pellerin Rois pi. I, Eckhcl Doctr. n. y. II p. 114, Muséum Payne Knight p* 76 D 1-2, Num. des rois gr. pi. XVIII; 15 p. 32 (où la tète d'Apollon est nommée tête d'Hercule) et aill.
^ Le poids n'est ajouté dans les notes que pour les espèces les plus rares; en général nous nous sommes contenté d'examiner la relation entre les soudivisions et les monnaies principales (le statcre, le didrachme); quelquefois aussi nous n'avons pas été à même de connaître exactement le poids.
^ Cfr Eckhel Doctr. n. v. II p. 90. *^ II n'existe point de doubles statères de Philippe II comme il en existe d'Alexandre le Grand. Une pièce d'or fourrée qui se trouve dans le musée Thorvaldsen (voy. notre description de ce musée p. 101 n» 608 tab. I) fait pourtant conclure qde de telles monnaies aient été frappées. Cette pièce a les mêmes types et la même légende que les statères ordinaires, elle est de la 6me grandeur d'après l'échelle de Mionnet, la fabrique n'en est pas barbarisante , et sans aucun doute elle provient d'une falsification faite dans l'antiquité. — Il y a aussi des demi-statèrcs et des quarts de statère aux mêmes types que les statères (ou peu différents), maifl de fabrique barbarisante, cfr plus bas S 4. — Dans le musée britannique se trouve une petite pièce d'or à la même légende et aux mêmes types que le n» 2, dont le poids est de 28,4 grains anglais. Mais son antiquité est douteuse; elle pèse trop peu pour un \ de statère, et trop pour un I de statère.
légcndo. Jeune cavalier nu, la main àr. élevée; il a arrélé son cheval ou s'avance lentement.^
10. Télrobole, Même télé. I^'. Même légende et même type que sur le ^. du ii* 7.^
11. Triobole. Hémo lé(e> ^. Héine légende. Le même jeune cavalier que sur le n* 7, mais ayant le rameau dans la
carquois derrière Tépaule. Q-. Même légende et même type que sur le ^. du n» 7. ^^
18. Trihémiobole. Tête imberbe comme sur le no 14 (ou 15). ^. Même légende et même type que sur le 1^. du noli. ^'^
19. Obole* Même tête. 1^. Même légende. Cheval courant à mi- corps. *^
20. Obole. Même tête. ^. Même légende. Tête de cheval avec le cou. ^®
21. Obole.Cf) Tête d*Hercule comme sur le no 3. Q-. Même légende. Massue. ^
Les pièces d'argent sont frappées diaprés le système nio-> nétaire éginétique. Ce système qui tirait son origine du babylonien et s'était répandu de Tile d'Egine était Tusité en Macédoine à l'avènement de Philippe ^^; il y cessa lorsqu'Alexandre le Grand introduisit le système attique; cfr les monuaies d'Alexandre p. 2. . Le didrachme était la monnaie principale d'après le système éginétique comme le tétradrachme d'après Paltique.^
^^ Signé du Pégase à mi-corps. A Munich et probnbIen;ent dans la coll. inip. de St. Pétersbourg; de ce dernier lieu nous n'avons pas reçu d'empreinte du droit, mais seulement du revers qui est pareil à celui de la pièce à Munich. Cfr Sestini Descr. num. vet. p. 135 no40.
^^ Avec la marque £Mf, à Vienne (poids 25 grains d'Autriche). On ne peut décider si la tète sur cette obole et sur les deux suivantes est la même que sur le no 14 ou sur le n^ld, ces pièces n'étant pas assez complètes pour que la corne soit visible.
^^ Signé d^un rameau, dans le musée britannique (poids 19,3 grains anglais).
^^ Avec le foudre pour signe, dans le musée britannique (poids 18,4 grains anglais).
so Avec HP en monogramme. Publiée chez Mionnet S. III p. 234 n<> 483. Nous n'avons trouvé cette pièce dans aucune collection; d'après la grandeur l^^ donnée par Mionnet, et par analogie avec les types des monnaies en or et en bronze, c'est probablement une obole.
^^ Le système monétaire d'Egine était du temps de Philippe le dominant en Grèce, à Pexception d'Athènes et de Corinthe. Ce système était à Tattique comme 5 à 3, de sorte que la drachme éginétique contenait dix oboles attiques. Voy. Bœckh Metrologische Untersuchungen, VII et IX.
^ Les didrachmes de Philippe II sont quelquefois appelés à tort télradrachmes par les numismatisles, p. e. par MM. Cavedoni, Duchalais et Prokesch Ostcn.
Les AdnchMCS a» 7 et 8 pèsnl fim portait f»lre 14,4 gnn- ■es, cl les sondiTisioDS en proportion. °
Monnaies de bronze.
