‹ Numismatique D'alexandre Le Grand - Vol IIChapitre 28 sur 32 · EUR · texte numérisé non relu

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villes se trouvaient dans une telle dépendance de Philippe que les monnaies de ce roi peuvent y avoir élé frappées. !

Le royaume de Philippe à son avénement au trône l'an 359 av. J. Chr. (Olymp. 105,2) embrassait les provinces originairement macédoniennes de Piérie, de Bottiée et de Mygdonie (la Basse-Macédoine), ainsi que les provinces soumises successivement aux rois de Macédoine, celles de Lyncestide, d’0restide et d’Elimiotide (la Haute-Macédoine)?, de sorte qu'il s’élendait vers l’ouest et le nord jusqu'aux pays des Illyriens et des Péoniens, et que vers l’est et le sud il était limité par le fleuve de Strymon, la péninsule de Chalcidique, la mer et les montagnes thessaliennes. Dans le cours des onze premières années du règne de Philippe les frontières de Macédoine furent peu à peu considérablement reculées. A l’ouest, ‘après des guerres heureuses contre les Illyriens et les Péoniens, le district fut occupé jusqu’au lac de Lychnis. A l’est Philippe s’'empara de l’opulente ville d’Amphipolis et d’ane partie du pays des Edoniens au-delà du Strymon avec la ville de Crénides qui prit le nom de Philippes. Au midi il enleva aux Athéniens les deux villes qui leur appartenaient en Piérie, et après les avoir chassés de la Chalcidique et fait ensuite plusieurs campagnes contre la ligue des villes chalcidiques, enfin, à la chute d’Olynthe en 348, il se soumit la péninsule entière si imporlante par sa fertilité et son commerce. On voit par les relations de divers auteurs que les villes prises furent traitées arbitrairement, quelques-unes même avec un despotisme cruel,

1 Nous re prenons pas en considération en ce lieu, que peut-être dans les campagnes des monnaies ont été frappées dans les camps ou pendant un séjour passager dans des villes étrangères ou alliées, parcequ'au premier cas aucun signe de ville ne fut appliqué, ni guère au second (voy. p. 60-61), et que c’est surtout à cause du classement suivant qu'il faut entrer dans cette recherche.

2 Cfr Brückner Kônig Philip p. 13-14 et 15; Hoffmann Griechenland und die Griechen im Alterth. I p. 335,

tant en Piérie qu’en Chalcidique *, et comme ces contrées faisaient plus tard partie de la Macédoine, il est probable qu’elles fussent incorporées par Philippe au royaume. On ne peut donc douter que les monnaies de Philippe n’aient été frappées dans ces pays. Philippe exploitait les mines d’or et d'argent des montagnes pangéennes, et il est rapporté qu’il faisait battre des monnaies d’or du produit qu’il en tirait * Mais il faut observer qu'il fit détruire beaucoup de villes, lesquelles ainsi ne peuvent entrer en considération comme lieux d’emission. Les plus considérables de ces villes étaient Méthone*, Potidéef, Olynthe? et Apollonie.$ Suivant Démosthène 32 cités chalcidiques furent encore rasées®, mais il est difficile de déterminer lesquelles doivent y être comptées. {

Après la conquête du district pangéen au-delà du Strymon, qui ensuite fut compté à la Macédoine, Philippe étendit sa domination plus avant en Thrace. Il devait lui être d’une importance particulière d’en occuper la côte méridionale, tant à cause des riches villes de commerce et des ports de cetle

Cfr les notes 5-9, 4 Voy. p. 350 note 3.

Justin (VIT, 6) dit que Philippe traitait Méthone avec clémence, mais Diodore (XVI, 34) rapporte, qu'il détruisit (xaréoxæwe) la ville, en chassa les habitants et distribua leurs terres aux Macédoniens. Cfr note 9.

Diodore XVI,8. Potidée ne fut reconstruite que par Cassandre sous le nom de Cassandrée. |

Suivant Diodore XVI, 53, et Justin VITE 3, Olynihe fut détruit et les habitants vendus comme esclaves. Cfr Démosthène 1. c. note 9.

8 Voy. Démosthène |, c. note suiv. Il s’agit d’Apollonie non loin d'Olynthe, qu'il ne faut pas confondre avec les villes du même nom en Mygdonie (cfr Hoffmann Griechenland I p.119, Pauly Real-Encycl. II p.623 n°9) et sur Athos-Acté (Plin. IV, 17).

Démosth. HT Phil. p. 117, 20. "Olvrdov uèr dn xai MsFwvny ai ‘AnoÂlwviav xœù Jo xai Touéxovta modes ëni Opdxns Ed, às andcus oùrws

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duos Gvronrev, woe und” ê& TAWnOT Wxn9700v Tpo08ÀPOvT eivar Éadior aineiv. Cfr Demosth. Defalsa leg, p. 424, 14s. On peut conclure par les relations d’autres auteurs que ces villes sont celles qui appartenaient à la ligue chalcidique.

19 Un essai de les déterminer a été fait par Bœhnecke Ueber den chalkidischen Städtebund dans Forschungen auf dem Gebiete der att. Redner p. 154-56.

côle, que parce qu’elle formait le pont pour passer dans l'Asie Mineure. Les villes grecques y situées étaient en partie soumises à Kersobleptès, roi de Thrace, en partie dans le pouvoir des Athèniens, en partie libres; la plupart de celles sur la mer Egée ff et dans la Chersonèse ©, ainsi que quelquesunes sur la côte de la Propontide tombèrent successivement entre les mains de Philippe. La ville dont la possession devait lui être du plus grand intérêt était Cardia, que sa force et sa siluation faisaient regarder comme la clef de la Chersonèse et qui dominait le passage de l’Hellespont. # Il est incertain si Sélymbria ait été prise par Philippe ©; il assiégea en vain Périnthe et Byzance, les deux villes les plus importantes du sud-est de la Thrace. Philippe étendit aussi son pouvoir sur une partie de Pintérieur du pays, en triomphant des rois Kersobleptès et Térès, et pour contenir les peuples thraces il y fonda des villes, au nombre desquelles Philippopolis était la plus considérable. *Mais ces peuples continuèrent pourtant à obéir à leurs propres rois et furent seulement rendus tributaires. 6 En 340 Philippe fit une campagne contre les Scythes près de l'embouchure de lIster; mais d’après ce qui en est rapporté 7 on ne peut supposer ni qu'il se soit soumis au-

1 Serrion, Doriscos et plusieurs autres sont nommés. Démosth. De Halon. p.

86, 1; De Chers. p.105, 15; II Phil. p. 114, 16; De corona p.248, 4. Æschin.

Adv. Ctesiph. p.65 (474). Sur Maronée voy. Démosth. Adv. Aristocr, p.

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