Drachme. Tête d'Hercule comme sur le no 3. tjc. Même
(pesant 0,t grammes), à Vienne, à Berlin, à Turin et dans la toll. de M. de Prokesch. Publié dans Pellerin Rois pi. I, Eckhcl Doctr. n. y. II p. 114, Muséum Payne Knight p. 76 D 1-2, Num. des rois gr. pi. XVIII, 15 p. 32 (où la tète d'Apollon est nommée'^téte d'Hercule) et aill.
^ Le poids n'est ajouté dans les notes que pour les espèces les plus rares; en général nous nous sommes contenté d'examiner la relation entre les soadivisions et les monnaies principales (le statère, le didrachme); quelquefois aussi nous n'avons pas été à même de connaître exactement le poids.
^ Cfr Eckhel Doctr. n. v. II p. 90. — II n'existe point de doubles statères de Philippe II comme il en existe d'Alexandre le Grand. Une pièce d*or fourrée qui se trouve dans le musée Thorvaldsen (voy. notre description de ce musée p. 101 n^eOS tab. I) fait pourtant conclure que de telles monnaies aient été frappées. Cette pièce a les mêmes types et la même légende que les statères ordinaires, elle est de la 6nie grandeur d'après l'échelle de Mionnet, la fabrique n^en est pas barbarisante, et sans aucun doute elle provient d'une falsification faite dans l'antiquité. — Il y a aussi des demi-statèrcs et des quarts de statère aux mêmes types que les statères (ou peu différents), maifl de fabrique barbarisante, cfr plus bas § 4. — Dans le musée britannique se trouve une petite pièce d'or à la même légende et aux mêmes types que le n» 2, dont le pûids est de 28,4 grains anglais. Mais son antiquité est douteuse; elle pèse trop peu pour un \ de statère, et trop pour un t de statère.
ItJgcndc. Jeune cavalier nu, la main dr. élevée; il a arrêté son cheval ou s'avance lentement.^
10. Tétrobole. Nérne léle. ^. Hémc légende et même type que sur le ^. du n° 7. ^
11. Triobote. Même lêtC' ^. Mémo légende. Le même jeune cavalier que sur le n°7, mais ayant le rameau dans la main s. et la main dr. élevée. "*
qu'an exercice d'équitation qui se rapporte non seulement aux courses publiques, mais aussi à la cavalerie mililairc par laquelle les Macédoniens se distinguèrent.^^ Le cavalier sur les nos 8 et 12 qui porte la kausia et la chiamyde macédoniennes doit peut-être s'expliquer d'accord avec le cavalier sur les anciennes monnaies de Macédoine, qui est habillé de la même manière, souvent portant deux lances à la main, et qui sans doute n'a aucune autre signification que celle d'un cavalier macédonien dans son costume national. Mais le cavalier sur les no« 8 et 12 diffère pourtant de ceux sur les anciennes monnaies. Comme on le voit par des exemplaires distincts, il est barbu, au lieu que les autres sont en général imberbes, et le geste qu'il fait de la main droite, tandis que le cheval s'avance au pas, fait penser à un chef d'armée ou à un prince qui dans une procession solennelle salue le peuple ou lui promet la paix et la sécurité. Lorsqu'on considère les monnaies de la période romaine, sur lesquelles l'empereur est figuré d'une manière pareille, souvent avec la Ti^gende Adventus Aug.j on ne trouvera pas invraisemblable que ce soit le roi qui est représenté sur ces monnaies. ^
Le cheval sur le no 26, qui se trouve aussi sur les monnaies des anciens rois de Macédoine, s^explique par ce qui précède.^ La partie antérieure et la léte de cheval sur
W Cfr Thucyd. Il, 100; Xenoph.Hell. y^2,4t. Ainsi Ton trouve aussi divers exercices de cavaliers représentés sur les monnaies de Tarente- dont la cavalerie était célèbre dans l'antiquité.
^ La kausia fut aussi portée par les rois macédoniens, voy. les passages des anciens auteurs cités par Eckliel, Doctr. n. v. Il p. 126. Sur l'usage de porter la barbe du temps de Philippe, voy. ibid. p. 85-86.
^9 Le rapport qui a lieu entre les types sur le Qr. des monnaies de Philippe, où le cheval est prédominant, et l'étymologie du nom de 4*iUnnoç n^cst guère accidentel. Ces types étant en partie introduits par Philippe, et les Grecs, comme on le sait, ayant un certain penchant pour les allusions des noins, ce dont les monnaies fournissent des exemples évidents , il n'est pas invraisemblable que l'allusion au nom de Philippe ait été pour quelque chose
La massue et l'arc associés sont les symboles d'Hercule qui ne se trouvent que sur les monnaies qui ont sa tête au droit, les quarts de statère et les petites pièces de bronze.
Le foudre, la massue, le trident, le canthare et la jambe de bouc, qui se trouvent sur les | de statère, doivent, à ce qu'il semble, s'expliquer comme types des villes dans lesquelles les monnaies sont frappées. Les trois derniers de ces symboles ne sont en aucun rapport avec les types sur les autres monnaies de Philippe ni sur celles des rois précédents; mais tous les cinq symboles se rencontrent comme signes de villes sur les monnaies de Philippe, et en général on ne trouve point d'autres signes ajoutés sur ces pièces. Par cette raison sur les planches CXXIV-XXVI) les | de statère sont rangés en* semble avec les autres monnaies qui ont pour signe le symbole correspondant. La massue sur l'obole n» 21 doit probablement être expliquée de la même manière, puisque le monogramme ajouté semble désigner le nom de la ville. ^ Mais le foudre sur le j^2 ^^ statère, et le même symbole ainsi que la massue sur les petites monnaies de bronze peuvent aussi être comptés au nombre des types de Philippe,* comme sur ces monnaies on voit divers signes de villes ajoutés, et qu'ils sont les symboles des dieux auxquels sont empruntés les types sur les monnaies d'un plus grand module.
Le titre BA2IAEY2 ne se trouve pas ajouté au nom de Philippe sur ses monnaies. Comme Philippe avait le titre de roi aussi bien que ses prédécesseurs en Macédoine, comme il se donnait ce titre lui-même et. qu'il en fut appelé par ses contemporains^, le motif de l'omission du titre sur les mon-
pays originaire des rois de Macédoine). Sur plusieurs monnaies des rois précédents on voit aussi le lion déchirant une proie. Le cavalier et le cheval comme types nationaux s'accordent avec cette explication. Les autres types sur les monnaies de Philippe sont, comme la plupart des types monétaires grecs, d'nnfi signification hiératique. 6« Voy. Héracléc Sintiqoe n» 77 s. ^ Cfr Eckhel Doctr. n. v.II p. 91.
l'ancien sanctuaire de Japiter à Pella dont Philippe fit le siégfe du gouvernement, tandis que la tête d'Hercule fut empruntée aux monnaies déjà circulantes. Les mines d^argent à l'ouest du Strymon (dans les montagnes de Bertiscos) étaient probablement déjà dans la possession de Philippe au commencement de son règne. En supposant que la fabrication de ces monnaies ait commencé plusieurs années avant celle des autres, que depuis ce temps elles aient été seules en cours et suffisamment répandues, on s^explique que plus tard leur fabrique n'ait pas été accommodée à celle des autres, un embellissement de l'empreinte ayant pu préjudicier au cours favorable dont elles jouissaient.'^
Raisons pour attribuer les monnaies précédentes à
Philippe IL
On ne peut révoquer en doute que le s ta ter e n» 1 ne soit de Philippe II. Les anciens auteurs attestent que la Macédoine, pays pauvre avant Philippe, fut enrichie d'or sôus ce roi, non seuleuient par le butin qu^il fit dans les villes grecques^, mais encore par les mines d'or qu'il faisait exploiter en Thessalie^ et en Thrace, surtout celles des montagnes pangéeifnes. Diodore rapporte que du produit de ces mines Philippe fit frapper une monnaie d'or qui eut son nom^, et Plutarque raconte que Philippe fit représenter sur ses monnaies les victoires remportées par les courses des chars à Olympie. ^ Le
''^ C'est probablement par cette même raison que les tétradrachmes athéniens conservaient pendant des siècles la même empreinte plate et médiocre.
1 Athen. Deipnos. Vl, 19. Cfr d'ailleurs Eckhel Doctr. n. v. 11 p. 89 s.
^ Justin Vlir, 3.
^ Hist. XVI, 8: vofiiCfta x^vcovv Ttôxpaç ro TtQOffayoQëvS^iy an fxeiyov 7»linnetoy.
