‹ Numismatique D'alexandre Le Grand - Vol IIChapitre 14 sur 32 · SL · texte numérisé non relu

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“senta comme libéraleur du joug des Perses. Partout il s’appuyait sur la démocralie dans les villes et en chassait les oligarques el les tyrans dépendant des Perses. Il est expressément rapporté de quelques villes et provinces, qu'elles recouvrérent leur ancienne constitution démocratique que les Perses avaient renversée!®, d’autres qu’elles oblinrent la franchise d’impôts 1%. Même les villes qui s’élaient rangées du parti des Perses, ou qui étaient connues pour leur avoir été dévouées, eurent leur pardon et la liberté. La Carie après avoir été conquise fut cédée à Ada, veuve du roi Idriée, comme un royaume à part, tandis que les villes oblinrent une constitution démocratique. La Lycie, dont les villes avaient formé une ligue autonome qui s’élait bornée à payer un tribut aux Perses, ayant pris de bon gré le parti d'Alexandre*? ne peut avoir été privée de sa liberté par celui-ci. Les villes grecques de PAsie Mineure avaient eu le droit de monnayage sous la dominalion des Perses; on ne peut supposer qu’Alexandre les en ait dépossédées, et il y a assez de monnaies aulonomes de ces villes qui s'accordent avec Ie temps d'Alexandre. II à été exposé dans le $ précédent, qu'il n’est pas probable que des villes autonomes en général aient frappé les monnaics d'Alexandre de son vivant. L’examen des monnaies d'Alexandre elles-mêmes nous fail aussi présumer, que sous son règne elles* n’aient pas été frappées par les villes de l'Asie Mineure, nommément pas dans les pays occidentaux, Parmi les tétradrachmes mentionnés plus haut, qui d’après la fabrique (classe D) datent probablement du vivant d'Alexandre, il ny a aucun offrant quelque signe de ville qu'on serait obligé de rapporter à l'Asie Mineure. De l’autre côté, les tétradrachmes qui d’après les types et les: initiales de villes qu’ils portent (v. p. 38) sont reconnus comme

‘18 P.e. Sardes et la Lydie, Ephèse, Soli, Mallus.

19 Ainsi les villes cariennes et Mallus. 2% Comme Lampsaqne, Zéleia, Soli. 21 Droysen I. c. p.134. *% Droysen 1. c. p. 136.

3 C, à d. telles qui furent marquées des signes de villes, v. p. 60-61,

frappés dans les villes occidentales, se distinguent par une fabrique (classe V et VI) qui s'éloigne non seulement des tétradrachmes appartenant au règne d'Alexandre, mais aussi des autres monnaies d'argent frappées dans l’Asie Mineure dans la période antérieure à Alexandre et dans celle d'Alexandre même, comme par les rois de Carie, par les tyrans d’'Hcraclée Pontique et par plusieurs des mêmes villes?!; dans le $ suivant il sera demontré qu’ils se rallachent aux monnaies d’une époque postérieure. D'autres télradrachmes d'Alexandre qui par différentes raisons doivent être rapportés à la Lycie et à la Cilicie, peuvent bien, d’après la fabrique, être du règne d'Alexandre, mais on peut tout aussi bien les attribuer à la période suivante. Après la mort d'Alexandre Antigonus et Euménèés se dispulèrent d’abord le pouvoir dans PAsie Mineure, depuis 316 Autigonus en resta seul maître. Dès lors ce n’est plus le respect des chefs macédoniens pour la liberté et les droits des peuples qui peut servir de raison pour que les monnaies d’Alexandre n’aient pas été frappées dans les villes grecques en Asie. Anticonus régnait en maître souverain malgré $es décrets réitérés que les villes grecques resteraient aulonomes. Il n’y eut que peu de villes qui, comme Rhodes ® et Cyzique*f, pussent maintenir leur liberté par la force. Quand on examine les monnaies. d'Alexandre, on trouvera qu'il y en a un nombre qui à juste raison doivent être rapportées à la Lycie et à la Cilicie, et qui, comme celles de Philippe Arrhidée avec des signes correspondants, peuvent avoir éte frappées dans celle période. Mais par plusieurs raisons on ne saurait supposer que des monnaies d’Alexandre aient été frappées par les villes des provinces occidentales avant 306. Les tétradrachmes qu'on peut y rapporter avec certitude Cvoy. p. 38) sont d’une fabrique bien différente de celle qui était propre aux provinces du midi et portent le cachet

# P.e. les pièces de Cyzique, de Mytilène, d'Ephèse, de Samos, de Cnide, plusieurs de Chios, de Cos et de Rhodes etc.

‘5 Voy. $'13 p. 87. :6 Cfr $ 30 Cyzique nos 910-11,

d'un temps postérieur; quelques-uns sont émis par des villes fondées après et offrent des lettres introduites plus tard (voy. p. 77-78). Siles monnaies d'Alexandre élaient frappées dans les contrées occidentales pendant cette période, on devrait s’alttendre à trouver les monnaies contemporaines de Philippe HE émises dans ces mêmes pays; mais il n’existe point de monnaies de ce roi offrant des signes de villes dans l'Asie Mineure occidentale,

La Syrie, la Phénicie et la Palestine furent soumises à la domination d’Alexandre après la bataille d’Issus. * Parmi les villes de Phénicie Aradus avec Marathus de même que Sidon, qui se soumirent volontairement, semblent après la conquête avoir eu leurs propres rojis*T; mais le rapport de dépendance où se trouvaient ces rois relativement à Alexandre n’est pas connu. La ville de Tyr, prise après un long siége, perdit entièrement son indépendance et devint la place d'armes la plus importante des Macédoniens sur celte côle. On ignore de quelle manière Byblus et Acé, qui n’opposérent aucune résistance à Alexandre, et les autres villes de Phénicie ont été gouvernées sous la domination macédonienne. De la monnaie aulonome n'ayant pas été ballue par les villes phéniciennes avant ce temps #, il est permis de croire que les monnaies d'Alexandre y furent frappées après la conquête macédonienne. Il y à des pièces d'Alexandre offrant le nom d’Acé qui d’après les années semblent appartenir à son règne (cfr concernant l’ère le $ suiv.). Aussi la fabrique dans plusieurs des tétradrachmes qui portent les signes d’Aradus et de Damas convient au règne d'Alexandre. Après la mort d'Alexandre ces pays furent d’abord gouvernés par Laomédon et depuis l'an 320, ils se e, d'Euménés, d’Antigonus et de Démétrius. Les années sur les pièces.

trouvaient alternativement dans la possession de Ptolémé

%7 V. Droysen Gesch. Alexanders p. 1481-82, 195. Arrien IT, 20.

