II. AGA.THA
( PL. un. )
Tt<te iiue de Diane, à droite.
Ar.Lion igauclic; au-dessus, une itoUe. Ar. 3 . R*. F.o. a g. 27 c. Cab. de M. de Lagoy.
Même tête, avec pendants d'oreilles en lormes de trident.
Lion à droite , sans légende ; 8 entre les pattes du lion.
a-f. R*. P.b. 3,aa.
Cilb. de M. de Lagoy.
.4gatha, en grecÀ'/iDn, aujourd’hui, Agde était un de ces établissements des côtes de la Narbonnaise dont la tradition rapportait l’origine aux Rhodiens Scymnus de Chio , en l’attribuant aux Phocéens , fondateurs de Marseille , et non aux Massaliotes eux-mêmes, témoigne assez de l’antiquité reculée de cette colonie ’. Son véritable nom était ijiiSn ^ , souvenir de la bonne fortune
des navigateurs phocéens , qui trouvèrent en cet endroit un terme aux ennuis et aux dangers d’une expédition aventureuse.
Quels que soient les fondateurs d’Agatha, il parait certain
' Voy. pliu hjut, p. 5o. -~Cf. Plia., HUt. * Scynoo» Cbias., Orbis dfseriptioi t. aat.f I. III , e. 4 ) RierotL.» PnUgom. epist. 207.
/jd Raoul-RochcUc. UUt. de l'éUbL * Cf. Timoth. , Steph. £yiant. , v.
des coloniee grecques, 1. 1, p. 419 et 420.
Digiti. -d by ( . -0,gl
NARBONNAISE. AGATH*.
qu’elle fut occupée de bonne heure par les Massaliotes. C’était la plus éloignée de leurs colonies de la Gaule, du côté de l’occident; située à l’embouchure de l'^ran/ij (l’Hérault ), elle devait être un des entrepôts du commerce avec l'intérieur du pays.
Comme toutes les colonies massaliotes, Agntha avait reçu de la métropole ses dieux et son culte*; à ce titre, Diane et le lion devaient figurer sur scs monnaies. Leur fabrique est bien inférieure à celle des monnaies de la métropole, ce qui ne doit pas surprendre de la j>art d’une (xrlonie, et elles accusent as.sez, d’ailleurs, l’é|>oque de la décadence des arts. Ce ne peut être , toutefois, celle qui suivit la prise de Massalie par César, car alors Agatha fut réunie à la république romaine mais elles devaient être frappées depuis peu de temps , comme l'indiquent à la fois leur rareté et la faiblesse de leur exécution. Nous aurons souvent lieu de reconnaître , dans la suite de ces recherches, que le monnoyage particulier des colonies massaliotes précéda de bien peu la chute de la métropole.
Nous avons déjà remarqué sur les médailles <le Marseille, dont celles-ci sont une imitation , le symbole de Yêtoile au-dessus du lion, et nous avons essayé de nous rendre compte de son rapport avec le type la; symbole placé au revers de la médaille n® a , ne nous parait pas autre chose qu’un différent monétaire.
Nous devons dire, en terminant, que la lettre T de la légende AC est douteuse; mais ce ne peut être un O, ce qui ôte l'idée d’une attribution à Âthenopolis. M. le marquis de Lagoy, à l’obligeance duquel nous devons la connaissance de ces pièces, en ignore la provenance; leur fabrique appartient bien évidemment à la Gaule Narbonnaise.
* Strab., Ceog.f I, rv, p. 179 et i8o; p. * PlÎD.,//âC ni,c. 4 *
}o et 11 de la trad. Cr. ’ Fid. sup.^ p. 8a.
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