^ Voy. p. 344 note 48. Il n'existe point d'autre monnaie au nom de Philippe sur laquelle un char de course soit représenté.
nom de philippe fut employé dans le lemps suivant des slalèrcs. en cours dans les pays grecs, et devint plus lard Is dénomination commune des monnaies d'or cliez les Grecs et les Romains ^ d'où l'on peut conclure que celle monnaie fut frappée en grand nombre et devint très répandue; aussi le stature n> 1 a été trouvé en grande quantité, de sorte qu'on peut le
Eckhcl qui fraya ane nouvelle roule dans la numismatique retrancha le nombre des monnaies de Philippe II et ne donna à ce. roi que le statère et les deux didrachmes que nous venons de nommer; pour les petites pièces d'or no«3-6, les pièces d'argent ordinaires no« 14-15 et les pièces de bronze n« 22- 23, il les crut appartenir à Philippe III. ^ Son opinion prévalut jusqu'au dernier temps. Sestini n'attribua non plus a Philippe Il que les mêmes trois grandes monnaies et rapporta à Philippe III, outre les mêmes que lui avait données Eckhel, encore les pièces d'argent n»* 9 et 17 et les pièces de bronze no« 24, 27 et 28.^ Visconti différa des précédents en supposant que les pièces d'argent m* 12 et 15 et la pièce de bi'onze no23 Tussenl de Philippe IV, fils de Cassandre. ^^ Eckhel et Seslini ont été suivis dans l'ouvrage de Mionnet; on y trouve aussi les pièces d'argent n»* 11, 12 et 21 classées à Philippe IIP^, et quelquesunes des pièces en bronze n<» 27 et 28 à Philippe V. D'après Eckhel, Sestini et Mionnet il est devenu d'usage de ranger* toutes ces monnaies à Philippe III; c'est sous ce roi qu'on les trouve ordinairement dans les collections et les catalogues. Dans le dernier temps on a pourtant commencé à s'éloigner de ce système. Dans le Muséum de Payne Knight^^ le tV de statère, le diobole no 14 et la pièce det)ronze no 22 sont rangés à Philippe II. M. Lcnormant dans son ouvrage cité a fait observer que quelques-unes des petites pièces d'or peuvent appartenir à Philippe IP^; il donne à ce roi le triobole no 12^^ ainsi que le no 11, quoique non sans quelque doute ^^, et il suppose que
8 Doctr. n. v. II p. 114.
^ Voy. les passages des œuvres de Sestini cités dans les notes à ces nos § 1 . ^^ Iconographie gr. U p. 59-63.
^* Voy. les notes ajoutés à ces n©» g 1. • i'^ Pag. 76-77.
13 Savoir les j, | et ^'^ de statère. Scion M. Lcnormant le demi-statèrc doit plutôt être rapporté à Philippe IV, fils de Cassandre, parce qu^un lion se trouve sur les monnaies de ce prince. Num. des rois gr. p. 32 ad pi. XVII, 17.
14 L. c. p. 20 ad pL XH, 16. » L. c. p. 33 ad pi. XVII, 20.
qa*en général ces Xéies n*ont pas le caractère de portraits, que sur les monnaies des rois précédents de Macédoine on trouve une tétc pareille entourée d*un bandeau qui ne peul être et qui n'a jamais été prise pour un portrait, qu^un bandeau esl un ornement connu de dieux et do héros, et que, d'après ce qui a été exposé dans le § précédent Cp* 342*43), il y a lieu de regarder la tète cornue comme celle du dieu Strymon. ^^ Ayant ainsi commencé à attribuer à Philippe Arrhidée des monnaies à types propres, différents de ceux d'Alexandre, on fut aisément tenté à en ajouter plusieurs ressemblant A celles-ci et & ôter par-là A Philippe II toutes les petites espèces de moanaies.*^
Quelques remarques serviront à montrer préalablement ce quil y a d'invraisemblable à regarder .les monnaies en question comme émises plutôt par Philippe 111 ou IV que par Philippe II. Les dioboles n<» 14 et 15 et les pièces de bronze nos 22 et 23 existent en très grand nombre et offrent beaucoup de signes différents dont aucun n'indique un lieu d'émission hors de la Grèce. Si ces monnaies avec les autres petites espèces sont attribuées à Philippe III, outre les nombreuses monnaies d'or et d'argent aux types d'Alexandre qu'on peut regarder avec certitude comme frappées sous lui et de même
^^ La corne doit être regardée comme une corne de taureau naissante, non comme une corne de bouc; elle diffère entièrement des cornes de bouc avec lesquelles Philippe Y est représenté sur les deniers romains frappés par L. Philippus de la famille Marcia.
is Lorsque, comme une raison pour rapporter le i de statère à Philippe Ilf, Ëckhel (Doctr. n. v. p. 114J en relève la ressemblance avec les i de statère ' d'Alexandre le Grand, il faut observer que sur le droit on ne trouve pas la tète de Minerve propre anx monnaies d'or Alexandre, mais la tète d'Hercule, laquelle, comme aussi le type au I)r., se voit souvent sur les monnaies des rois macédoniens avant Philippe IL Visconti (loonogr. gr. II p. 62) motive Tattribution du triobole n» 12 à Philippe IV en avançant que le cavalier au I)r. est le même que sur les monnaies de Cassandre; mai» c'est évidemment le même cavalier qui est représenté sur le didrachme de Philippe II no 8.
glint) les.types en sont presque tous pareils à eeux sur les statères et les didrachmes de Philippe II oa sur les monnaies de ses prédécesseurs. Parmi les types des monnaies d'or la tête d'Apolfon C^ur les n<»2 et 6) est identique avec celle sur le droit du statère ordinaire. La tête d'Hercule C^r les m» 3-5), le lion à mi-corps (sur le no 3) et la massue avec Parc Csur le no 4) se retrouvent sur les monnaies des rois précédents, comme aussi le cavalier galopant (sur le m 2), à la vérité non sans vêtement mais sans doute d'une signification pareille (voy. p. 346). Les divers types sur le ^. des ^ et ^9 de statére sont tous les mêmes qui se rencontrent comme signes sur les statères et les didrachmes et, de même que ceuxci, probablement des symboles de villes (voy. p. 348). Parmi les monnaies d'argent, la drachme, le tétrobole et les trioboles ont sur le droit la même tête d'Hercule que les précédentes, et sur le ^. un cavalier qui est le même que sur les didrachmes et le stalère n<^ 2 ou peu difierent. Les dioboles ont tous au Ç*. le même cavalier que sur le statére no 2 dont nous venons de parler. Quant aux têtes qui occupent le droit des dioboles, on trouve une jeune têto entourée d'un bandeau aussi sur les monnaies des rois précédents. La tête d'Apollon est une répétition de celle sur les pièces d'or.^^ La tête cornue ne ^e rencontre pas avant le temps de t'hilippe 11;^ les monnaies de Patraûs, roi de Péonie, font cependant conclure qu^elle a été déjà introduite par Philippe II, non plus tard par Philippe IIL Les Péoniens étaient moins civilisés que les Macédoniens et ce Tut par l'intermédiaire de ces derniers qu'ils recevaient Jes usages et les arts de la Grèce; les monnaies macédoniennei^ étant en cours chez eux et Philippe II ayant mis Patraûs dans une dépendance politique, il était naturel que
^^ La tête de Diane sur le no 17 ne se' trouve pas sur les monnaies des autred rois de Macédoine ni des précédents ni des suivants; mais la conformité de ce diobole ayec les autres à Têtard du revers, do la fabrique et du poids ne permet pas de douter quM| n'appartienne à Philippe II.
l'empreinte mpnélaîre de ce roi fût inOuencée par celle du roi de Macédoine. On Irouvc sur les didrachmês el les dioboles do Palraùs une tête d'Apollon el une tête entourée d'un bandeau qui sont évidemment des imitations de celles sur les monnaies de Philippe; de même la jeune léte cornue a été transportée de celles-ci sur les trioboles de Patraûs ^. Ce roi
types que celles d'Alexandre le Grand, el nous avons exposé plus haut (p. 50 s.) que la fabrication de monnaies qui ont et le nom et les types de commun avec celles d'Alexandre a été continuée après sa mort. .