22. ^. 4-3. Télé inberbe entourée d'un bandeau (coome sar le R-U). ^. «lAirrOY CavaUer ai galop, m Ccomw sar les n- 2 et 14). "
carquois derrière Tépaule. Q-. Même légende et même type que sur le IÇ:. du no 7. ^®
18. Trihétniobole. Tête imberbe comme sur le no 14 (ou 15). ]^. Même légende et même type que sur le ^. du nolU^
19. Obole* Même tête. Q-. Même légende* Cheval courant à mi-corps. ^^
20. Obole. Même tête. Q-. Même légende. Tête de cheval avec le cou. ^®
21. Obole. (?) Tête d*Hercule comme sur le no 3. ^. Même légende. Massue. ^
Les pièces d^argent sont Trappées diaprés le système nio-> nétaire ^éginétique. Ce système qui tirait son origine du babylonien et s'était répandu de llle d'Ëgine était Tusité en Macédoine à l'avènement de Philippe ^^; il y cessa lorsqu'Alexandre le Grand introduisit le système attique; cfr les monuaies d'Alexandre p. 2. . Le didrachme était la monnaie principale d'après le système éginétique comme le tétradrachme d'après Paltique.^,
^^ Signé du Pégase à mi-corps. A Munich et probnbIen;ent dans la coll. imp. de St. Pétersbourg; de ce dernier lieu nous n'avons pas reçu d'empreinte du droit, mais seulement du revers qui est pareil à celui de la pièce à Aluhich. Cfr Sestini Descr. num. vet. p. 135 no 40.
^^ Avec la marque HM, à Vienne (poids 25 grains d'Autriche). On ne peut décider si la tête sur cette obole et sur les deux suivantes est la même que sur le no 14 ou sur le nol5, ces pièces n'étant pas assez complètes pour que la corne soit visible.
^^ Signé d^un rameau, dans le musée britannique (poids 19,3 grains anglais).
19 Avec le foudre pour signe, dans le musée britannique (poids 18,4 grains anglais).
^^ Avec HP en monogramme. Publiée chez Mionnet S. III p. 234 n^ 483. Nous n'avons trouvé cette pièce dans aucune collection; d'après la grandeur 1^^ donnée par Mionnet, et par analogie avec les types des monnaies en or et en bronze, c'est probablement une obole.
^^ Le système monétaire d'Egine était du temps de Philippe le dominant en Grèce, à Texception d'Athènes et de Corinthe. Ce système était à Tattique comme 5 à 3, de sorte que la drachme éginétique contenait dix oboles at-' tiques. Voy. Bœckh Metrologische Untersuchungen, VII et IX.
^ Les didrachmes de Philippe II sont quelquefois appelés à tort télradraclimes par les numismatisles, p. e. par MM. Cavedoni, Duchalais et Prokesch Ostcn.
traitant des monnaies d'Alexandre (p. 10-11), les divinités nationales des Macédoniens en général et adorées par les rois de Macédoine en particulier.^
Diane, dont la télé se rencontre sur un des dioboles, fut surtout adorée à Amphipolis sous le surnom de Tauropolos^ et se voit souvent figurée sur les monnaies de cette ville ^.
Quant aux têtes jeunes de caractère différent ayant les cheveux entourés d'un bandeau, qui sont figurées sur les petites pièces d'argent et sur les pièces en bronze, on en trouve de pareilles sur les monnaies des rois précédents, ainsi sur celles d'Archelaûs (, d'Aêropus, de Pausanias et d'Amyntas IL Aucun attribut n'étant ajouté, il est difficile de les déterminer; nous y voyons probablement tantôt Apollon (voy. cidessus), tantôt quelque héros national, comme Téménus ou Caranus. ^
La tête cornue sur les Jioboles. et sur les pièces de bronze doit probablement s'expliquer du dieu de fleuve Strymon. Ce dieu était un objet du culte à Amphipolis, située à peu de distance de Fembouchure du fleuve dans la mer, et y avait un
^ La tête de Jupiter offre de la ressemblance avec celle du Jupiter Olympien sur les pièces d'argent éléennes frappées à Olympie, ayant un aigle sur le Qr., et sur les tétradrachmes arcadiens qui ont sur le Qr. Pan assis sur POlympe. Nous avons fait observer p. 11 (notes 4-6) que Philippe célébrait des jeux olympiques a Dium et prenait part aux grands jeux à Olympie.
3? Diodore XVIII, 4. Tite-Livc XLIV« 44. Cfr Scstini Lett. num. di contin. II lett.1.
