‹ Numismatique d'Alexandre le GrandChapitre 9 sur 21 · Télradrachme. Tête d'Alexandre (avec des cornes d'Am · texte numérisé non relu

Télradrachme. Tête d'Alexandre (avec des cornes d'Am

mon) coiffée d'une peau d'éléphant. Ç-. AAEEANAPOY.

Jupiter tipnant, portant l'aigle sur la main dr. , le sceptre

dans la g. Avec les signes suivants. Devant la figure,

Taigle sur le foudre; sous le siège A. ^ Devant, le foudre;

sous le siège kN.^ Devant, le foudre; sous le siège OP.*^

Devant, le Pégase; sous le siège 191.^

Ceux-ci ne se distinguent des tétradrachmes ordinaires d' Alexandre que par la tête sur le droit laquelle il faut regarder comme représentant Alexandre conquérant de TEgypte^'^. Leur rapport à l'Elgypte se confirme par leur analogie avec les no* suivants 22-23 lesquels, d'après les endroits où ils ont été trouvés et les signes qu'ils portent', doivent être regardés comme : frappés dans ce pays; ces derniers ont sur le droit une tête pareille, sur le Qr. devant la figure l'aigle sur le foudre, tel qu'il se trouve sur le premier cité sous no 21 , et l'un d'eux offre encore le même monogramme insolite que le second ci- dessus. L'aigle sur le foudre semble donc devoir être considéré comme signe de Ptolèmèe Soter, de même que le lion à mi-corps, l'ancre et d'autres emblèmes sur un nombre des tétradrachmes ordinaires d'Alexandre sont les signes de Ly-

^'^ V. Appendice § 1-2. Elles sont ordinairement regardées comme étant de

Philippe m ou V.

B3 Cab. royal à Munich. ^ Collection de Timoni à Vienne.

^& Publiée par Borrell dans Num. Chron. III p. 145. ^ Publiée par Cadalvene Rec. p. 260, Cousinéry Voy. I pi. IV, 2, et dans Num.

des rois gr. pi. XVII, 1.

^'^ Sur quelques-uns l'extrémité de la corne d'Ammon semble sortir sous la

peau d'éléphant.

do

simaqae et de Seleucus^, d'où s'ensuit que ces monnaies n*ont été frappées qu'après la mort d'Alexandre. Les deux derniers ont été regfardés par les éditeurs comme frappés en Carie, OP sur l'un ayant été expliqué de la ville d'Orthosia et le monogramme sur Tautre d^Apollonie. Mais le foudre, ajouté aux lettres OP, ne se trouve pas plus sur les monnaies d'Orthosia, que le Pégase ajouté au monogramme ne se voit sur celles d'Apollonie; il est donc plus probable que les signes sous le siège suivant l'analogie des deux premières pièces indiquent des magistrats. Par la fabrique ils diffèrent tout autant des tétradrachmes frappés dans la partie occidentale de l'Asie Mineure, quils correspondent à ceux frappés en Phénicie et en Egypte après le règne d'Alexandre.^

22. Tétradrachme. Tête d'Alexandre avec des cornes d'Ammon et coiffée d'une peau d'éléphant. tfr. AAEZANAPOY. Athéné Promachos. Devant, l'aigle sur le foudre. Avec beaucoup de signes différents.

23. Drachme, Mêmes types et même légende.. Avec divers signes.

Les numismatistes ont été divisés d'opinions sur le roi auquel il fallait donner ces monnaies. MM. Eckhel^ et Yisconti^^ les ont regardées comme frappées par Alexandre II d^Epire, avis auquel, après un examen approfondi, s'est rangé M. Lenormant^^. M. Cousinéry^ a montré qu'elles devaient être frappées sous Ptolémée Sotcr en Egypte, opinion appuyée dans les derniers temps par M Pinder^^ M. Borrell les a attribuées à Ptolémée

» V. S 23 no 350 suiv. et § 38, no 1485 suiv.

^ De la IVroe classe, cfr $2 et 16. — M. Lenormant qui dans Num. des rois gr. p. 31 avait aussi rapporté la dernière monnaie à ApoUonie en Carie, changea ensuite d^opinion et la supposa frappée par Ptolémée Seter en mémoire d^Alexandre, v. p. 45 (col. 1 au bas).

^ Numi vet. anecd. p. 104-5; Doctr. n. v. H p. 175.

«^ Iconogr. gr. Il p. 88. ^ Num. des rois gr. p. 45.

83 Voy. en Macéd. I p. 246 suiv.

«^ Bcitrâge zur flU. Mfinzkunde (1851) I 6. 1 H. p. 222 suiv.