Ce qui est encore de plus de poids, c^est la conformité qui existe entre les signes sur les monnaies en question et ceux sur les statéres et les didrachmes de Philippe II, et de l'autre côté la non- conformité qui a lieu entre ces signes et ceux sur les- monnaies certaines en or et en argent de Philippe Ili (aux types d'Alexandre le Grand). Sur les pièces d'or on rencontre douze différents petits types de villes qui se répètent tous sur les statéres et les didrachmes de Philippe IL Aussi les mêmes marques de personnes que sur ceux-ci sont quelquefois ajoutées; ainsi les signes qui sont joints sur les ^ de statère, 2A et le trident (voy. la table n» 69), M et le canthare (n» 114), A et l'abeille (n» 193) se rencontrent égalemeni sur les statéres; mais on ne trouve pas ces signes ensemble sur les monnaies de Philippe IIl. D'ailleurs sur celles-ci quatre des signes de villes, le trident, le canthare, la lune et la pétoncle, manquent entièrement. Les signes associés sur les tr ioboles, le foudre et AH (no 17), le fer de lance et IM Cn» 172), se trouvent ensemble sur les didrachmes de Philippe 11, mais non sur les monnaies de Philippe IIL Aussi les signes des di oboles renvoient évidemment à Philippe IL Les signes de^ villes sur ces pièces, au nombre d'environ vingt-deux, se rencontrent presque tous^^ sur les statéres ou les didrachmes de Philippe II, mais il ne s'en trouve que six sur les monnaies de Philippe IIL Des signes de villes et de personnes qui sont réunis sur les dioboles se retrouvent de même ensemble sur les statéres et les didrachmes du premier, non sur les monnaies du dernier, p. e. N et Z avec le foudre (noi 12 et 15), AN avec
*^ A la seule exception des trois incertaines (no* 139^ 262 et 271) qui ne se trouvent non plus sur les monnaies de Philippe III.
metïi des fractions (telles qae nous avons nommées S i) du <iidrachme qui était l'espèce principale du système éginétique, tandis qu'elles ne s'accordent pas avec le système attique d'après lequel le tétradrachme était la monnaie pnncipale. Selon ce qui a été remarqué plus haut (p. 357) on ne saurait supposer que Philippe III qui n'était roi que de nom, ou les généraux d'Alexandre qui régnaient à sa place, eussent remis en vigueur le système éginétîque aboli par Alexandre. II est certainement très invraisemblable que ces pièces d'argent soient à attribuer à Philippe III qui frappait monnaie d'après un autre système, et d'après celui-ci aussi des drachmes, des trioboles et des oboles^, plutôt qu'à Philippe II au système monétaire duquel elles conviennent et dont sans cela on n'aurait pas dés espèces de petit module.
Quant aux monnaies de bronze no 22-24, les types en sont les mêmes qui se trouvent sur les pièces d^or et d'argent Les signeS) dont il ne paraît le plus souvent qu'un seul sur ces monnaies, sont aussi en grande partie les mêmes que ceux sur les statères et les didrachmes. Sur les pièces les plus communes, nof 22 et 23, on trouve 32 petits types et à peu près autant de monogrammes ou lettres isolées ; des types on retrouve la plupart sur les statères et les didrachmes de Philippe II, tandis qu'il n'en parait qu'un tiers sur les monnaies d'or et d'argent de Philippe III; des monogrammes on rencontre plusieurs, au nombre desquels il faut remarquer AN qui est assez souvent ajouté à différents signes de villes sur les monnaies de Philippe II, maïs qui n'est pas placé sur celles de Philippe III. Les pièces du n» 24 portent six différents petits types qui se trouvent tous sur les statères et les didrachmes de Philippe II, mais dont il n'y a que deux sur les monnaies de Philippe III; parmi les lettres et monogrammes sur ces pièces, qui se retrou-
^ Voy. plus bas § 6.
vent de même tous sur les monnaies de Philippe II, il y a un A deux fois répété (v. m 277) qu^on ne rencontre pas sur celles de Philippe III. Hais tandis que, d'après notre opinion, les pièces d'or et d'argent attribuées dans le précédent à Philippe II n'ont été répétées par aucun des rois suivants du nom de Philippe, il en est autrement des monnaies de bronze. On verra par le S 6, qu'il existe des pièces en bronze aux mêmes types, dont quelques-unes ne peuvent être frappées par Philippe II et dont d'autres doivent avec plus- de raison être attribuées a Philippe III, et que peut-être en général des monnaies de bronze à types correspondants ont été frappées par les rois suivants. Pour beaucoup de ces monnaies il est impossible de décider, si elles appartiennent à Philippe II ou aux rois suivants; sur les tables de Philippe II nous n'avons adopté que les pièces qui portent les mêmes signes que les monnaies d'or et d argent, soit deux signes associés, soit un signe de ville seul.^ Il est possible qu'aussi des monnaies de bronze offrant les types décrits à la fin du S précédent sous les no« 25-28 aient été frappées sous le régne de Philippe II; car les types ^ et les signes de villes sont les mêmes que ceux sur les monnaies d'or et d'argent. Mais comme les signes, qui sont peu nombreux^, se trouvent aussi sur les monnaies des rois suivants du nom de Philippe, et que les types peuvent aussi avoir été employés par ceux-ci, Tattribution de ces monnaies à Philippe II est douteuse. Par cette raison elles n'ont pas été prises en considération pour les tables des monnaies de Philippe II, mais les signes qu^elles portent sont notés sur la table qui offre un
^ Nous avons cru devoir exclure les pièces qui portent une marque de personne
qu^on ne rencontre pas sur les autres monnaies de Philippe, bien qu'elles
aient le signe de ville de commun avec celles-ci. s^ A la seule exception du cheval libre sur le n» 26, mais celui-ci se trouve
sur les monnaies des rois précédents de Itfacédoine et se voit à mi-corps
sur Tobole n» 19.
» Cfr p. 339 notes 26-28.
coup d'œil général sur les signes de villes communs aux mon-> naies des diffcrenis rois sous la rubrique £•
Pour la fabrique les monnaies que nous avons Irailées correspondent en général aux statères et aux didrachmes de Philippe II. Les pièces en or et en bronze, les dioboles et les oboles rapprochent plus des statères, les autres pièces d'argeni plus des didrachmes qui sont le plus souvent d'un travail gros* sier (cfr p. 349); ces derniers diffèrent par-là des statères et des monnaies d'argent de Philippe III, dont Texécution artistique est généralement plus légère ou plus belle.
Dans quels pays et villes doit-on supposer, diaprés les.
relations historiques, que les monnaies de Philippe II
aient été frappées sous son règne?
Ce fut à des condition^ différentes que les peuples et les villes de Grèce furent soumis à la domination de Philippe. Les uns perdirent entièrement leur liberté, de sorte qu'ils furent directement administrés par les magistrats macédoniens; les autres gardaient sous le gouvernement macédonien plusieurs de leurs anciens droits ou la forme d'une constitution démocratique; d'autres enfln conservaient leur autonomie en ne reconnaissant que l'hégémonie du roi de Macédoine Ccfr Alexandre le Grand S 10). D'après ce que nous avons fait observer ci-dessus p. 59*60, on ne peut supposer que les monnaies de Philippe aient été frappées que dans les villes dont l'administration était auprès du gouvernement macédonien, ou exclusivement ou de manière que le peuple y prit part, non dans les villes autonomes sous la suprématie macédonienne. Il s'agit donc d'examiner non seulement quels étaient les pays et les villes qu'embrassait la domination de Philippe, mais encore si ces pays et
villes se trouvaient dans une telle dépendance de Philippe que les monnaies de ce roi peuvent y. avoir élé frappées. ^
Le royaume de Philippe à son avènement au trône Tan 359 av. J. Chr. (Olymp. 105, 2) embrassait les provinces originairement macédoniennes de Piérie, de Bottiée et de Hygdonie (la Basse-Hacédoine) , ainsi que les provinces soumises suc-cessivement aux rois de Macédoine, celles de Lyncestide, d'O* restide et d'EIimiotide Oa Haute-Macédoine)^, de sorte qu*il s'étendait vers Touest et le nord jusqu'aux pays des lllyriens et des Péoniens, et que vers l'est et le sud il était limité par le fleuve de Strymoh, la péninsule de Chalcidique , la mer et les montagnes thessaliennes. Dans le cours des onze premières années du règne de Philippe les frontières de Macédoinô furent peu à peu, considérablement reculées. A l'ouest, après des guerres heureuses contre les lllyriens et les Péoniens, le district fut occupé jusqu^au lac de Lychnis. A l'est Philippe s'empara de l'opulente ville d'Amphipolis et d^une partie du pays des Edoniens au-delà du Strymon avec la ville de Créni-. des qui prit le nom de Philippes. Au midi il enleva aux Athéniens les deux villes qui leur appartenaient en Piérie, et après les avoir chassés de la Chalcidique et fait ensuite plusieurs campagnes contre la ligue des villes chalcidîques , enfin, à la chuté d'Olynthe en 348, il se soumit la péninsule entière si importante par sa fertilité et son commerce. On voit par les relations de divers auteurs que les villes prises furent traitées arbitrairement, quelques-unes même avec un despotisme cruel,
^ Nous ne' prenons pas en considération en ce Heu, que peut-être dans les campagnes des monnaies ont été frappées dans les camps ou pendant un séjour passager dans des villes étrangères ou alliées, parcequ'au premier cas aucun signe de ville ne fut appliqué, ni guère au second (voy. p. 60-61), et que c'est surtout à cause du classement suivant qu^il faut entrer dans cette recherche.