Le . . . , % #8 Il est connu que les monnaies puniques de ces villes appartiennent à une époque postérieure,

émises par les villes phéniciennes montrent que dans celte période on a frappé des monnaies d'Alexandre dans ces pays. La conquête d'Alexandre embrassait encore la Babylonie, la Perse, la Médie et une partie de l’Inde. Ces pays avaient été soumis au despotisme asiatique, en parlie sous des salrapes perses, en partie sous des rois soit dépendants des Perses soit indépendants. Sous Alexandre le gouvernement de ces pays fut rendu à des satrapes:; des garnisons furent mises dans les villes Iles plus importantes, un nombre de nouvelles cités furent fondées, et des colonies militaires furent établies. La longue campagne exigeait de grandes som-

mes pour payer les armées; les monnaies perses ne pou-

vaient être disponibles en quantité suffisante; dans quelques pays l'argent monnayé n'existait point, et le transport de loccident devait être très difficile. Les trésors énormes amassés par les rois perses et dont on s'était emparé à Babylone, à Suse, à Persépolis et à Pasargade pouvaient fournir assez de métaux précieux au monfayagc. Il est rapporlé que plusieurs fois de grands corps d’armées furent renvoyés avec pleine paie sans compter des dons d'argent. Il est donc vraisemblable que les monnaies d’Alexandre ont élé frappées sous son régne aussi dans les pays orientaux de l’Asie, soit dans les grandes villes conquises, soit dans les nouvelles villes qui furent fondées. Il en était probablement de même dans la période après la mort d'Alexandre où ces pays d’abord se trouvaient sous divers satrapes et depuis l’an 312 pour la plupart étaient réunis sous la domination de Séleucus. % Parmi les monnaies d'Alexandre, nommément parmi celles qui sont sans lype de

29 Voy. $ 19 notes.

30 Ainsi il y avait certainement cause de battre monnaie pendant la longue expédition que fit Antigonus allié à Séleucus en Perse et en Médie contre Euménès, dans laquelle il s’empara des immenses trésors d'Ecbatane (parmi lesquels 5000 talents en argent non-monnayé) et de Suse (des objets précieux de la valeur de 15000 talents).

ville il y a un nombre qu'on peut rapporter à ces pays (v. $ 21 et 41).

L'Egypte qui. avait élé une satrapie perse fut de même après la conquête d'Alexandre administrée par un gouverneur macédonien. Il est pourtant incertain si l’on y a frappé monnaie pendant le règne d’Alexandre; aucun mounayage n'avait eu lieu avant ce temps en Egypte, et les ateliers monétaires des villes phéniciennes n'étaient pas éloignés. Il existe des monnaies d'Alexandre offrant des symboles égypliens, mais elles peuvent aussi bien appartenir au temps suivant (v. $ 39). Après la mort d'Alexandre Ptolémée gouverna l’'Ecypte en maître absolu et se soumit Cyrène dont il anéantit la liberté. IL n’est pas certain si Ptolémée a fait battre des monnaies d’Alexandre à l’empreinte ordinaire; mais il faut supposer que les monnaies au nom d'Alexandre qui offrent des changements des lypes Cv. $5 nos 21-24) aient été frappées en Egvple par Ptolémée dans l’époque depuis la mort d'Alexandre jusqu’en 306. Il existe un statère d'Alexandre au signe de Cyrène qui apparlient peut-être à cetle même période.ÿt

Side

Dans quels pays et villes les monnaies d'Alexandre ontelles été frappées après l'an 306, et pendant quelle époque ?

En 306 les Diadoches prirent le titre de roi, et comme depuis ce temps ils frappèrent tous des monnaies à leurs propres noms, on se serait atlendu à ce que le monnayage des pièces d'Alexandre eût cessé. Ceci cependant n’eut pas lieu, ainsi qu'il a été observé plus haut (p. 52-53). En considérant les monnaies mêmes et en nous appuyant en même temps sur les ren-

SV. $39, Peut-être que déjà avant 306 Ptolémée a frappé monnaie à Cyrène en son propre nom, v, p. 52 note 6.

seignements que fournit l’histoire, nous allons montrer dans quels pays et villes l'émission des monnaies d'Alexandre se continuait, ainsi que pendant quelle époque elle eut lieu.

La Macédoine et les pays apparlenants. Les monnaies de bronze au nom de Cassandre doivent être regardées comme ayant remplacé celles d'Alexandre après l’an 306. Mais comme il n’existe point de pièces d’or ou d’argent de Cassandre ni de ses filst, il est bien possible que les pièces d’Alexandre en ces métaux aient encore été frappées dans les pays macédoniens jusqu’en 294 où Démétrius en devint le souverain. De ce roi il y a un nombre considérable de monnaies de différentes espèces, dont celles d'argent du moins, à en juger par les signes de villes, ont pour la plupart été frappées dans les pays européens; de Lysimaque, qui le chassa de la Macédoine, il exisle aussi des monnaies d’or el d’argent à sa propre empreinte dont les signes indiquent ce pays; les rois suivants frappaient également des pièces d'argent particulières. Comme les monnaies d'Alexandre qu’il faut regarder comme émises dans les pays macédoniens ne présentent aucune raison suffisante pour les rapporter au temps de ces rois, il est probable que le monnayage de ces pièces n’ait continué que jusqu’à Démétrius L.?

La Thrace. Il se trouve un nombre considérable de monnaies en divers mélaux au nom et au litre royal de Lysimaque qui offrent des signes de villes de Thrace, et les monnaies d’Alexandre qu'il faut supposer d’avoir été émises des aleliers de la Thrace ne présentent aucun motif pour les rapporter au règne de Lysimaque après 306. Il faut pourtant que les monnaies d'Alexandre aient été plus tard frappées en Thrace.

1 Sur celles attribuées à Philippe IV, v. Append. $ 2.

? Il se trouve à la vérité sur quelques pièces de Démétrius I et d’Antigonus I le même monogramme joint au même type que sur celles d'Alexandre; mais rien n'empêche de croire que les mêmes individus ont présidé au monnayage depuis le règne de Cassandre jusqu’à celui d'Antigonus [, si du reste ce sont les mêmes personnes qui s'y trouvent désignées. Les pièces de Démétrius I peuvent aussi avoir été monnayées en Asie.

Beaucoup de tétradrachmes que d’après le nom de ville ou par d’autres bonnes raisons il faut atlribuer à Odessa, à Mésembrie et à d’autres villes maritimes de Thrace se montrent par leur empreinte plate et barbarisante (classe VIT) essentiellement différents des autres monnaies d'Alexandre frappées en Thrace. Offrant des légendes correctement écrites ainsi que des monogrammes et des noms grecs, on ne saurait les regarder comme des imitations provenant de peuples barbares voisins, Le caractère demi-barbare de l’empreinte ne peut non plus se regarder comme dû à linfluence de ces peuples ou au mélange d’une population grecque et barbare dans les villes septentrionales sous le règne de Lysimaque, ce qu’on trouvera probable en comparant ces monnaies aux télradrachmes grands et plats de Maronée et de Thasos et aux tétradrachmes de Lysimaque frappés à Byzance. Elles ont la plus grande ressemblance pour la fabrique et l’écriture avec toutes ces pièces et encore elles offrent un assez grand nombre de monogrammes et d’initiales qui se trouvent de même sur celles de Lysimaque*, de sorte qu’il faut les regarder comme ayant été frappées au même temps et sous les mêmes rapports. Mais lorsque ces monnaies de Maronée et de Thasos sont comparées aux monnaies autonomes des mêmes villes qui sont frappées avant la domination macédonienne et peut-être encore sous celle-ci, il se montre une grande distance entre ces deux espèces® sans aucune transilion. Il y a aussi une différence bien prononcée entre les télradrachmes de Lysimaque au signe de Byzance d’une part, et

3 Au droit tête de Bacchus, au R. Bacchus debout et Hercule debout avec les noms et surnoms de ces dieux; ils sont frappés d’après le système monétaire attique Comme ceux d'Alexandre.