Alexandre IX.^ Le type au Ç*. et la fabrique parlent en fa** veur de Tatlribution à i'Epire. L'aigle sur le foudre, qui se trouve sur toutes ces monnaies, est le type monétaire et des rois d'Epire et des Ptolémées. Les attributs de la tête, la peau d'éléphant et la corne d'Animon, conviennent mieux à l'Egypte, et il est plus difficile d'expliquer la signification et l'origine de celte tête sur la monnaie d'un roi d'Epire que sur celle d'un roi d'Egypte. Dans cette incertitude il faut surtout faire entrer en considération que suivant H. Borrell ces monnaies se trouvent fréquemment en Egypte mêlées à d'autres monnaies de ce pays, mais selon son expérience jamais en Grèce, témoignage avec lequel s'accorde celui de M. Cousinéry, A cela on peut encore ajouter qu' à plusieurs égards elles se rattachent aux tétradrachmes précédents (n» 21) que personne n*a attribués à rEpir4^, et que plusieurs des signes qu'on y voit souvent placés, tels que le casque corinthien et le bouclier oblong, se trouvent également sûr les monnaies de Ptolémée Soter^. Par les raisons alléguées on doit donc rapporter . ces monnaies au règne de Ptojémée Soter. La fabrique, le poids, Pomission du nom de Ptolémée et du titre royal sont cause qu'on ne pourra les attribuer à Ptolémée AÎexajidre IX à qui M. Borrell les a données.^"^ H. Pinder pense que la tête représente le jeune Alexandre, fils de Roxane, qui était reconnu roi d'Egypte jusqu'en 31 1 ; mais le caractère de cette tête convient moins à celui-ci qu'a Alexandre le Grand que MM. Cousinéry et Lenormant y ont aussi reconnu.^ Ces monnaies, sur le Qr. desquelles le type d'Alexan-

66 Kum. Cliron. VU p. 133.3fk

66 Le bouclier souvent sur les moanaies d^or, d'argent et de bronze; le casque p. e. sur une pièce de bronze avec la méhic tête sur le droit, gravée pi. IV, 7 dans Cousinéry Voy. en Macéd. I.

67 Ce qui a été démontré par M. Pinder I. c. note 64 p. 222-23.

68 A la vérité la tête a ordinairement l'air plus jeune et le nez plus délicatement formé que sur la plupart des tétradrachmes d'Alexandre; mais le front proéminent sur les yeux enfoncés et tout le caractère de la tète ne permettent cependant pas de la considérer comme celle d'un jeune garçon (Alexan-

ire le Grand est changé, saccèdent probablement à celles citées sons, no 21 et remplissent Tépoque jusqa'en 305 où Ptolémée Soter commença à battre. des monnaies. particulières diaprés un autre système monétaire.

24. JE. 3. Tête d'Alexandre coiffée d'çne peau d^éléphant. ^. AAEZANAPOY. La Victoire debout, une couronne dans la main dr., un bâton de trophée au bras g. Sans signe, ou avec une ancre.*®

Ces monnaies, qui par le ^. se rattachent aux stalères d^Alexandre^ et par le droit aux précédents nos 21-23, doivent être regardées, ainsi que* ces dernières, comme frappées sous Ptolomée Soter en Egypte.''" De même que les précédentes elles ont été attribuées à Alexandre II d'Epire^^ et à Ptolèméè Alexandre IX ''^.

25. M. 2. Tête de Jupiter Ammon. Q*. BA. Aigle C^ur le foudre ).''3

Cette pièce qui se trouve attribuée à Alexandre le Grand ''^

' a sans doute, eu égard à la fabrique et aux types, été frappée

en Egypte sous le premier Ptolémée. Par la légende, abrévia-

dre n'avait que 12 ans lorsqu'il fut tué). Il est aussi peu vraisemblable que cet enfant eût été représenté sur les monnaies avec des attributs divins, tandis que sur les monnaies qui portent le nom de son co-régent Philippe Arrhidée on ne mettait pas le portrait de calui-ci, mais conservait la tête (d'Hercule ou d'Alexandre) avec la peau de lion. Si même, diaprés Pusage hiératique et traditionnel, un roi enfant pouvait être représenté sur un monument égyptien national sous les formes d'un homme fait et d^un dieu, ceci ne pouvait guère se faire dans «ne production de l'art grec. Les cornes d'Ammon n'appartenaient qu'à Alexandre le Grand seul comme fils d'Ammon, diaprés la décision de l'oracle; avec ces cornes il fut probablement représenté sur les monnaies de Lysimaque, et souvent dans le temps postérieur.

^® La 1ère dans la collection de Timoni à Vienne, la 2de publiée par Pcllerin Rois pi. VI, cfr Alionn. VI p. 29 n» 235, Cousinéry Voy. en Macéd. I pi. IV, 2.

'" Cfr Pinder U c. (note 64) p. 224 note f.

'1 Par Eckhel Doctr. n. v. II p. 175.

''^ Par Pellerin et Mionnet 1. c. note 69.

''^ Deux -exemplaires dans le cabinet des médailles de Copenhague, Ramus Catal. ï p. 127 no 42::

74 Mionn. S. 11! p. 222 n» 402.

tion du litre royal, elle se rattache aux motinaîes conteeapdrairif^

des rois de Macédoine et de Syrie, cfr n<» 10 et 11 suîy*

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