- Cfr Brûckner Kdnig Philip p. 13-14 et 15; Hoffmann Griechenland und die Griechen im Alterth. I p. 33 s.
tant en Piérie qu'en Chalcidique 3, el comme ces contrées faisaient pins tard partie de la Macédoine, il est probable qu'elles fussent incorporées par Philippe au royaume. On ne peut donc douter que les monnaies de Philippe n'aient été frappées dans ces pays. Philippe exploitait les mines d'or et d'argent des montagnes pangéennes, et il est rapporté qu'il faisait battre des monnaies d'or du produit qu'il en tirait.^ Mais il faut obser^ ver qu'il fit détruire beaucoup de villes, lesquelles ainsi ne peuvent entrer en considération comme lieux d'émission. Les plus considérables de ces villes étalent Méthone^ Potidce^, Olynthe'' et Apollonie.^ Suivant Démosthène 32 cités chai* cidiques furent encore rasées®, mais il est difficile de déterminer lesquelles doivent y être comptées. ^^
Après la conquête du district pangéen au-delà du Strymon, qui ensuite fut compté à la Macédoine, Philippe étendit sa domination plus avant en Thrace. Il devait lui être d'une importance particulière d'en occuper la côte méridionale, tant à cause des riches villes de commerce et des ports de cette
« Cfr les notes 5-9. * Voy. p. 350 note 3.
^ Justin (Vif, 6) dit qae Philippe traitait Bléthone avec clémence , mais Dio-* dore (XVI, 34) rapporte^ quMI détruisit (xaTéaxatps) la ville, en chassa les habitants et distribua leurs terres aux Macédoniens. Cfr note 9.
^ Diodore XVI, 8. Potidée ne fut reconstruite que par Cassandre sous le nom de Cassandrée.
7 Suivant Diodore XVI, 53, et Justin VIII, 3, Olynthe fut détruit et les habitants vendus comme esclaves. Cfr Démosthène 1. c. note 9.
s Voy. Démosthène L c. note suiv. Il s'agit d'Apollonie non loin d'Olynthe, qu'il ne faut pas confondre avec les villes du même nom en Mygdonie (cfr Hoffmann Griechenland I p. 119, Pauly Real-Encycl. II p. 623 no9) et sur Athos-ActécPlin.IV, 17>
Démosth. III Phil. p. 117, 20. "Okvy&oy fiiy ârj xal Me»wy9jy xai UnoXXai^ vittv xal âvo xal tqtaxovta nokttç ini S^^xtjç ^ô», Sç àntcffas ovtcdÇ (ôfÂcSç àvfiqrixtVj Sçê fttjd' el ntonoi^ t^xij&tjfftty nçàeiX&oyT tlyat ^^âtov êînëïy, Cfr Demosth. De falsa leg. p. 424, 14 s. On peut conclure par les relations d^autres auteurs que ces villes sont celles qui appartenaient à la ligue chalcidique.
^^ Un essai de les déterminer a été fait par Bœhnecke Ueber den chalkidischen Stfldtebund dans Forschungen auf dem Gebiete der att. Redner p* 154-56.
cono partie de ce pays barbare, ni qull ait rédoit à la dépendance les villes grecques situées sur la côte. D'après ce qui précède on peut donc présumer, que les monnaies de Philippe aient été frappées sur la côte méridionale depuis la frontière de la Macédoine jusqu'à Périnthe et dans les villes fondées dans Pintéricur, mais non dans le reste de la Thracé.
En Thessalie, dont les villes en partie étaient sous des oligarques ou des tyrans, en partie jouissaient d'une constitution démocratique, unies par une ligue, Philippe fui appelé au secours par les Alévades contre les tyrans de Phères. Il chassa ceux-ci en 352, et se soumit successivement tout le pays. D'abord il semble avoir respecté la liberté du peuple^; mais il ne tarda pas à mettre des garnisons macédoniennes dans les villes les plus importantes^^ et à y lever des impôls^, et enfin en 344 il renversa et la domination des Alévadès et la constitution libre des villes, en divisant le pays en quatre provinces itétrarchies) gouvernées chacune par un administrateur particulier, et en établissant dans les villes un gouvernement dynastique entièrement dépendant, comparé à la fameuse décadarchie Spartiate. ^^ La Thessalie ayant ainsi perdu son indépendance politique et étant devenue une province à part sous le roi de Macédoine^, il est probable que les monnaies de celui-ci y aient aussi été battues. Il est rapporté qu'aussi en
villes grecques sur le Pont ; mais ceci ne peut être déduit de Texpression hyperbolique dUsocrate (ad Philipp. or. T. I p. 322), non plus des antres passages allégués par l'auteur.
^^ Ainsi Phères fut déclarée libre après ^expulsion des tyrans.
1' Ceci est rapporté dé Phères, de Pagasa et de Magnésie. Démosth. I Olynth. p. 12, 26; p. 15, 19; De Haloneso p. 84, 20.
^ Démosth. I Olynth. p. 15, 21-22.
^^ Démosthène appelle Pétat suivant de Thessalie dovXfla et ajoute que par ces dispositions les Thessaliens étaient réduits à la servitude non seulement xàiâ noXnÇf mais aussi xar i^yrj, Yoy. IlPhil. p. 71^ 10; III Phil. p. 117, 2s; p. 119, 19; De Cherson. p. 105, 4. Cfr Hoffmann Griechenland I p. 259 , et Wachsmuth Hellen. Alterthumskunde I p. 715.
» Cfr p. 65 note 9.
Thessâlie Philippe exploitait des mines d*or. ^ Les petites iles près de la côte^ Halonésus, Péparcthus et Sciathus, étaient aussi dans la possession de Philippe. Celle de Péparéthas est dite d'avoir été durement traitée; Sciathus fut soumis à un tyran. ^^
L'Epire était sous ses propres rois, indépendants do la Macédoine. Philippe s^empara de quelques villes en Cassopie, mais seulement pour les donner à Alexandre, son beau-frère, dont il soutenait Tavénement. ^ Ambracie était de plus d'importance pour Philippe, parce que cette ville lui ouvrait la route maritime en Péloponnèse; après Tavolr inutilement assiégée en 343^, il faut qu'il ait réussi plus tard à la prendre, puisqu*à la fin de son règne elle avait une garnison macédonienne. ^
En Eu bée, où de petits tyrans gouvernaient les villes principales, et où les Athéniens disputaient la domination aux Thébains, Philippe, déjà en 353, s'était mêlé des différends et avait gagné un parti. Parmi ses partisans Caillas, tyran de Chalcis, était un des plus actifs. '^^ Après deux campagnes en Eubée Philippe força Athènes de lui céder l'ile entière par une paix conclue en 349. En 342 de nouveaux troubles fournirent à PhiUppe Toccasion de prendre Erétrie, où il chassa les citoyens du château de Porthmos, en démolit les murs et trans* mit le gouvernement à Clitarque et à deux autres tyrans; de même il s'empara d'Oréos (Histiée) dont il nomma Phllistide tyran. ^ Il est vrai que Tannée suivante les Athéniens chassèrent les tyrans pendant que Philippe était occupé de la guerre
» Jastin VIII, 3.
^ Démosthène De Halone^o; De corona p. 248, &; Philippi Epist. p. 162; De^ Chersoneso p. 99, 3. Slrabon IX p. 437, g 8.
^ Démostli. De Halon. p. 84, 22.
^ Démosth. III Phil. p. 118, 5; p. 119, 80; p. 129, 21. De Halon. p. 84, 22.
^ Chez Diodore XVH, 3 il est dit, qu^à la mort de Philippe la garnison macédonienne fut chassée d'Ambracie et que la démocratie y fut rétablie.
^ iEschines Ady. Ctesiph. g B6 p. 66.
^ Démosth. III Phil. p. 119,22; p. 125,18-127; De corona p. 248, 12 s.
en Thrace; mais la bataille de Chéronée en 338 mil fin à Tinflaence des Albéniens en Eubée. On jugera ainsi qu'Eubée ou ses villes principales ayant été à plusieurs reprises et pendant une assez longue époque au pouvoir de Philippe, on peut bien admettre que ses monnaies y aient été frappées, ou par ses chefs militaires, ou par les tyrans qu'il y avait institués.
