‹ Numismatique de CambraiChapitre 181 sur 203 · PIÈCE N' XLV · texte numérisé non relu

PIÈCE N' XLV

!«• Avril 1424, Jehan, par la grâce de Dieu, Evesque de Cambray et Conte de Cambresis, a tous cculx qui ces présentes

lettres verront ou orront lire, salut en nostre seigneur et dilcction. Comme nagaircs qnand nous avons levé et faict mectre sus certaine monnoye en nos cité de Cambray ainsy ^uil nous loist et feire poons toutes et quantes fois qu'il nous plaist. pardevant tious se sont trais les monnoyers. ouvriers et aultres compaignons savans en nostre dicte monnoye, et nous ont donné a cognoistre comment jadis Pierre par la grâce de Dieu Evesque de Cambray de bonne mémoire leur avoit donné et octroyé certain privilège ainsi que nous est apparu par les lettres dont la teneur sensuit chi en après de mot a mot « a tous ceulx qui ces présentes

» lettres etc Le mardy devant le fieste de saint Nichaise l'an de grâce mil trois cens

• et dis sept » Nous suppliant très humblement que semblable grâce, privilège et octroy leur voulsissions faire, scavoir faisons que en faveur de nostre dicte monnoye et pour que les dictz ouvriers et monnoyers soient de tant plus tenus a nous servir ou faict de nodicte monnoye toutes et quantes fois que besoing sera et afaire en aurons , nous avons donné et octroyé donnons et octroyons par ces présentes a noz ouvriers et monnoyers sermentez de Cambresis , et a ceulx de Brabant qui sont et seront du serment de l'ouvraige et monnoye de noz monnoyes de Cambresis, telle et semblable grâce, privilège et octroy que ledict feu Pierre de bonne mémoire jadis Evesque de Cambray nostre prédécesseur par ses lettres patentes chy dessus insérées et incorporées leur avoit donné, concédé et octroyé, saulf ce que nous puissions commettre le punition et correction de noz dicts ouvriers et monnoyers en tous cas a quelque personne ou personnes qu'il nous plaira et toutes et quantes fois que bon nous semblera. Volons en oultre et ordonnons que nulz ne œuvre ne puist ouvrer de ce jour en avant en nodicte monnoye, que avant quil mecte le main en œuvre il ne fâche le serment deu et accoustumé a Nous ou a noz commis et députez ad ce. Et affin que ce soit cose ferme et estable, en teismoignaige de

* Cart. num. deCamb. (Afctiiv. du nord)

vérité des choses dessus dictes. Nous Evesque et conte de Cambray avons faict mectre nostre saicl a ces présentes données en nostre palais de Cambray le premier jour du mois d'Avril « Tan de grâce mil quatre cens et vingt ung avant Pasques'.

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