Avec BY sur le siège de Minerve ct le trident à l’exergue.

Voy. $ 23 sous Odessa et Mésembrie.

le poids. Il n’est question ici que de ceux de ces tétradrachmes qui ont des légendes grecques justes; il existe aussi un nombre d'imitations entièrement barbares.

Pour les types, les légendes, l'exécution artistique, l’épaisseur des pièces et.

la plupart de ses autres tétradrachmes et des monnaies autonomes de Byzance qui doivent être attribuées à la période d'Alexandre d'autre part; d’ailleurs on ne peut supposer que les monnaies de Lysimaque aient été frappées à Byzance sous son règne. Däns ces villes de la côte méridionale qui du temps de Lysimaque n’avaient ni des habitants ni des voisins barbares, ce changement de l’empreinte grecque pure à la demi-barbare ne peut s’être opéré pendant son règne, mais il doit avoir été la conséquence de la révolution politique qui eut lieu quelques années après sa mort, lorsque les peuples gaulois envahirent les pays de Thrace et fondérent l'empire de Tyle qui subsista jusqu’en 220. Comme il n’existe point de monnaies des princes de cet empire, il est vraisemblable.que les tétradrachmes de Maronée, de Thasos et de Lysimaque dont nous venons de parler et encore les pareils d'Alexandre appartiennent à cette période. Il y a aussi des statères d'or d'Alexandre ainsi que de Lysimaque qui d’après la fabrique el les signes sont émis des mêmes ateliers et par les mêmes magistrats que les tétradrachmes nommés. Le monnayage en a probablement continué après le renversement de létat gaulois, peut-être même jusqu’à la domination romaine. Ce qui parle en faveur de celte supposition, c'est d’abord qu’il n'existe que des monnaies rares de quelques-uns des rois thraces qui régnaient dans ces pays après le renversement de l’état gaulois, et que ces monnaies sont d'une fabrique barbarisante pareille$, et puis que pour lempreinte en général (abs-

7 Byzance était indépendante de Lysimaque (voy. page 67 note 16), et on ne peut ainsi adopter que cette ville ait frappé la monnaie de ce roi pendant son règne (v. p.60). Les statères de Lysimaque au signe de Byzance sont aussi presque toutes de fabrique barbarisante. L'emploi des lettres cursives dans les monogrammes sur ces monnaies est aussi un critère d’un temps postérieur. Le motif par lequel les monnaies de Lysimaque furent frappées après sa mort fut le même qui causa l'émission de celles d'Alexandre et de Philippe II dans une période postérieure, v. $ 13 et Append. 4.

8 P.e. un tétradrachme d'un roi Mostis, dont le KR, offre le même type que

traction faite du travail qui s'éloigne de la pureté de Part grec) ils se rattachent à d’autres tétradrachmes, tant à Fempreinte d'Alexandre qu’autonomes, qui furent frappés dans des pays et des villes avec lesquelles les cités thraces se trouvaient en liaison de commerce, et qui se continuërent jusque dans le 2e siècle (voy. les suivants de l'Asie Mineure).

L’Asie Mineure. Il existe un grand nombre de tétradrachmes d'Alexandre” qui d’après les petits types joints aux initiales des noms de villes (v. p. 38) ont été frappés dans l'Asie Mineure occidentale, et qui, selon ce qui a élé exposé dans le $ précédent, ne peuvent êlre regardés comme appartenant à la période avant 306. Pour ce qui regarde la question à quel temps ils doivent être rapportés, il faut observer qu’en général pour la fabrique ils différent des tétradrachnes aux types d'Alexandre qui portent les noms de Lysimaque, de Démétrius Poliorcèle et de Séleucus et qui appartiennent au commencement de la période après 306. Plusieurs (de la classe V) ressemblent pour la fabrique à quelques-uns des létradrachmes de Lysimaque frappés dans l'Asie Mineure, par conséquent après l'an 301; ils peuvent être contemporains de ces derniers, mais ils ressemblent aussi aux tétradrachmes des Philétères qui leur succédaient et qui furent continués jusqu’au 2me siècle. Le plus grand nombre diffère sous le rapport de la fabrique (classe VI) des létradrachmes de Lysimaque, nommément de ceux qui suivant les mêmes signes ont été frappés dans les mêmes villes”;

aussi ont-ils généralement d’autres marques de personnes. 10

les tétradrachmes- de Lysimaque (v. Visconti Icon. gr. Il p.115), et quelques pièces de Cavarus. Cotys II, dont les monnaies sont mieux exécutées, ne régnait que du temps de Persée.

Ÿ Ainsi à Mytilène, à Smyrne, à Héraclée, à Erythres, à Phocée, à Ephèse, à Magnésie et dans la Caric. |

10 11 faut bien admettre que les tétradrachmes dont il s'agit ressemblent par leur empreinte plate à ceux d’Antigonus ‘qui datent du temps avant l’an 301; mais les tétradrachmes de ce roi font pour la fabrique exception de tous ceux frappés au même temps par les successeurs d'Alexandre: M, Le-

Mais ils offrent une forte ressemblance avec ceux des tétradrachmes d’Antiochus IT qui d’après les. mêmes signes ont été frappés dans plusieurs des mêmes villes, à Lampsaque, à Alexandria Troas, à Myrina, à Cymé et à Téostt, Ils se ratlachent en général aux lélradrachmes frappés par les rois de Bithynie, de Pont et de Cappadoce depuis le milieu du 3me jusque bien avant dans le 2me siècle; de même aux tétradrachmes autonomes plats frappés d’après le même système attique par les villes de l’Asie Mineure occidentale (pour la plupart les mêmes dont ils offrent les signes); et qui, d’après tous les critères, en partie sont contemporains de ceux des rois asiatiques cidessus nommés, en partie s’élendent jusqu’au cernier siècle avant Jesus-Christ®?; ensuite aux télradrachmes émis en Macé-

normant a fait valoir cette ressemblance en disant: On peut croire que l’Ionie donna le premier exemple de l'élargissement des pièces, si l’on fait attenlion au volume que présentent les télradrachmes d'Antigonus. Num. des rois gr. p. 28 col, 2. Pourtant on ne peut guère supposer, que les tétradrach-

-mes d’Antigonus aient exercé aucune influence sur le monnayage des tétradrachmes d'Alexandre dans l'Ionie. Ils ne furent frappés que pendant le court espace de 4-5 ans, ce qu’on voit par le litre de roi qu'ils portent tous, et en petit nombre, à en juger par leur rareté, et ils ne furent probablement pas émis dans l'Asie Mineure occidentale, mais en Syrie. Ce fut en Syrie que demeurait Antigonus occupé de la construction de sa magnifique résidence d’Antigonia, lorsqu'à la nouvelle de la victoire près de Cypre (306) il prit le titre de roi, et il ne quitta cette province que lorsqu'il fit sa malencontreuse campagne en Egypte ct qu’ensuite, traversant la Cilicie, il entra en Phrygie où il fut tué dans la bataille d’Ipsus (801), Il est à présumer que son pouvoir sur la partie occidentale de l'Asie Mineure dans cette époque ait été nulle ou très restreinte, et les Signes sur ses monnaies n’indiquent aucune des villes de cette contrée. Il est vrai que son fils Démétrius, étant accouru de la Grèce en 302 pour lui porter secours, se mit en possession de quelques villes sur la côte occidentale; mais s'il y faisait battre monnaie, ce ne fut guère celle d’Antigonus mais sa propre monnaie, puisqu'après la bataille de Cypre il s’était fait roi indépendant.