Lorsqu'on 346 Philippe entra pour la première fois en H e lia de et qu*allié avec les Thessaliens et les Tbébains il mit fin à la guerre phocidienne, il s*en retira bientôt. L'humiliation des Phocidiens et la démolition de leurs villes eut lieu en vertu d'une décision du conseil amphiclyonique, sans qu'il en résultât aucune augmentation de terrain pour Philippe. Mais lorsqu'on 339 il entreprit sa seconde campagne en Hellade pour faire la guerre sacrée aux Locriens amphisséens, il s'établit dans la ville détruite d'Elatée qu'il fortifia de nouveau, et s'empara d'Amphissa. Après que Les Thébains se fussent alliés avec ses ennemis et eussent été défaits à Chéronée en 338, il traita Thèbes en ville conquise avec une extrême sévérité et mit une garnison macédonienne dans lo fort de Gadmée.^ Il se peut donc que dans ces trois villes on ait battu la monnaie de Philippe dans les dernières années de son règne. Mais il n'est pas probable que ceci ait eu lieu en Hellade hors de ces villes. Quant à la Phocide, il ne peut être question que d*Elatée, les autres villes ayant été démolies d'après le décret des Amphictyons et les habitants distribués dans de petits villages. Les Locriens formaient une ligue particulière, et ce ne furent que ceux d'Amphissa qui eussent été les coupables. Les villes béotiennes, qui avaient été opprimées par Thèbes, rétablirent leur ancienne ligue, à laquelle accédèrent Orchomène, Platée et Thespie, villes qui avaient été détruites par les Thébains et à
8u Diodore XVI, 87. Justin IX, 4.
la reconstruction •desquelles Philippe coolrîbaa. " En consô-' quence do la paix Taïle après la balaille de Chéronée Athènes Tut obligée de renoncer à ses nossessions hors de l'Altiflue^z.
eepUon de Tbébes dont la défection devait *étre jianie) , non pIo8 qu'il ail renyené b constitiition d'aacan état Le bol de Philippe n'était point de transformer la Grèce en monarchie, mais seulement d'obtenir l'hégémonie et le pouvoir absolu comme général en chef des états grecs dans la guerre contre les Perses; il y parvint à la diète de Corinthe en 336. Les états qui avaient une constitution libre conservèrent intacte leur administration intérieure; ce ne furent que les affaires communes de la Grèce qui à la diète de Corinthe présidée par le 4*0! devaient être menées conformément aux intérêts de la Macédoine.
Dans l'Asie Mineure la côte nord-ouest était au pouvoir de Philippe peu de temps avant sa mort, Tavant-garde de Farmée qui devait renverser l'empire perse s'étani avancée sous les ordres d'Attalus et de Parménion jusqu'à la frontière de TEolide et s'étani établie à Magnésie.^ Il n'est cependant pas vraisemblable qu'aucune fabrication des monnaies de Philippe y ait eu lieu. La possession de ces contrées ne fut que de courte durée, Attalus, à ce qu'il semble, ayant été bientôt forcé par le rhodien Memnon, chef des Perses, à se retirer à l'Hellesponl, et Philippe fut assassiné dans l'automne de la même année (336) que l'armée avait passé en Asie au printemps. D^ailleurs le but de cette expédition n'était pas de soumettre les villes grecques à la domination macédonienne, mais de les délivrer du joug des Perses.
Les pays et les villes dont les signes peuvent se trouver sur les Inonnaies de Philippe 11 (frappées pendant son règne) sont donc: la Macédoine d'après l'étendue qu'elle obtint sous Philippe, la côte méridionale de la Thrace jusqu'à Périnthe et quelques villes dans l'intérieur du pays, la Thessalie avec les lies voisines, Ambracie, Amphissa, Elatéc, Thébes et l'Ile d'Eubée.
36 Poly»n. V, 44, 4. Diodore XVr,91 ; XVII, 7. Cfr Droysen Gescliichle Alexanders d. Gr. p. 104-5.
Sur les philippes frappés dans une époque postérieure
et sur les imitations barbares*
II existe des s4 a ter es correspondant à ceux de Philippe II (philippes') qui ne peuvent être frappés sous son règne. Tel est celui de la collection de Lord Northwick, publié par M. Hillingen^ et cité plus bas p. 385, no308. Comme la fleur de balaustium et les lettres PO sont distinctives pour les monnaies de Rhodes et qu'on y trouve aussi le nom de magistrat, il n'y a aucun doute que ce statére ne soit frappé à Rhodes. Mais il ne peut être émis par Philippe II dont la domination ne s^étendait pas à cette île. Comm& les Rhodiens s'étaient trouvés dans des rapports hostiles à Philippe et avaient, conjointement avec les habitants de Chios et de Cos, prêté leur assistance à Byzance, lorsque cette ville fut assiégée par lui^, on ne peut non plus supposer qu'ils aient frappé sa monnaie en conséquence de quelque traité, ou pour lui rendre hommage ou par des raisons pareilles. Sur un autre philippe dans le cabinet royal de Copenhague on trouve pour signe la partie antérieure' d'un sanglier ailé, voy. no 309. 11 est connu que c'est le type prédominant sur les monnaies de Clazomène en lonie, fondé dans sa tradition locale^; ce type se trouve aussi quelquefois sur d'autres monnaies frappées en Asie \ mais point sur les monnaies d'aucune ville européenne.
H« Cousinéry a énoncé l'opinion^ que dans les premières
1 Ancient coins, p. 45, pi. Ilf, 9. ^ Diodore XVf, 77.
3 Un tel monstre avait jadis ravagé les campagnes aux environs de Clazomène, et un endroit dans \e voisinage en avait eu son nom. ^lian. De nat. anim. XII, 38.
^ Sur des monnaies de Samos frappées en commun avec Clazomène (Num. Chron. YII p. 76), de Jalysos en Rhodes (Borrell dans Num. Chron. IX p. 70, Luynes dans Annali deir inst. arclieol. di Roma XIII p. 145), de Lycie (Fellows Coins of ancient Lycia pi. XIV, 4 et XV, 3) et de la Chersonèse tauriqne (Koehne Zeitschr. II Forts! p. 198 n»' 68-69).
^ Voyage en Macéd. I p. 230-34.
années de son régne Alexandre le Grand n'ait pas battu monnaie à ses propres types, mais qu'il ait continué la fabrication des monnaies de son père dans les trois métaux. Ce ne serait qu^aprés que la bataille du Granique fut gagnée et qu'Alexandre eut rendu son culte à Minerve à Ilium, qu'il aurait commencé à frapper les monnaies d'or à l'image de cette déesse, ou dans cette ville ou plus tard à Sardes; les premières monnaies d'argent seraient frappées à Clazoméne et à Smyrne après qu'il y eut fait un séjour dans sa marche à travers l'Asie Mineure, parce que les monnaies d'argent le représentent déifié sous les traits d'Hercule et que dans ces villes pour la première fols on lui vouait un culte divin. Si cette supposition était fondée, il n'y aurait rien de plus simple, que de rapporter au commencement du règne d'Alexandre toutes les monnaies qui ne peuvent être de Philippe II. Mais l'hypothèse de H. Cousinéry n'est basée que sur Tidée préconçue que la tête d'flercule sur toutes les monnaies d'argent représente Alexandre déifié. Nous avons montré plus haut ce qu'il y a d'insoutenable dans ces opinions de M. Cousinéry, voy. p. 14 note 24.
M. Hlllingen présumait que le philippe rhodien fût frappé par le peuple de Rhodes sous Alexandre le Grand en mémoire de son père et par égard pour Alexandre^, ou peut-être sous Philippe m par une raison pareille. Mais il est certainement peu vraisemblable, que les Rbodiens aient frappé les monnaies de Philippe pour rendre hommage à Alexandre, ou qu'ils aient battu monnaie pour célébrer la mémoire d'un roi étranger auquel ils ne devaient rien et à qui ils avaient même fait la guerre. "^
Il n'y a point de raison de supposer qu'en Grèce des phi-
^ As a trihuie to his memory and a compliment to his son Alexander. An-
cient coins p. 45.
