‹ Numismatique. Égypte ancienne (volume 2)Chapitre 2 sur 109 · CÉSARION · texte numérisé non relu

CÉSARION

538 bi'- — HTOAEMAI. Tète tourelée deCybèle, à droite.

r. — KPAS. Crocodile allant à dr. Gravée pi. xxxvi. .Es

Eckhel : Numi seteres anecdoti Page 292 et pi. XV, n. 25, et aussi : Doctrina Niimorum veterum, tome IV, page 23. Ensuite Mionnet, tome VI. p. 33, n. 205.

Comme on le voit, cette pièce avait déjà été décrite et étudiée avec soin par Eckhel et Mionnet; malgré cela, elle restait une énigme pour tous les numismatistes. Aussi Pavions-nous reléguée sur notre xxxvie et dernière planche, espérant toujours que, pendant l'impression de cette seconde partie, la solution du problème serait peut-être trouvée. Nous ne nous étions pas trompé; mais, tout d'abord, nous prions nos lecteurs de vouloir bien rectifier d'avance l'ordre que nous avions été contraint de donner à cette curieuse monnaie, qui doit figurer ici en tète, et non à la fin de cette seconde partie de notre travail; elle est peut-être un des monuments les plus importants de notre publication.

Eckhel (notre immortel maître dans la science numismatique) semble avoir été dominé par on ne sait quelle préoccupation lorsqu'il a décrit cette pièce capitale. On peut s'en convaincre par la figure que nous répétons ici. Cette tète e.->t calquée très exactement sur l'exemplaire même qui avait

? CRASSUS ET PTOLÊJIÉE X'L— CÉSARIOX

"servi aux études du célèbre numismatiste viennois. Nul d( ute que chacun ne s'étonne ici que le savant allemand ait pu arriver à lire sur cette pièce RAEOII, dans la première rangée des lettres, et surtout pour l'agencement de la figure qu'il faisait reproduire, figure sur laquelle il s'ingéniait à remplacer les tours crénelées qui surmontent la tète de ( 'ybèle? par des bandeaux ou nattes de cheveux disposés dans une forme inadmissible. 11 a fallu aussi que le graveur qui a exécuté la planche y ait mi- également une extrême bonne volonté pour défigurer ainsi cette pièce, ea essayant de lui donner les traits de la figure de Cléopàtre VII. Cependant il faut se hâter de reconnaître que le célèbre auteur de la Doctrina nun orum veterum a montré encore ici une preuve de tact en classant cette pièce à l'Egypte et à l'époque de Cléopâl

Nous avions d'abord pensé que cette monnaie avait été frappée dans l'une des villes de la Mauritanie, à l'époque de la domination de Juba II et de sa femme, la fille île la célèbre Cléopàtre; nul n'ign ire qu'il existe quantité de' monnaies de cette jeune reine, où sont figurés les >.\ ml o es révérés par ses pères et aussi par les peuples placés s<ais leur puissante domination. Cette prince--' semble s'être donné à tâche île transplanter dans ce pays barbare les types égyptiens, ce 411e nous appellerions aujourd'hui ses armoiries de famille. Millier cite, en effet (1), neuf pièces d'argent et de bronze ayant aux revers soit de? crocodiles, soit des coiffures d'Isis, etc. (2).

Nous liens épuisions donc à tourner, à retourner et à considérer cette pièce mysi irieuse, et nous n'arrivions pas à découvrir le sens de sa bizarre légende; nous l'avions déjà montrée en vain à tous les .-avants compétents, mais

(l) Numismatique de l'ancienne Afrique, t. III. pages 109 à 111.

■ [1 Des fouilles tente- récentes, faitesen Algérie, ont démontré que cette lille de Cléopàtre avait formé, en Mauritanie, un grand musée où figuraient les statues des dieux de son pays natal, qu'elle n'avait cessé île vénérer, l-.es fragments des statues provenant deees excavations, publiés par M. J. B. Greene dans le Bulletin archéologique de VAthenaum français, 1S ,0 pages 38 et suivantes, semblent prouver ce fait.