11 V, Mionn. nos 142-147; d’autres qui en diffèrent se trouvent dans le Musée Britann. et à Munich. Deux monogrammes sur ceux-ci d'Alexandria Troas semblent être les mêmes que ceux sur la pièce d'Alexandre n° 924.

1© Savoir ceux de Lampsaque, d'Abydos, d'Alexandria Troas, d’Ilium, de Ténédos, d'Ægæ, de Cymé, de Myrina, de Lébédos, de Magnésie, de Smyrne, d’Alabanda, d’Antioche et de Cos. Sous le rapport artistique ils sont en général d’un travail médiocre, souvent même mauvais, comme ceux d'Ilium

doine par les rois suivants, par quelques villes sous ces rois et au commencement de [a domination romainef; enfin aux létradrachmes batilus par Thasos et Maronée à lypes autonomes, par Byzance à l'empreinte de Lysimaque et par d’autres villes de Thrace à celle d'Alexandre, dont nous avons montré plus haut l’émission postérieure. L’analogie entre tous ces létradrachmes consiste non seulement dans la manière du monnayage, en ce qu’ils sont plats et larges, mais aussi dans l’exéculion artistique qui est en général négligée, médiocre et ne donnant qu'un relief plat, puis dans l’usage de lettres cursives{{, et enfin dans l’emploi de noms entiers de magistrals et de nombres d’années! Quant aux tétradrachmes d'Alexandre de cette fabrique qui offrent des années, MM. Pellerin et Cousinéry, présumant qu’on eût commencé à frapper des monnaies d’Alexandre dans l’Asie Mineure immédiatement après la conquête, ont supposé qu'il faille calculer l'ère depuis la délivrance du joug des Perses.

et d’Alexandria sur lesquels aussi les noms des divinités sont ajoutés de la même manière que sur ceux de Maronée et de Thasos cités p.74. Sur les pièces d’'Alexandria se trouvent les années 221-235, dont l’ère ne peut avoir commencé antérieurement à la conquête de PAsie Mineure par Alexandre (v. Eckhel Doctr. n. v. IT p.481). Des noms de magistrats écrits en entier se voient souvent. Quelqueflois on rencontre des lettres cursives, comme sur ceux de Lampsaque. Les lettres sont fréquemment grandes, grossières et se terminant en boules, comme sur les monnaies d'Alexandre citées p. 74 d’Odessa et de Mésembrie. On ne saurait donc souscrire à l'opinion de Birch qui dans le Num, Chron. HI p. 90 suiv. explique quelquesuns des noms sur les tétradrachmes autonomes de Cymé comme étant ceux de personnages qui vivaient du temps d'Alexandre.

P. e. à Héraclea Sintica, à Amphaxus et dans la Regio I et IL.

De telles lettres se voient sur les tétradrachmes d'Alexandre, dont il est question en ce lieu, et isolées, comme sur les nos 1149 et 1258, et placées dans des monogrammes, comme sur les nos 942, 947, 993 et 1110.

Des années se trouvent sur les pièces des rois asiatiques et d'Alexandria Troas, des noms entierement ecrits sur celles des villes asiatiques. Le nom de Diogène sur un tétradrachme d'Alexandre au signe de Cymé (n° 949) se rencontre sur une autonome de Cymé (dans le Musée Britann.).

16 Pellerin Mel. I p.117-18 et 122. Cousinéry Voy. I p.237: du passage de

Granique ou de la bataille d'Issus ou de quelque autre fait appartenant à l’histoire d'Alexandre,

M. Pinder penche à croire que ces pièces sont ballues dans des pays soumis au steptre de Ptolémée Soter et qu’elles contiennent lére philippique qui commença depuis l’avénement de Philippe Arrhidée et qui, selon son opinion, se trouve sur les monnaies de Ptolémée.fT Mais, d'après ce qui précède, la fabrique met un obstacle à ce qu’on en recule l’êre si loin. Une partie de ces létradrachmes marqués d'années doit être altribuée à Aspendus (v. no 1196 suiv.); en comparant ceux-ci à ceux d'Alexandre des provinces voisines de Lycie et de Cilicie Çnos 1270 suiv. et 1279 suiv.}, il est évident qu'entre eux il se lrouve un espace de temps très considérable. Sur un d’eux (d’Alabanda ne 1149) on trouve € dans le nombre 15; selon M. Cousinéry celte année serait 319, selon M. Pinder 308; mais les lettres cursives n’ont pas élé introduites en'Asie à une époque si reculée. Il est probable, d’après l'usage connu des villes asiatiques, que l’ère à laquelle se rapportent les années lire son origine de l’acquisition d’autonomie ou d’une constitution libre accordée à ces villes ou à celte partie de PAsie Mineure par quelque souverain. Un tel changement aurait pu être occasionné par la conquête de PAsie Mineure par Séleucus (283-281 av. J. C.), et l’on pourrait donc dater l’êre de cet événement; mais ce point de départ même semble trop reculé; les monnaies qui offrent l’an { sont absolument de la même fabrique que celles marquées de la dernière année 33. En descendant à une époque postérieure on trouve rapporté qu’ Antiochus IT délivra Milet du tyran Timarque et qu'il rendit la liberté aux Ioniens #; la même liberté a peut-être éle accordée

17 Beiträge zur ält. Münzk. B. I H. 1 p. 198-99, cfr p.210-11 et p.221. Le savant auteur trouve une confirmation de son opinion en ce que les années vont aussi loin que celles sur les monnaies de Ptolemée, c. à d. jusqu'en 39 (49); cette année est citée d’après Eckhel Docir. n. v. IE p. 104; mais ni dans le cabinet de Vienne ni ailleurs nous n’avons trouvé d'année plus élevée que 33 (47).

18 D’après un passage dans Josephi Antiquitates XIT, 3, 2, indiqué par Droysen, Gesch, des Hellenismus IT p. 299. |

à plusieurs villes des provinces voisines et l'introduction de l’ère peut avoir été occasionnée par un tel événement. On pourrait aussi supposer que l'ère eût été introduite en conséquence d'un acte de Ptolémée IT qui par sa conquête enleva à Antiochus IT toute la partie du sud-ouest de l’Asie Mineure; à ces pays appartiennent les villes dont les monnaies présentent des années®, et comme il n’exisle point de monnaies de Piolémée offrant des signes de l’Asie Mineure, il est vraisemblable que ces villes aient été aulonomes sous sa domination. Quelque opinion qu’on adopte de ces deux qui viennent d’être proposées, le commencement de Père tombe au milieu du 3me siécle, époque à laquelle convient la fabrique des tétradrachmes. Le résultat de ce qui vient d’être allegué est donc, que dans l'Asie Mineure occidentale les monnaies d'Alexandre à la vérité peuvent avoir élé frappées dans quelques villes sous la dominalion de Lysimaque, mais que leur émission n’est devenue générale que sous les Séleucides et nommément sous Antiochus Il. On ne saurait dire combien de temps ce monnayage ait duré; peut-être qu’il a tessé lorsque, après la bataille de Magnésie en 189, l'Asie Mineure fut cédée à Rome par Antiochus le Grand.