? Les passages des anciens auteurs que cite M. Millingen I. c. pour prouver
que les Rhodiens étaient dévoués à Alexandre, ne sont pas satisfaisants ; il
Tant supposer le contraire, voy. p. 87 notes 13-14.
lippes aient été frappés par aucun des rois suivants du nom de Philippe, ni en général après le temps de Philippe tl. Ceux sur lesquels on trouve des signes qui doivent être expliqués de villes en Grèce ont ordinairement ces signes de commun avec les didrachmes, dont -la fabrication ne peut être prolongée audelà du régne de Philippe, et ne contiennent rien qui puisse indiquer un monnayage postérieur. Ce n'est donc que dans PAsie Mineure qu'on est obligé à admettre que des philippes ont été frappés après Philippe II. Ils ne peuvent pas être émis par Philippe Ârrhidée, car sous ce roi on frappait des statéres aux types d'Alexandre et n'employait, comme nous l'avons montré plus haut Cp* 357), d'autres types monétaires que ceux de son grand prédécesseur; d'ailleurs on ne battait pas de monnaie au nom de Philippe III dans l'Asie Mineure occidentale, voy. ci-dessous S 7. Nous avons déjà fait observer (p. 87) que les statéres de Philippe II, diaprés les anciens auteurs et vu la grande quantité qui en existe, doivent avoir été les monnaies les plus répandues dans l'antiquité, sans doute plus encore que les statéres d'Alexandre ^ qui, comme les pièces d'or en général, furent appelés plus tard du nom commun de philippes. On peut en conclure qu'ils étaient les plus recherchés dans le commerce, et les imitations barbares prouvent qu'il en était ainsi aussi pour le commerce qui se faisait avec les peuples barbares, surtout par les villes do l'Asie Mineure en passant par la colonie phocéenne de Massilie. Il est donc vraisemblable que les philippes, ainsi que les tétradrachmes d'Alexandre frappés dans la période postérieure et d'autres monnaies tant de l'antiquité Que du temps moderne, soient frappés long temps après Philippe II par des villes commerciales dans l'Asie Mineure occidentale par la raison seule qu'ils avaient le meilleur cours dans le commerce. Nous en avons parlé plus
i^ Déjà Eckiiel (Doctr. n. v. Il p. 96) fait la remarque que les statéres d'Alex< andre cèdent en nombre à ceux de t'hilippe.
nmplemeiit à Tocoasion des monnaies d'Alexandre, voy. S 13. Le Philippe de Rhodes se rattache à la série des tétradrachmes d'Alexandre de Tépoque postérieure qui offrent aussi la fleur de balaustiuni, PO et un nom de magistrat écrit en entier, tandis qu'il n'existe point de statères d'Alexandre ialexandrées) correspondants; ceci fait supposer que les Rhodiens, tout en fabriquant des tétradrachmes à l'empreinte d'Alexandre, frappaient des statères à l'empreinte de Philippe, parce que ceux- ^i circulaient mieux que les statères d'Alexandre. II y a de la même période des tétradrachmes d'Alexandre au signe de Clazomëne auxquels correspond Fautre philippe déjà mentionné.
11 y a encore plusieurs philippes marqués des menées petits typ^ que portent les tétradrachmes d'Alexandre frappés dans la période postérieure par les villes de i'Asie JHineure occidentale (cfr le S suivant au no 309), tandis qu'il n'existe pas de statères d'Alexandre de ces villes. On pourrait en conclure que dans cette période il était usuel de frapper des monnaies d'or à l'empreinte dp Philippe ainsi que des monnaies d'argent à celle d'Alexandre. Hais il faut observer que les mêmes petits types peuvent aussi désigner des villes en Grèce, quils se trouvent presque tous sur les pièces d'argent et de bronze de Philippe, notamment sur les didrachmes qui ne furent frappés que sous son règne, et qu'il existe des statères d'Alexandre offrant la plupart de ces mêmes petits types, qui par différentes raisons doivent aussi être rapportés aux provinces européennes. Il n'y a ainsi pas assez de raison pour supposer, que les philippes aient été répétés dans la période postérieure par beaucoup de villes ou en grand nombre. La fabrique n'offre point d'indication sûre pour fixer la période de la fabrication des philippes comme elle en offre pour les tétradrachmes d'Alexandre.
Les imitations barbares des monnaies de Philippe, fabriquées par les peuples pannoniens et gaulois, dans les pays desquels on les trouve, ne sont* pas du ressort de cet ouvrage.
Parmi celles-ci, qui sont aussi nombreuses que variées, il y a cependant beaucoup qui approchent de bien près des monnaies propres de Philippe et qui ont son nom justement rendu, quoi* qu^elles soient d'un travail grossier et peu grec et que les traits de la tête au droit ainsi que les proportions des figures au ^. y soient souvent altérés.^ On pourrait supposer que ces monnaies fussent frappées au^ extrémités des états de Philippe, dans les contrées septentrionales de la Macédoine ou dans l'intérieur de la Thrace, où la civilisation grecque ne pouvait pas être bien avancée sous Philippe. Il n'en est pourtant guère ainsi. On se serais alors attendu à trouver sur ces monnaies des signes particuliers désignant des villes dans ces pays moins civilisés. Hais de tels signes ne s'y rencontrent pas; les signes sont les mêmes que sur les monnaies d'empreinte grecque pure, et ils appartiennent à des villes où florissait la civilisation grecque ^^; aussi les voit-on répétés sur les pièces plus barbares à légendes confuses. Il est donc vraisemblable que les monnaies de ce genre soient frappées dans les mêmes pays que celles qui sont entièrement barbares, et la raison de leur supériorité sur celles-ci doit être qu'elles proviennent de peuples dont la civilisation était plus avancée, ou qu'elles soient exécutées par des graveurs plus habiles.
Classification des monnaies de Philippe IL
Quant aux monnaies de Philippe qui portent les mêmes signes de villes que celles d'Alexandre le Grand, (et il en est ainsi
^ De ces pièces en or il existe aussi des demi-statères et des quarts de sta*
tère aux mêmes types que les statères; on y voit quelquefois la tète d*A-
pollon sans couronne et le char attelé d'un seul cheval. ^0 On trouve le plus souvent sur les statères le foudre et une corne qui dé-
si^çnent Pella et Cœla dans la Chersonèse, sur les didrachmes le flambeau
de course, signe d'Amphipolis.
Nos 28-48.^ Âmphipolis. Voy. p: 127-131.
No. 49-58. 6 (Amphipolis.) Voy. p. 131-32.
No« 59-74.^ (Eïon.) Voy. p. 133-34.
No 75. 8 T r œ 1 1 u m. Voy. p. 134-35. »
No. 77-85.^0 Héraclée Sintlque. Voy. p. 135-37.
No.86.89." Philippes. Voy. p^ 137.
No90. ^^ Âpollonie. La tête d'une peau de lion ne se trouve pas comme type sur d'autres monnaies des pays qui étaient soumis à Philippe II que sur une pièce d'argent qui au ^. porte ADOA dans un carré divisé en quatre parties et qui sans doute est frappée à Apollonie en Macédoine ^^; il faut donc donner le présent statère à cette ville. N. Borrell qui a publié la monnaie autonome la rapporte à Apollonie non loin d'Olynthe, mais elle peut tout aussi bien être de la ville du mémo nom en Mygdonie. Si le stalère de Philippe appartient
6 No 28. Munich. 29. Cat. de Welzl no 2697. 30. Becker. 31. Paris. 34. Fox. 35. Mionn. no 75. 36. Mionn. no 7]. 38. Paris. 39. Munich, banque de Lcondres. 40. Mus. brik., Mionn. no 76. 41. St. Pctersbourg. 42. Paris. 43. Mus. brit., Mionn. no 74. 44. Paris, la Haye, Gotha. 46. Paris, Copenhague. 47. Timoni. 48. Paris.
^ No 49. Mus. brit., Leake. 51. Mionn. no 918, S. no 531. 54. Mus. brit., Mionn. no 60. 56. La Haye. 57-58. Paris.
"7 No 60. Mus. brit. 64. Paris. 68. Berlin, Rollin, Hofman. 69. Banque de Londres. 70. Munich. 72. Paris. Sur le no 73 le trident est combiné avec le monogramme.
^ No 75. Mus. brit., Dresde, Feust.
^ Chez Mionnet (Suppl. no 65) on trouve cité un didrachme de Philippe II avec une fleur et un cygne; la fleur est sans doute le symbole de Trielium et le cygne le type connu des petites monnaies d^argent sans nom, qui diaprés les trouvailles doivent avoir été frappées dans la partie de Macédoine où était situé Trœlium, cfr p. 133 note 42.
^ No 78. Mus. brit., Berlin. 79. Mus. brit., Copenhague, Prokesch. 81. Voy. p. 338 note 20.
11 No 86. Mus. brit., Rollin. 87. Thomas coll. no 1010. 89. Mus. brit., Copenhague, Mus. Thorvaldsen.
19 No 90. Gotha.
13 Num. Chron XI p. 57 no 1. Cfr Les monnaies d'Alexandre p. 141, no 179.
au même lieu d^cmissiony on doit préférer la dernière ville, la première ayant été détruite par ce roi. '^
No» 91-102.** Acroathon. Voy. p. 138-40. Le monogramme des no« 95-96 se trouve sur m» 18, 73 et 83. Pour le pédum et le simpulum sur les tio» 101 et 102, voy. p. 151 et 199.
No- 103-5. *« Téroné. Voy. p. 142.
No. 106-7. " S c i n é. Voy. p. 143.
No. 108-14. «8 M en dé. Voy. p. 144
No. 115-19.^9 Therma. (Thessalonique.) Voy. p, 144-46.