38 Soit comme déesse de la lune, soit comme déesse de la chasse, en buste avec les mêmes attributs que sur le diobole (voy. Mionn. I p. 464 n«* 127- 132, S. ni p. 22 nw 153-162)*
39 Cfr Cadalvène Recueil de méd. gr. p. 100; Numism* des rois gr. p. 33; Pinder Num. ant. ined. p. 23. Ces tétes^ ainsi que celle dont nous allons parler, ont été regardées par Eckhel, Sestini, et d'après eux par d'autres auteurs, comme offrant le portrait de Philippe III; Yisconti les a prises pour celle de Philippe IV; voy. sur ce sujet le § suiv. p. 353. IH. Leake, dans son ouvrage allégué (Numism. hell. p. 3), les regarde toutes comme des tètes d'Hercule, même la suivante (teith a spike or tham in fr<m().
bàble, de deux .roseaux; un exemplaire distinct d'une telle pièce est figuré sur la table XXIII n» 23. ^^
Sur le revers des monnaies de Philippe pluisieurs types sont empruntés aux jeux publics 9 ce qui fait différer ces monnaies de celles des rois précédents. Philippe célébrait des jeux olympiques à Dium ^^ et prenait part aux grands jeux olympiques à Elis où ses envoyés gagnaient le prix; Plutarque raconte qull faisait représenter sur les monnaies les victoires remportées par ses chars à Olympie. ^ C'est donc le char à deux chevaux OfvpmQ^ç) dans la course des grands jeux olym* piques qui est figuré sur le statére ordinaire.^ La personne qui tient le fouet peut le plus souvent être regardée comme le conducteur ordinaire vêtu de sa longue robe^; mais quelquefois cette figure semble être celle d'une femme et doit alors être prise pour la personnification de la ville natale ou de la patrie du vainqueur, rendue célèbre par la victoire olympique. ^^ Sur les monnaies d'argent no* 7, 10-11 et 17-18 on voit, un
^^ Da cabinet royal de Copenhague. Sur quelques exemplaires les roseaux semblent entrelacés sur le front de manière qu'ils s'élèvent en pointe et que la tête parait sans cornes.
^^ Voy. Les monnaies d^Âlexandre p. 11 note 4*
^ Alexander c. 4 : Taç iv ^OXvfini^ yixaç t(5v aç/idraty iyxtxQttTTtoy rolç yo- (AiafAaChy. C'est ainsi qu^avant ce temps Anaxilaûs, tyran de Rhégium, avait fait placer sur ses monnaies un char attelé de mules (celui qui se voit sur les anciens tétradrachmes de Rhégium) , parce qu'un tel lui avait pro* curé la victoire dans les jeux olympiques. Pollux V, 12, 75.
^a D'après Justin XII, 16, Philippe aurait remporté la victoire à Olympie par les quadriges. Philippus . . . nuntium duarum victoriarum accepté . . . aUerius, cerlaminis Olympici, in quod quadrtgarum currus miserai. Il ne faut cependant guère ici appuyer sur le hiot quadrigœ, puisqu'il semble être question do la victoire que, d'après Plutarque, Philippe célébra par l'empreinte de sa monnaie, et qu'il n'existe point de monnaies offrant des quadriges qui puissent être attribuées à Philippe II. Quant au char attelé d^un seul cheval qui se voit sur les monnaies barbarisantes dé Philippe, voy. ci-dessous § 4.
^ Svçiç* Suidas, Photiun s. v. Le conducteur barbu, vêtu du chiton qui va jusqu'aux pieds, est bien connu par les peintures des vases grecs.
^^ Sur les monnaies siciliennes, p. e. sur celles de Messana, on voit assez souvent sur le char de course une figure féminine comme personnification de
cheval de course C«^>lvf) qui a remporté la victoire, probablement aussi dans les jeux olympiques. ^ Le cavalier (h- Xijtil^p) est un garçon^ nu, la télo ceinte d'un bandeau de
Le poids des stalères est de 8,5-8,6 grammes; les soudivisions pèsent en proportion. ^ Le statère est de la même va-leur que le darique perse, qui du temps de Philippe II était la monnaie d'or en cours dans les pays grecs et s'accordait avec le système monétaire attique, cfr les monnaies d'Alexandre p. 1. On rappelait fpdinnsioç, philippeus^ philippus.'^
Monnaies d'argent
7. Didrachme. Tête laurée de Jupiter. Ç:. (DIAIPrOY Garçon nu h cheval, la tête entourée d'un bandeau, s'avançant lentement; il tient un rameau de la main droite, les rênes de la gauche.
8. Didrachme. Même tête. ^. Même légende. Cavalier couvert d'un manteau et d'un chapeau, s'avançant lentement; il a la main dr. élevée.