La Syrie etla Phénicie. Les monnaies d'Alexandre furent frappées dans les villes phéniciennes après 306, ce qui se voit, comme il a élé déjà observé (p.52), par leurs années, qui outrepassent le nombre 30. Sur les pièces d’Acé on trouve en chiffres puniques une suile d’années depuis 5 jusqu’en 46 qui m'a qu’une interruption considérable depuis 11 jusqu’en 20, sur celles d’Aradus, de même en chiffres puniques, une série depuis 21 jusqu’en 45 qui offre pourtant une grande lacune entre. les nombres 25 et 35, et ensuite les années isolées 61 (65) et 76 en

19 1] faut ainsi croire que dans les villes citées plus haut (p. 77), aux signes desquelles il existe des monnaies d’Antiochus IT, les monnaies d'Alexandré auront été frappées après celles-ci comme conséquence de l’autonomie accordée.

0 Ainsi Alabanda, Aspendus, Sillyum, v. $ 32 et 33.

lettres grecques. Pour préciser jusqu’à quelle époque les monnaies d'Alexandre ont élé frappées dans ces pays, il faut examiner à quelle ère les années doivent être rapportées. Quant à Acé les tétradrachmes émis dans celte ville sont d’une fabrique qui peut convenir et au règne d’Alexandre même et à celui de Séleucus 1; ce qui se présente d'abord c’est donc de calculer l'ère depuis Pannée où la Phénicie fut délivrée du despotisme perse, ou peut-être de la bataille d’Issus (333) ou de celle du Granique (334), desquelles le commencement de la domination d'Alexandre sur l’Asie pourrait étre daté; par ce qui suit on verra que c’est à la dernière de ces années qu’on doit probablement donner la préférence. Si l’on adoplait une des ëères postérieures usilées dans ces pays, ceux des tétradrachmes d'Acé qui portent les années les plus élevées ne s’accorderaient pas pour la fabrique avec les autres de la même époque. Celte ère convient aussi très bien aux monnaies d'Alexandre frappées à Aradus. (Ceux de ces tétradrachmes qui portent des années puniques depuis 21 jusqu’en 45, ce qui correspondrait à 313-289 av. J. C., sont un peu plus plats que la plupart de ceux qui sont sans année et qui ressemblent aux pièces antérieures d'Alexandre de ces pays; ils forment par la fabrique la transition à ceux qui ont les chiffres grecs 61-76; ces derniers, qui tombent ainsi dans les années 273-258 av. J. C. sous les règnes d’Antiochus IL et II, sont d'une fabrique analogue à celle des tétradrachmes aux types de ces rois qui furent frappés dans les provinces orientales. *! Il faut ajouter qu’en posant l’an 334 comme point de départ de l’ère d'Alexandre, l'an 76 devient précisément la même année,

% Jlya des tétradrachmes d’Antiochus I avecle monogramme d'Aradus. Rien ne s’oppose à la supposition que ceux-ci aient élé frappés par le gouvernement séleucide au même temps que les monnaies d'Alexandre furent émises par le magistrat communal de la ville, cfr p.57 note 6, p. 59 note 8 et plus bas note 26. Il est cependant possible qu'ils appartiennent à l’époque intermédiaire entre les nombres puniques et les grecques, et qu’ainsi ils sont frappés dans les sept premières années du règne d’Antiochus.

* Ds . * “

258, où commença l’ère aradienne qui se trouve sur les nombreuses monnaies autonomes d’Aradus et qui se continuait sous les empereurs romains. Comme il est invraisemblable que deux différentes ères aient été employées contemporainement sur des monnaies frappées par le même magistrat d’une ville autonome”, il S’ensuit d’abord que l’an 76 doil ‘être regardé comme la der nière année qui ait élé placée sur les monnaies d'Alexandre d’Aradus, et puis qu'aucune des res postérieures n’est admissible.*t Il est donc probable qu'une ère commençant depuis la domination d'Alexandre sur l’Asie ait été employée sur les monnaies d'Alexandre et dans les villes phéniciennes du midi et dans celles du nord, Dans les premières ce monnayage à probablement cessé plus tôt que dans les dernières, puisque sur les pièces d'Acé les années ne se continuent pas aussi avant que sur celles d’Aradus. Depuis l'an 292 la partie méridionale : de la Phénicie était au pouvoir de Ptolémée*; le nombre le plus élevé sur les monnaies d’'Acé (46) lombe dans la fin du règne de Plolémée 288; il n’y a point de raison de supposer qu'après sa mort (en 283) on y ait plus frappé des monnaies d’Alexandre*6 A Aradus, soumis depuis 301 avec toute la par=

Le commencement de cette époque tombe entre 494 et 496 urb. c., v. Eckhel Doctr. n. v. IT p. 394 ; d’après Droysen Gesch. des Hellenismus IT p. 291 . plus précisément lan 258 av. J. C.

#3 Après l’an 306 les monnaies d'Alexandre ne peuvent avoir été frappées que par le magistrat communal, non par le gouvernement royal, cfr p. 84-85. 4 Pellerin (Mél. 1 p. 215) est aussi d'opinion que l’ère sur les monnaies d’Alexandre d'Aradus date de la domination d'Alexandre en Asie, Cfr Cousinéry |. c. note 16.

25 Cfr $ 38 la fin, note.

26 Il existe des monnaies de Ptolémée Soter qui d’après le signe ZIT (aussi joints en monogramme) ont été frappées à Acé qui probablement déjà à la fin du règne de Soter, après avoir été embellie et étendue, obtint le nom de Ptolémaïs. Plusieurs de ces monnaies ont les nombres 30-38 qui semblent appartenir à une ère commune aux villes du midi de la Phénicie, qui a commencé environ 320 av. J: C. (v. Fr. Lenormant Revue numism. fr, 1854 p. 161 suiv.}; ainsi elles ont été frappées pendant quelques années ensemble avec les monnaies Alexandre au nom d’Acé, Cette supposition n'offre

lie septentrionale de la Phénicie à la domination des Séleucides,, on peut supposer, d’après ce qui vient d’être allégué, que l’émission des pièces d'Alexandre ait cessé en 258, 3me- Ame année du règne d’Antiochus IL Aussi dans d’autres villes de Phénicie et de Syrie les pièces d'Alexandre ont sans doute été frappées encore après que ces pays fussent soumis à Ja domination de Séleucus; ce qui fait admettre cette supposition c'est que les emblèmes de Séleucus se trouvent sur un nombre considérable joints aux signes et monogrammes qui se laissent à Juste raison expliquer de villes dans ces pays, .et que quelquefois ces mêmes signes, 2-4 réunis, se retrouvent sur des tétradrachmes aux propres noms de Séleucus et d’Antiochus [.*7

L'Egypte. Déjà avant 306 Ptolémée, à ce qu'il paraît, avait fait un changement aux types d'Alexandre Cvoy. $ 11 page 72), el comme roi il fit frapper des monnaies propres à un aulre poids que celles d'Alexandre. On ne peut donc supposer que dans celte époque des pièces d'Alexandre aient élé frappées en Egypte par le gouvernement, mais un tel monnayage peut avoir été entrepris par quelques-unes des villes de commerce sur la côle d'Afrique, ainsi que sur celle de la Phénicie (cfr le $ suiv.).