No. 120-23. 20 Pélagonia. Voy. p. 147-48.
No. 124-27. 21 D i u m en Piérîe. Voy. p. 448-49.
No. 128-31. 22 Héracléum eh Piérie. Voy. p. 149-50.
No. 132-155. Villes incertaines de Macédoine. N» 132.23 Bouclier macédonien, voy. p. 150. No 133.2« Pcdum, voy. p. 151. No. 134-38.2-'» La jambe de bouc sur ces pièces est sans doute appliquée au lieu d'un bouc26, qui est un type général sur les anciennes monnaies de Macédoine 2^ et
»* Cfr p. 364 notes 8-9.
id No 91. Rollin. 92. Paris. 95. Scstini IMus. Hederv. p. 122 no 15. 96.
Steinla. 97. Paris. 98. St. Pétersbour^. 99. Mus. brit. , I9 Haye. 100.
Paris, Rollin. 101. Munich.
(6 No 103. Mionn. no 91. 105. Gotha, Steinla, Feust. ^7 No 106. Vienne, Cçpenhague, Whelan. 107. Munich, ^s No 110. Vienne, Berlin, St. Pétersbourg. 113. Banque de Londres. 114.
Mus. brit. Dans le cat. de la collect. de P. van Damme (Amsterdam 1807)
no 39 est encore cité un statére avec un canthare et AP» ï» No 118, Beriin.
^ No 120. Mus. brit. 122-23, Sestini Mus. Uederv. no 26 og 32. 2» No 124. Mus. brit. 125. Cat. de Welzl no 2439. 127. Mus. brit., Vienne. ^ No 128. La Haye, cfr le cat. de P. v. Damme no 40. 130. Munich. 131.
Cat. de Welzl no 2447. * «« No 132. Mionn. S. no 53. 2* No 133. Mus. brit.
Sft No 134. Mus. brit. 135. Munich, Prokesch. 136. Munich. 137. Mus. brit.,
Munich, Prokesch. 138. Munich.
^ Réduction motivée par I^espace étroit de la monnaie, de même que le pied
de bélier tient lieu da bélier snr les petites monnaies de Cranium en Ce-
phalénie. Cfr p. 211 note 13 et p. 347 note 60. « Voy. p. 107 notes 3, 4 et 6.
doit désigner une ville de ce pays, soit qu'on le regarde comme un symbole de Pan ainsi que le pédum s^r le n» précédent, soit qu'on le mette en rapport avec les traditions des rois ^. On trouve le monogramme AP sur d'autres monnpies de Philippe frappées dans des villes macédoniennes C^^* 19 et 74},' et la lyre peut s'expliquer d'une ville chalcidique (v. p. 152}. No 139. Une plante, poussant du plan sur lequel est placé le cavalier, ne se trouve que sur les monnaies macéda-* niennes avant Philippe II ^. N»* 140-44.30 Feuille de lierre, voy. p. 153. Nos 145-51.3^ La lune, voy. p. 153-54. Nos 153- 55.32 Aplustre33, voy. p. 154-55.
La Thrace.
No- 156-57.34 Abdère. Voy. p. 155-56. Pour le fer de lance ajouté sur le no 157, voy. Cardia no 170 s.
No» 158-65. 35 Maronée. Voy. p. 158.
No» 166-76.36 Cardia. ^ Voy. p. 159s.
Nos 177-79. 37 Crithote. Voy. p. 164-65. Le monogramme IM38 se trouve sur le didrachme *du même type no 171, Trappe dans la ville voisine de Cardia.
« Cfr Eckhel Doctr. n. v. lï p. 124-25.
^ Sur les pièces d'argent sans nom, ayant au droit un cavalier, au 1^. un lion à mi-corps.
^ No 142. Feust. 143. Prokesch. 144. Berlin.
31 Ko 146. Golba, 151. Paris, Vienne.
^ No 152. Munich, Mus. Thorvaldsen, Thomas coll. no 1013.
^ Le monogramme 7^* sur le no 155 est dans Numism. des rois gr. p. 20 ad pi. XII, 12 à tort cité comme composé de nPl sur les pièces de travail grossier il ressemble quelquefois à un F, v. Mîonn. no 83.
3* No 156. Wionn. no 39. 157. Paris, Mus. brit.
35 No 162. Mionn. S. n* 532. 163. Timoni. 164. Mus. brit. 165. Munich, Leake.
36 No 166. Munich. 167. Mionn. no 659. 168. V. p. 335 note 5. 170. Vienne. 172. Paris, cfr p. 337 note 10. 174. Munich. 175. Gotha.
37 No 177. Mus. brit., Munich. 179, Paris, Mus. brit.
3S Ce monogramme, qui se trouve souvent sur les monnaies de Philippe, offre quelquefois le iéta séparé du my. No 179 est incorrectement décrit dans Numism. des rois gr. p. 1^0 ad pi. XII, 14.
dans sa possession avant la dernière campagne en 339; alors Thëbes, qui avait rompu l'alliance avec lui, reçut une garnison macédonienne et devint le point central du pouvoir de Philippe en Hellade; les autres villes qui avaient été dépendantes de Thèbes réorganisèrent Tancienne ligue béotienne (cfr p.. 368).
No 209.» Ckalcis en Eubée. Voy. p.210.
No210.û6 Histiée en Eubée. Voy. p.210.
Incertaines.
No« 211-251. Les six types accessoires de ces monnaies, qui ont P ou P* ajouté, doivent par préférence être rapportés à la Macédoine, notamment à la partie sud-est de ce pays, et se* rattachent ainsi à la série noi 132-155; voy. les monnaies d'Alexandre p. 189-90. N-i 211-15.^^ Dau phin, vôy. p. 190. 216-32.^ Couronne, voy. p. 191-92. Il est probable que sur les dioboles m* 227-32 la couronne indique la ville et la lettre qu'elle renferme le magistrat, comme sur les autonomes de Phocide et de Sicyon (cfr p. 47-48), parce que P, A, A et T sont les mêmes que sur les didrachmes, E et M les. mêmes qui sont associés au signe de ville suivant (sur les n«' 238 et 210) et à d'autres signes de villes macédoniennes, et qu'on voit par les globules sur les no» 217 et 218 qu'en dédans de Temblème de la ville on a placé des marques qui ne regardent pas la ville. Les n»* 224-25 sont peut-éire frappés en alliance avec la ville de Téroné, v. nos 103 s. N»» 233-40. ^Chapeau
** No 209. La Haye. M No 210. Berlin, la Haye, Copenhague.
^ No 211. Paris, Vienne, Christiania. 213. Mionn. no 51, Cat de Welzl no 2455. 214. Vienne, Timoni, Fox.
M No 216. Paris, Fox. 217. Vienne. 218. Vienne, Munich, Dresde. 219. St. Pétersbourg, Stockholm, Cat. de Welzl no 2456. 220. Stockholm^ 221. Paris, Gotha, Sestini Mus. Hedenr. no 20. 223. Gand. 224. Cat. de V^elzl no 2454. 225. Gotha. 226. Mus. brit., Dresde, Gotha. 227. Stuttgart. 232. Gotha.
^ No 233. La Haye. 236. Paris. 237. Mus. brit. 238. G. van Bockhel, Sestini Mus. Hedor?. no 28, Cat. de Welzl no 2446. 239-40. Munich.
pi al, voy. p» 192. Not 241-44. «> Branche, voy. p. 192. No» 245-50. 61 Epi, voy. p. 193.62 N» 251.63 Hache d'armes, voy. p. 193!
Noi 252-262. Cea quatre petits types peuvent aussi être rapportés à la partie sud- est de la Macédoine à cause de leur union avec d'autres signes qui y appartiennent. N<»* 252-56. ^^ Arc, voy. p. 195. N*» 257-58. ^^ A m p h o r c pointue, voy. p. 195. No» 259-61.66 Pégase à mi-corps, voy. p. 195-96. N» 262. 6*7 Ce symbole jse trouve comme signe sur une des anciennes monnaies do Macédoine 63; aP est aussi placé sur le no 98 d'Acroathon.
Nos 263-273. Les petits types sur ces no» indiquent des villes hors de la Macédoine, à ce qu^il semble, ou sont de signification incertaine. N»» 263-64. 6^ Une cigale se trouvant
comme symbole accessoire sur les monnaies autonomes d'Abdére, de Chersonése et de Thasos, elle indique sans doute une ville au sud de la Thrace. No» 265-67.^^ La tête du soleil radiée ne se rencontre pas comme type sur les monnaies des villes de Macédoine ''i ou de Thessalie, mais de Thrace, ainsi sur celles de Seslus"^ et de Lysimachia. ^^ Le soleil
^ No 242. Mus. brit., Berlin. 244. Mus. brit.