ÉCRASSUS ET PTOLÉMÉE X.i - CESARIOS

aucun d'eux ne nous donnait une explication satisfaisante. M. le baron J. de Witte nous conseilla de faire venir L'empreinte de la seconde pièce connue, celle qui avait servi à Eekhel, et c'est grâce à ce sage conseil qu'il a été possible d'expliquer la légende de cette curieuse monnaie. Maiscette première découverte n'était pas la seule qui dût nous occuper, un autre embarras venait au contraire nous préoccuper.

Avouons d'abord en toute humilité que cette empreinte une fois en nos mains, nous a laissé aussi embarrassé. Cependant la découverte des lettres nï du bas delà légende aurait dû nous donner le mot de l'énigme si nous avions été plus clairvoyant; ces lettres n'ont, au contraire, servi qu'à nous plonger plus profondément dans un chaos des plus obscurs. Nous avions d'abord, il est vrai, vu dans l'O un t>, dans le A et le M les lettres AA et MA en monogramme, ce qui renversait toute idée de ne faire qu'un seul mot de ce double rang de lettres. Nous eûmes alors l'heureuse pensée de nousadresser denouvoau à M. W.-H. Waddington, dont nous connaissions de bien vieille date toute'la perspicacité, quant il s'agit de deviner les difficultés les plu- ardues de la numismatique et de l'épigraphie antique.

Le savant académicien ne fut pas longtemps à trouver l'explication de cette légende disposée d'une manière bizarre et complètement inusitée. 11 lut sans la moindre hésitation le mot IITOAEMA1 , écrit à rebours , c'està-dire en commençant par le n, placé en bas, derrière la tète tourelée et chevauchant toujours de gauche à droite et de droite à gauche, jusqu'à 11 final, placé en haut, devant la tète; nous nous sommes empressé de soumettre à tous les savants l'explication si heureusement trouvée par M. Waddington de cette légende tout à fait exceptionnelle. Tous l'ont franchement admise et déclarée incontestable. M. Waddington pensait que cette monnaie avait dû être frappée en Cyrénaïque, et il nous donnait des raisons que nous aurions dû peut-être admettre. Cependant nous avons une autre manière de voir que nous soumettons aux numismatistes ; tâche assez difficile, puisque nous tentons d'expliquer historiquement les causes qui ont pu déterminer Canidius Crassus à adopter une légende disposée d'une manière aussi contraire aux usages, et de proposer, pour cette rarissime monnaie, une attribution qui paraisse plausible.

'CRASSUS ET i T"[ e.mee ?o I. — CESARION

Les lettres KPA2, abréviation du nom de Crassus, placées au-dessus du crocodile, nous donnent justement ici le nom de l'un des généraux les plus influents de l'armée de .Marc- Antoine, lequel resta en Egypte jusqu'après la mort du triumvir. Plutarque dit, en effet (1), que ce Crassus, qu'il nomme seulement Canidius, commandait l'armée de terre d'Antoine, et qu'il était assez lié avec lui pour lui avoir conseillé, au moment décisif d'Actiu m, de renvoyer Cléopàtre en Egypte et de se retirer en Macédoine, afin d'y combattre Octave et par terre et par mer. C'est encore à ce même Crassus qu'Antoine, après sa défaite, fit porter l'ordre de se retirer en .Macédoine et de passer de là en Asie (2). Mais les chefs et les soldats ayant tourné du côté de César, Crassus s'enfuit pendant la nuit (3) et vint, en Egypte, trouver Antoine, auquel il apprit la complète défection de son armée (4). Nous avons ici un fait historique à noter et un commentaire à y joindre.

Canidius Orassus devenait un personnage influent, une autorité considérable au moment où commençait la révolution qui allait renverser, en Egypte, les derniers vestiges de cette célèbre dynastie des rois Lagides.