On a cru qu’il se trouvait des années plus élevées sur les monnaies d'Alexandre que celles qui viennent d’être citées. Ainsi sur un statère d’Aradus une légende punique à élé expliquée par lan 100; sur un tétradrachme de la même ville le nombre 76, exprimé en chiffres grecs; a été interprété de l'an 209 ou 270; de même BXZ sur un autre tétradrachme de Syrie ou de Phénicie a été regardé comme le nombre 202. Il

point de difficulté. Profitant d’un ancien oit le magistrat de la ville pouvait bien continuer à frapper des monnaies d'Alexandre au nom d'Acé qui ne fut pas aboli, en même temps que le gouvernement égyptien y frappait des monnaies de Soter au nom de Ptolémaïs. Cfr la note 21.

© 27 NV. no 1351 suiv. et no 1494 suiv.

PU, ï PE PC PP PSE

sera démontré plus bas que ces caractères et lettres ont été interprétés d’une manière peu satisfaisante. ©

M. Ch. Lenormant s’est servi de la découverte numismatique faite en 1759 près de Laodicée en Syrie, décrile par Pellerin, pour en déduire que la fabrication des monnaies d’Alexandre en Asie a probablement duré encore 150 ans après la mort d'Alexandre, en alléguant que ce dépôt renfermait quatre pièces d'Anliochus IV Epiphane (mort en 164 av. J. C.) ensemble avec un grand nombre des tétradrachmes d'Alexandre. Celte déduction n’est pourtant guère admissible. Il s'y trouvait aussi trois tétradrachmes de Lysimaque et un de Mithridate IT de Pont, et parmi les tétradrachmes d'Alexandre un assez grand nombre qui d'après les signes doivent avoir été de ceux frappés en Grèce sous le règne d'Alexandre même, d'où l’on voit que ce dépôt contenait des monnaies de pays et de temps bien différents.

Par quelle autorité et par quel motif les monnaies d'Alexandre ont-elles été frappées après l'an 306?

Les Diadoches ayant commencé en 306 à batlre monnaie en leur propre nom en y ajoutant le litre de roi, il n’est pas vraisemblable qu’ils aient continué en même temps de frapper des monnaies d'Alexandre. Ces monnaies ayant donc cessé d’être celles du gouvernement t, il faut admettre qu’elles ont élé émises par le magistrat communal des villes, soit des villes libres, soit de celles dont l'autonomie était restreinte par les chefs macédoniens et qui avaient obtenu pour cela une permission spéciale; dès ce temps elles doivent donc être classées avec

28 V. Ç 37 nos 1367, 1389 et 1483. *9 Mél. I p. 104 suiv.

#0 Num, des rois gr. p. 28.

1 En Macédoine sous Cassandre il s'est peut-être fait une exception, v. le $ précéd, p. 73..

0 -fRé dr à ré ÉÈ AT. NS >). de Ci

les monnaies autonomes dont elles étaient contemporaines.? Cette supposilion se trouve confirmée par les monnaies. Les monnaies d'Alexandre qui d’après les nombres d'années, la fabrique, ou par d’autres raisons doivent être rapportées à la période après 9306 n’apparliennent pas aux pays qu’on doit regarder comme plus directement soumis au gouvernement royal, comme la Macédoine et la Thessalie, la Thrace sous Lysimaque et l'Egypte, et elles n’offrent point de signes de villes dont on puisse supposer qu’elles aient été adminislrées par des magistrats royaux. Au contraire, elles sont frappées dans des villes qui, soit d’après les données historiques, soit d’après l’ére sur leurs monnaies qui indique lacquisition de lautonomie, étaient à ce qu'il semble libres*, ou qui avaient au moins la forme d’une constitution démocratique.

Quant à la question, par quel motif les monnaies dAlexandre ont été frappées après son lemps, des opinions onj été énoncées auxquelles on ne saurait souscrire. Pellerin, mettant l’émission des monnaies d'Alexandre en Asie après sa mort en connexion avec le culle qui lui fut voué dans des temples particuliers, avec les fêtes et les jeux célébrés en sa mémoire, supposa que ce monnayage -eût été fait pour en couvrir les frais par coopération des peuples et des villes qui y prenaient

© Il existe des monnaies autonomes de plusieurs des mêmes villes de l'Asie Mineure et d’après la fabrique du même temps, qui offrent des noms et des monogrammes qui semblent indiquer les mêmes magistrats que sur les tétradrachmes d'Alexandre; voyez les pièces frappées à Cymé ($ 30 n° 949), à Erytbres ($ 31 no 999 suiv.), à Priène ( $ 31 no 1026 suiv.), à Rhodes (6 32 no 1160 suiv.). — Le signe de ville ne pouvait plus, comme dans la période précédente, marquer la soumission au gouvernement royal dont la monnaie portait l'empreinte , les nouveaux rois y ayant substitué une autre (ou au moins un autre nom), mais il n’indiquait que l'atelier monétaire.

3 P:e. non des villes de résidence (comme Antioche) ni des forteresses principales (comme Séleucie) ni des dépôts du trésor (comme Pergame sous Lysimaque et plus tard sous Philétère) etc. |

, À Ainsi les villes dans l'Asie Mineure, v, $ précéd. 5 P.e. des villes de Thrace sous la domination gauloise, des villes de Phénicie sous le gouvernement Séleucide et Ptoléméen.

part$ Eckhel attribua à un motif semblable la fabrication des pièces d'Alexandre en Asie encore du vivant de ce roi. Il n’est certainement pas invraisemblable que dans la période romaine des monnaies aient été frappées par plusieurs provinces ou villes réunies, surtout pour subvenir aux dépens du culte commun, des jeux ou des fêtes, ce qui alors fut indiqué sur la monnaie même par le lype ou par la légende; mais les monnaies d'Alexandre dont il s’agit ici n'offrent absolument rien à Pappui d’une telle conjecture. Dans les derniers temps on a souvent voulu faire valoir l'opinion que les monnaies d’Alexandre aient été frappées en mémoire du grand roi, libérateur du joug des Perses, ou en honneur de celui qui fut adoré comme un héros ou un dieu. Mais les monnaies frappées par des villes grecques en mémoire de héros, de rois ou d'hommes illusires ont l’un côté occupé par le type el le nom de la ville ou du peuple; il en est de même des pièces frappées en l’honneur d'Alexandre dans la période romaine’; elles portent au moins une représentalion particulière ayant rapport à l’homme célébré ou déifié.{! Mais les tétradrachmes du temps postérieur sont une pure répélition de ceux d'Alexandre lui-même, seulement avec différents signes de villes et de personnes. Il en exisle aussi de villes pour lesquelles il ne put y avoir de raison de célébrer la mémoire d'Alexandre, p. e. des villes pontiques au nord de la Thrace qui ne furent pas soumises par Alexandre et qui, à ce qu'il semble, n'avaient élé dans aucun rapport avec lui”, et de

6 Pellerin Mél, I p. 120-22.

7 Numi vet, anecd. I p.83. Doctr. n. v. H p.104.

8 Voy. Eckhel Doctr. n. v. IV cap. 21. 9 VI. c. $ 10 note, cfr $ 9 note.

10V. 6 5p.34, no 32. Cfr les autonomes frappées par Apollonie et d'autres villes asiatiques, qui ont trait à Alexandre.