« No 247. Paris. 248. Munich.
^'^ Le no 248 portant deux monogrammes, il y a raison de prendre l'un pour un signe de ville, cfr p. 380 note 40. KK peut signifier Célétrum en Macédoine, voy. les monnaies d^Âlexandre p. 151. Cfr p. 376 note 2.
«3 No 251. La Haye. «* No 253. Voy. p. 337 note 12.
«5 No 257-58. Paris. ^ No 259. Voy. p. 338 note 16. 260. Mionn. no42.
«7 No 262. Mus. brit.> Leake, Mionn. S. no 488.
^ Qui & pour type la partie antérieure d'un taureau couché, v. Mionn. pi. XLVI, 1. Cfr p. 107 note 6.
6» No 263. Turin, Perier. 264. Copenhague.
''O N» 265. Mus. brit., Mionn. no 31. 266. Dresde, Koch. 267. Mus. brit.. Roilin, Sestini Mus. Hederv. no 13.
■^^ Cfr p. 324 note 9. '3 Voy. le cat. de Welzl no 1552 (sous Sala):
'^^ Sestini Descr. n. v. p. 81 no 6. La tête du soleil est aussi le type d^une monnaie frappée par Philippe V qui avait la Thrace méridionale dans sa possession.
indique sans donte le même lieu d'émission. ^^ N* 268. '^
Thyrse, voy. p. 201. N" 269-70.'» Double léle, voy. p. 217. N*« 271-73.^ Ces signes ne se rencontrent pas sur les monnaies des villes ou dés rois qui sont du ressort de cet ouvrage. '^
N»' 274-284. ^ Pour la question si les lettres et monogrammes sur ces n<» indiquent des villes ou des personnes, il est difficile d'en rien décider. Si l'on examine les autres monnaies de Philippe, on verra que la lettre A indique souvent une personne et qu'elle se trouve dans cette signification sur les monnaies d'Ampbipolis n«i 32 s. ensemble avec une antre lettre ou monogramme, ensuite que H sur le n» 280 et les monogrammes sur les noi 282-84 sont des marques de personnes, à ce qu'il semble, sur les no^ 35, 99 et 247. 11 se peut donc que ces monnaies soient dépourvues de signes de villes. De l'autre côté il faut observer que ces pièces pour la plupart portent deux lettres ou monogrammes, tandis que les autres monnaies de Philippe, si l'on excepte celles d'Amphipolis, ne contiennent en général^ qu'une seule marque de personne; il y a ainsi lieu de prendre A ^^ et IIAP (sur le m 284) pour des signes de villes. flA (sur les n»' 282-83) se rencontre souvent sur les monnaies d'Alexandre (y. n<» 1627 s.)» de Philippe m (v. nos 135 s.) et de Lysimaque, tant isolé qu'avec d'autres
''* Lo Btatère qu'on trouve cité dans Num. des rois f^r, p. 19 ad pi. XII, 2 et
ailleurs comme ayant pour signes la tête du soleil et le monogramme Ai^
appartient sans doute à Phères v. n» 205.
''^ No 268. Paris, Rollin.
76 No 269. Mus. brit,. Vienne, Six van Hilligom. 270. Pirris. ■^î No 271. Paris. 273. Berlin, cfrp.337 note 9. 7^ Aux précédents il faut encore ajouter deux didrachmes,run cité chez Mionn.
no 63 ayant un bouclier et une épée en sautoir, Tautre au cab* imp. de Vienne,
portant M et un symbole indistmct.
•^9 No 274. Wiczay Mus. Hederv. no 2780. 276. Mionn. no 64. 277. Sestini
Desci*. n. v. p. 134 no 34. 280. Mus. Theupoli no 1214. 281. Turin. 284.
Munich.
M Pour les nos 26, 183 et 248, voy. p. 127 n» 15, p 380 note 40 et p. 383 note 62. ^1 Le cercle qui entoure A sur lo no 278 peut être pris pour un cadre, v. p. 48.
m^mg^^mmma^Êmrmffm
l^^e^ ou monogrammes. Il y assez de villes dont les noms commencent par les lettres nommées^ mais le choix qu'on en ferait serait difficile à motiver.
No» 285-295. ^^ Les lettres n et monogrammes sur ces n*»» sont sans doute, à regarder comme des marques de personnes, puisqu'ils ont cette signification sur d'autres monnaies de Philippe. Les marques des n»* 285-93 se trouvent ensemble avec des signes de villes macédoniennes; ces monnaies doivent donc plutôt être rapportées à la Macédoine qu'aux autres pays. Le monogramme du n» 294 se .rencontre sur des pièces et de la Ha* cédoine et de la Chersonèse (v. no» 21-22, 171-72 et 179) et
celui du no 295 sur un statère de Coela Cn"* 181).
Nos 296-307. ^ Ces monogrammes ne se trouvent pas sur leâ autres monnaies de Philippe, et il n'y a d'ailleurs rien qui puisse décider s'ils indiqlient des personnes ou des villes. ^ Les monogrammes des no» 302-4 et 307 se retrouvent sur diverses monnaies d'Alexandre frappées en Grèce, mais il est difficile d'en tirer aucun résultat.
Asie Mineure.
Sur les philippes frappés après le temps de Philippe par les villes de commerce sur la côte occidentale de l'Asie Mineure, voy. p. 373.
No 308. Rhodes, voy. p. 260 et p. 371.
No 309. Clazomène, voy. p. 244 et p. 371. Le fer de lance indique une alliance avec Lysimachia, cfrp.l59s. et p.
»> No 285. Paris. 287. Mionn. No 32 et 41. 289. Munich, Mud. Thorvaldsen.
290. St. Pétersbourg acad. , Mas. Lavy no 1330. 293. Copenhague. 294.
Paris, Rollin. 295. Paris.
82 No 296-97. Vienne. 298. Vienne, voy. p. 338 note 17. 299-300. Turin.
301-2. Mus. brit. 303. Mus. brit., Dresde. 304. Munich. 305. Cat. ofBor-
rells coll. no 46. 306. Banque de Londres. 307. Milan. ^ HM sur les nos 297-98 peut s'expliquer d'Emathia Cfl^<«^/a) en Macédoine.
Steph. Byz.
II est possible que plusieurs des philippes que nous avons classés dans le précédent soient frappés par les villes de la même partie de TAsie Mineure dans une époque postérieure. ' On peut ainsi attribuer n» 77 à Héraclée en lonie, n« 86 s. à Cnide, m 91 à Coloné en Troade, n«« 156-57 à Téos, n«> 176 et 190 s. à Ephése et n» 260 à Lampsaque, parce que de pareils petks types se trouvent sur les tétradrachmes d'Alexandre frappés par ces mêmes villes dans la période postérieure. Les m* 265, 268 et 303-7, rangés parmi les incertaines, peuvent aussi appartenir à cette classe, puisque les signes qu'ils portent ne se rencontrent pas sur les monnaies d'argent ou de bronze de Philippe. Hais comme il n'y .a pas de raisons majeures pour rapporter ces philippes à l'Asie, nous avons préféré le classement à la Grèce comme le plus simple, cfr p. 374.
semblable qoe les types monétaires d'Alexandre le Grand aient été changés immédiatement après sa mort, que les types de ces monnaies, tout en différant de ceux d'Alexandre, conyiennent bien à Philippe ff, que les signes qui s'y trouvent s'accordent mieux avec ceux sur les statèrcs et les didrachmes reconnus de Philippe II qu'avec ceux sur les moi^naies d'or et d'argent de Philippe m aux types d'Alexandre, enfin que les monnaies d'argent d'après le poids appartiennent toutes au système éginétique usité sous Philippe II, mais remplacé sous Alexandre par le système attique.
On ne peut s'étonner qu'il n'existe point de monnaies d'or au-dessous du statère au nom de Philippe III, puisque les fractions de statère qui nous sont conservées d'Alexandre le Grand sont très rares. Du reste il est possible que sous le règne de Philippe III on ait frappé des quarts de statère correspondant à ceux de Philippe II, comme les mêmes types se trouvent aussi sur les monnaies d'Alexandre, seulement employés . d'une d'autre manière.
Les monnaies de bronze probablement frappées sous Philippe III sont:
1. ^..4-3. Télé imberbe, les cheveux ceints d'un bandeau, quelquefois ayant une petite corne sur le front ^. 01- AirrOY ou BA2IAEQ2 (PIAirrOY Cavalier nu galopant.
2. M. 4-3i. Tête laurée d'Apollon. ^. (PIAIPrOY Même cavalier que sur le ^. précédent.^
3. M. 2-1}. Tête imberbe d'Hercule couverte de la peau de lion. ^. Même légende. Massue et carquois.^