Crassus, lieutenant fidèle des enfants naturels et adoptifs de son ancien compagnon d'armes et de la maîtresse de celuici, dut se mettre à la tète deshommes courageux qui tentaient encore de résisterai! vainqueur d'Actium. Il a parfait :.. at pu faire frapper cette monnaie au moment même de la mort de Cléopàtre; son nom figurait tout naturellement sur ce numéraire, employé probablement à solder les troupes ciées à la courageuse résistance dont il était le cb et, pour appuyer davantage cette manifestation , Crassus n'hésita pas à placer sur cette monnaie le nom dissimulé du dernier rejeton du sang royal; cette hypothèse nous parait toute naturelle en présence surtout de l'inscription du temple d'Hermontis (5). Nul n'ignore que le jeune Ptoléinée César

(1) Antoine, LXIX-LXXI. — (2) Ibicl., LXXV. — (3) Ivid., LXXVI.— [4) Ibid., LXXIX.

(5) Le temple d'Herni ntis, qui fut construit encopiméinoration de la naissance decel enfant, porte encore une inscription

icej me roi est nommé Ptolémée César, vivant toujours : de Phtha et d'isis. Ptolcniëe, surno nnn ' -sur, etc., le Suigneui: du monde. Ptolémée,le Fils du Soleil, Seigneur des iiadémes, C :sar '!'■ u Philopator, etc.

? CKXSSUS ET PTOLEMEE XVI, — CÉSARION 5

avait été reconnu roi d'Egypte et héritier du trône (1).

Des actes de dévouement analogues se sont souvent reproduits aux époques néfastes; ici, surtout, les noms de Crassus et de Ptolémée présentent une raison historique et une coïncidence précieuse, et ils amènent tout naturellement à conclure que Crassus, dévoué au souvenir d'Antoine et de Cléopàtre, a voulu proclamer, une dernière fois, son attachement pour leur parti, et c'est, sans nul doute, cet acte de dévouement qui aura causé sa perte.

Il est aussi un fait à noter, c'est que Cléopàtre, se voyant perdue, chercha, par tous les moyens, à éviter à son fils Césarion l'humiliation de sa défaite, et celle, plus grande encore, de la remplacer devant le char triomphal d'Octave. Ce fils étant de droit l'héritier du trône d'Egypte, sa mère plaçait en lui l'espoir de sa vengeance; peut-être un jour ce fils serait-il appelé à relever la mémoire de cette ambitieuse souveraine, qui se donnait volontairement la mort pour échappera une humiliation.

Cléopàtre confiait donc son jeune fils à celui de ses serviteurs qu'elle croyait le plus dévoué, à son précepteur Théodore, qui avait pris soin de son enfance. Elle le combla de richesses afin qu'il conduisit le jeune roi et tous ses trésors, d'abord à l'autre extrémité du pays, en Ethiopie, avec ordre de passer ensuite dans l'Inde, où elle pensait qu'Octave ne pourrait le poursuivre. Ce misérable Théodore se contenta seulement de conduire son jeune maître à Rhodes, et, une fois la reine morte, il le ramena en Egypte pour le vendre à ses bourreaux.

D'après les faits relatés ci -dessus, il ne nous parait nullement extraordinaire d'admettre que Crassus ait pu faire frapper cette monnaie à Ptolémaïs d'Egypte (2), mais plus vraisemblablement à Alexandrie, au moment même où le jeune Ptolémée venait d'être enlevé au triomphe des vain-

(1) Dion Casslus, lib. xlvii, ff. 31, t. I, page 513, éd. Reiuiar, constate que le fils de César fut appelé Ptolémée. On sait aussi que, en l'an 730, au moment du meurtre d'Artavasde, roi d'Arménie, Antoine salua Cléopàtre du titre de reine des rois et son tils Césarion de celui de roi des rois.