LU V, 65 p.33, no 26 suiv.

Les jeux d'Alexandre célébrés sous Gordien à Odessa ne semblent avoir été

inslitués que pour flatter cet empereur qui, second Alexandre, délivra les

pays grecs des barbares et prépara une expédition contre les Perses, V. Eckhel Doctr. n. v. IV p. 434.

re

Rhodes qui sous Alexandre avait été opprimée par une garnison macédonienne laquelle en fut chassée dès sa morti#, de sorte que ce fut au contraire de sa délivrance de la domination d'Alexandre que cette île dut dater le commencement de son indépendance el de sa puissance comme état maritime et commercial.

Ce qu’il faut penser du motif par lequel des pièces d'Alexandre ont été frappées dans celte période postérieure deviendra clair lorsqu'on considère d’autres monnaies correspondantes, et de Pantiquité, et du temps moderne. Le système monétaire des états européens depuis le moyen-âge montre, que des monnaies qui étaient très recherchées dans les relations commerciales des nalions ont par ce seul motif continué à être frappées dans des temps postérieurs et dans des pays étrangers, de sorte qu’on n’a fait qu'’ajouter les noms des différents souverains et villes, ou seulement d’autres signes ou années; telles sont les séquins, les florins, les tournois, les slerlings, les ducats de Hollande. Il faut croire qu’il en a été de même de plusieurs espèces de monnaies dans l'antiquité. Les statères d’or de Philippe IL furent répélés après sa mort par des villes commerçantes de l'Asie Mineure occidentale, ce qui sera montré dans l’appendice $ 4 C’est surtout un stalère frappé à Rhodes qui en fournit la preuve. Cette pièce ne peut être frappée en commémoration du roi macédonien, puisque les Rhodiens s’étaient trouvés en hostilité avec lui. Mais le grand nombre qui existe des statères de Philippe et de leurs imitations, et le fait qu’ils se trouvent dans tant de pays différents font conclure, qu’ils étaient les pièces d’or les plus répandues dans l’ancien monde, supposilion corrohorée par ce que toute monnaie d’or fut en général appelée d’après eux du nom commun de philippe. Elles ne

15 Quinte-Curce IV, 8: Rhodi de præsidio querebantur.

4 Diodore XVHI, 8: “Pédros ÉxBahortes Tv Maxedorixÿr qoovonr ‘elevdé- QWOY Tv nôdw,

15 Sur ce sujet v. Appendice $ 4.

peuvent done guëre avoir été frappées que par la raison qu’elles avaient le meilleur cours dans le commerce. Il semble en être de même des pièces d'argent frappées par les deux villes de commerce les plus importantes de l’ancienne Grèce, Athènes et Corinthe. Il existe des tétradrachmes, à tous égards pareils à ceux d'Athènes, avec les noms de villes crétoisest6, et des didrachmes et drachmes, parfaitement conformes à ceux de Corinthe (les pièces dites monnaies de colonies corinthiennes), avec les noms ou les signes de beaucoup de villes différentes tant de la Grèce? que de la Grande-Grèce # et de la Sicile !”, et même avec des caractères puniques*. On a molivé l'émission de ces pièces par une liaison spéciale entre les villes, par un traité conclu par Athènes et par Corinthe avec les autres villes ou par une permission accordée à celles-ci; on a aussi cherché à l'expliquer par certains événements historiques.*! Tout cela n’est point nécessaire; on ne sait rien d’une alliance entre Athènes et les villes de Crèle, et il n’est pas vraisemblable que toutes les villes dont les signes se trouvent sur les didrach-

16 V, Eckhel N. vet. anecd. I p. 149-152; le passage du Lysandre de Plutarque, cité et expliqué p.151, peut faire conclure, qu'ils ont été frappécs aussi par d’autres villes que celles de Crète.

V. Cousinéry Sur les monnaies de la ligue Ach. et de Corinthe.

P. e. des Locriens, v. Millingen Num. de l’anc. Italie p. 69.

Comme de Syracuse, de Léontium (Millingen Sylloge pl. IT, 9), d'Agrigente et de Tauromenium (Millingen Ancient coins p. 36).

Millingen Ancient coins pl. I, 16, Luynes Num. des satrapies et de la Phénicie pl. V p. 34. |

Sur les tétradrachmes athéniens frappés par des villes crétoises Eckhel dit J. c. p.152: quum commercium (Atheniensium) late pateret, poterat inter eos aliasque urbes esse conventum, ut in eius muluum usum pecunia solum noctuæ imagine signata adhiberetur. Le discours de M. Cousinéry sur les pièces corinthiennes, cité note 17, tâche de démontrer qu'elles ont été frappées selon un droit concédé par Corinthe à ses colonies (voy. p. 107 et 108), sur tout à l'usage de la ligue Achéenne. M. Raoul Rochette dans Annali dell inst, Vol. 1 p. 330 confirme de ces monnaies qu’elles ont été frappées par plusieurs colonies corinthiennes ou peuples alliés de Corinthe, et suppose qu'elles aient été émises à l’occasion de l'expédition de Timoléon par les divers peuples qui y prenaient part sous la suprématie de Corinthe. à

mes et drachmes de l'empreinte corinthienne aient été des colonies ou des alliés de Corinthe*, Lorsqu'on considère le pouvoir d'Alexandre, la liaison qu’il opéra entre la Grèce, l'Asie et lEgyple, ainsi que le grand nombre de villes et d’états grecs dont la fondation lui était due, et lorsqu'on y ajoute que pendant une époque de dix-sept ans après sa mort ses monnaies furent encore frappées par les chefs macédoniens dans les différents pays, on concevra que ces monnaies ont dû êlre répandues et accréditées tellement, que même dans la période suivante elles ont continué à être les plus recherchées dans le commerce entre les pays qu'avait embrassés l'empire d'Alexandre. Le commerce doit donc avoir été le motif suffisant de leur fabricalion continuée; on n’a pas besoin d'en chercher d'autre, C’est par les villes de commerce que, d’apres les signes, les monnaies d'Alexandre ont été frappées dans celte période, surtout par les villes maritimes de l’Asie Mineure occidentale, par celles de la Thrace septentrionale qui étaient leurs colonies, et par les villes de la Phénicie qui étaient en liaison de commerce avec celles de l'Asie Mineure. On peut aussi démontrer qu'une émission contemporaine de différentes sortes de monnaies en faveur du commerce a eu lieu dans plusieurs villes dans celte période, p. e. dans les villes de la Phénicie® et à Chersonèse Taurique*{ Des monnaies d'Alexandre ce furent surtout celles

d'argent, nommément les tlétradrachmes, qui semblent avoir élé

*2 Il n’est certainement pas improbable que les pièces qui ont sur le Br. le signe corinthien du Koppa soient frappées en commun par Corinthe et la ville dont le nom ou le signe se trouve sur le droit (cfr p. 43 note 21); mais pour celles qui n’ont pas le Koppa ni d'autre signe sur le B., il n’y a aucune raison de le supposer.

Dans les villes phéniciennes on frappait au même temps des monnaies d'argent d’après le système attique, qui était celui du gouvernement séleucide, et d’après le système phénicien, qui était adopté par les Ptolemées, Cfr Fr. Lenormant Sur les monn. des Lagides, dans Revue num. fr. 1854 p. 182-838. Il y à de cette ville quelques monnaies au poids attique, d’autres de la même époque d’un poids ressemblant au babylonico-éginétique. Cfr Koehne Mém. de la soc. d’archéol. et de numism. à St. Pétersbourg IT (1848) p. 232-33.

les plus recherchées dans le commerce; les philippes semblent avoir obtenu la préférence sur les statères d'Alexandre, et par cette raison sans doute ils furent répétés en même temps que les tétradrachmes d'Alexandre par les villes commerciales sur la côte occidentale de l'Asie Mineure*.

Comment faut-il expliquer les noms et sigles de personnes ?

Il n’est pas invraisemblable que sur les monnaies d’Alexandre les noms de personnes, ou les initiales et les monogrammes qui les expriment, se rapportent quelquefois à des magistrats supérieurs, même à des personnages dans la plus haule position. Sur les autonomes de la période qui suit celle d’'Alexandre on ne trouve pas rarement, comme on sait, ajoutés aux noms les titres et les dignités de tels magistrats.f On doit donc admettre que les monnaies frappées par le gouvernement royal peuvent quelquefois porter le nom ou les initiales du nom du gouverneur d’une province, du commandant d’une ville soit civil soit militaire (@oovoæteyns), du chef d’un corps. d'armée (surtout lorsque le monnayage avait été fait au camp}, du magistrat chargé de la perception des impôts, ou du fonctionnaire auquel était confié lavitaillement de l’armée et le paiement de la solde (Tauwiaæc)*. Dans le cas où l’on regarde le

25 Voy. Appendice 4.

1 Les titres d’archonte et de stratege se rencontrent nommément sur les autonomes des mêmes villes de l'Asie Mineure où les monnaies d'Alexandre furent frappées; cfr Priène $ 31 note. M. Koehne (I. ce. $ 13 note 24, p. 234- 237) s'appuyant sur une inseription sur marbre a montré que le nom d’Agasiklektès sur une monnaie autonome de Chersonèse Taurique désigne probablement un magistrat supèrieur. Sur les impériales grecques se trouvent, comme on sait, fréquemment des noms des premiers magistrats, tant de la commune grecque que du gouvernement romain.

* Ce dernier se trouve assez souvent nommé sur des monnaies autonomes de

monnayage comme entrepris par la magistralure communale des villes plus ou moins indépendantes, on peut y voir le nom de l’archonte, du stratége, du prytane, ou d’un autre administrateur supérieur quel que fût d’ailleurs son titre. Mais le plus souvent ce sont sans doute des hommes exclusivement chargés de la direction du monnayage® ou des personnes subordonnées employées à l'atelier monétaire dont les signes sont placés sur les monnaies.

L'examen des monnaies sert à corroborer la supposition que des personnes dans une fonction tant supérieure qu’inférieure y soient indiquées; mais quant à la question, quels noms ou initiales désignent ceux-là, quels autres ceux-ci, les monnaies n’offrent que des renseignements insuffisants et peu sûrs.

Les noms écrits en entier élant plus marquants que les monogrammes et les initiales, on esl tenté de croire qu’ils appartiennent à des personnes d'une plus grande importance. Cependant on verra sur les tables que dans les séries au même signe de ville, sur la place où d’ordinaire se trouvent des monogrammes ou initiales, il y a quelquefois un nom entier, qu'on doit ainsi plutôt expliquer d’un personnage chargé de la même fonction que ceux indiqués par les monogrammes ou par les initiales, voy. nos 446, 475-76 ct 966.

Dans quelques suites on voit le même signe de personne répété à côté d’un nombre d’autres qui varient, voyez p. e. nes 32-77, 101-3, 265-70 (et no 709 suiv.). Il paraît assez simple d'expliquer le premier signe comme celui d’un personnage su-

la période romaine, de même que les questeurs et édiles sur des monnaies romaines frappées dans les provinces.

3 Correspondants aux Ilviri ou Iviri monetales de Rome dont les noms furent mis sur les monnaies.

4 Koebne (I. c. $ 13 note 24) pense aussi que les noms écrits en entier sur les monnaies de Chersonèse Taurique sont ceux de magistrats.

5 Même les noms des Diadoches et des rois macédoniens suivants ne sont souvent désignés que par des initiales ou des monogrammes sur leurs monnaies.

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périeur, les derniers comme ceux de personnages inférieurs ct peut-être coordonnés. Cependant comme différents membres du sénat ou de lPadministration suprème (le prytlanée) peuvent avoir été successivement chargés de la surveillance du monnayage, et comme dans plusieurs villes des magistrats se succédant annuellement étaient à la tête de la ville, les signes qui varient peuvent aussi indiquer des personnages supérieurs; quelquefois ce sont même les noms écrits en entier qui changent tandis que les initiales restent les mêmes, p. ce. sur les pièces de Rhodes nos 1116-22. Lorsqu'un signe de personne se répète sur différentes monnaies à différents signes de villes, il y a pourtant de la vraisemblance qu’il désigne un magistrat supérieur (cfr $ 10 p. 58), voy. $ 23 ne 381-84, $ 25 nos 539 suiv., $ 26 nos 679 suiv. et 736 suiv. et $ 28 nos 759 suiv. ; du moins on ne saurait l’expliquer comme désignant un personnage inférieur employé à l'atelier monétaire.

On pourrait croire que le champ devant la figure, où se trouve le plus souvent le signe de ville, fût la place la plus honorable, et que le monogramme ou Pinitiale qui s’y trouve dût s'expliquer du personnage supérieur. Mais le même signe de personne est très souvent placé dans différents endroits sur des monnaies du même lieu d'émission, comme sur les nos 6-7, 8-11, 88-90, 91-93, 129-30, 167-68, 331-32, 410- 12, 518-19, 521-23, 604-172 etc, et le nom écrit en entier aussi bien que les monogrammes et les iniliales, qui par d'aulres raisons devaient être expliqués de personnes supérieures, se trouvent quelquefois derrière la Victoire, sous le trône de Jupiler ou à l’exergue. 6 |

Quelquefois une lettre a été placée au droit sur la lête

6 Il est possible que deux monogrammes ou lettres l’un à côté de l’autre ne signifient quelquefois qu’une seule personne, de sorte que le second désigne le nom du père, indication ordinaire pour les magistrats nommés sur les monnaies autonomes d'Erythres.

même, comme E sur le casque de Minerve? et MY sur la peau de lion d’Hercule au ne 1389. Ces lettres indiquent probablement le graveur dont le nom ou le signe, comme on sait, se trouve quelquefois sur des monnaies grecques, et qui, surtout sur les monnaies de la Grande-Grèce et de la Sicile, doit être reconnu dans les leltres placées d’une manière semblable à celles qui viennent d’être nommées.

7 Dumersan Cab. d'Allier de Hauteroche p, 34.

De la classification en général.

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