(2) Cette Ptolémaïs était, selon'Strabon, la ville la plus impor: ii. 2

Sciussus i:t i'imi.kmi.i: xvi — cësarion!

queurs, nouveaux prétendants à la domination des peuples de la plus riche contrée de l'Afrique. Qui ne sait que , de tout temps, les soutiens dévoués des souverains vaincus ou exilés se sont ingéniés à dissimuler, par tous les moyens possibles, les signes de ralliement entre les partisans de la restauration des trônes. Mettre ici sur la monnaie le portrait du prince en fuite eût été, de la part de Crassus, une imprudence extrême, c'eût été dévoiler à tous le but de la résistance et faire probablement échouer ses projets ; mais en représentant tout simplement une tète de Cybèle ou celle de la ville d'Alexandrie , sous les traits de cette déesse (1); en plaçant autour une légende inscrite d'une manière inso-

tante de la Thébaïde. Ptolérnée la surnomme Hermii, et dit il qu'elle était la capitale du nome Thinite.

(1) On ne voit généralement, pendant le commencement de la période impériale, la tête de la ville d'Alexandrie que couverte d'une peau d'éléphant. (Voir n°5 704, 739, 745, 702, 770, 781, 8ÛJ, etc., etc.) Dans la basse époque la tète y est toujours tourelée; témoin les pièces décrites à presque tous les règnes , après Sévère Alexandre.

Nous ferons remarquer aussique, surtoutes lesmonnaies fabriquées parles ateliers romains, la figure symbolique decette ville varie complètement comme coiffure; sous la république, la tète y est parfaitement tourelée, témoin la monnaie que nous avons publiéepage 71, vignette; sur cette pièce, on peut constater que les tours crénelées sont de même forme que celles de la monnaie de Canidius , c'est-à-dire que ces tours sont très longues et minces, et, excepté dans le monnayage delà Phénicie et de la Xumidie, nous n'avons remarqué nulle part de têtes ainsi tourelées; nous avons aussi constaté que, sur la seconde variété de cette pièce, publiée par Cohen (médailles consulaires, pi. i, no G), la chevelure delà tête de ville était disposée exactement comme sur notre pièce; une des longues mèches venait en avant de la tête et l'autre serpentait sur le cou.

Quant aux pièces impériales romaines d'Hadrien et d'Antonin. la tète de la ville y est toujours nue, quelquefois surmontée du lotus, mais jamais couverte d'une peau d'éléphant. Celles îles tètes qui sont ainsi recouvertes représentent toujours l'Afrique et non la ville d'Alexandrie (voir Cohen, Monnaies impériales aux règnes d'Hadrien, d'Antonin et de Septime-Sévére : AFRICA. ALEXANDRIA. ADVEXTVI AVG. AFRICAE ou ALEXAXDRIAE et RESTITYTORI AFRICAE.

î CHASSIS ET l'TOLÉMKE XVI. — CfcSARIOX 7

lite et même énigmatique, excepté pour les partisans. Si les nouveaux despotes en trouvaient le sens, on pouvait encore sauver les apparences par l'ambiguïté même de la formule. Pour les oppresseurs, la lecture devait être IITOAEJMAIEQN ou nTOAEMAIAEQN, et, pour les adeptes, tlTCMEMAlOÏ. Comme on peut parfaitement s'en convaincre, le champ de la pièce était, certes, assez spacieux pour 3' graver cinq ou six lettres superposées de chaque côté de la tète, au lieu de quatre, et nul doute que si l'on a omis les dernières, 01", ou EQN , ou encore AEQN, cette omission a été très nettement délibérée.

L'histoire ne nous a malheureusement pas conservé la moindre trace des faits et gestes de Canidius Crassus. Après la fin d'Antoine (1), on sait seulement que l'empereur Auguste le fit mettre à mort, l'année même des suicides d'Antoine et de Cléopàtre. Serait-il trop invraisemblable d'admettre que cet acte de cruelle vengeance aurait eu pour cause cette résistance impardonnable, aggravée par une tentative de restauration au trône d'Egypte du fils du grand César? Ce fils, quoique illégitime, parut, on le sait, tellement redoutable à la toute-puissance d'Auguste, qu'il le fit assassiner dès que l'infâme Théodore l'eût remis en son pouvoir. Toujours implacable, Octave fut insensible à l'extrême jeunesse de cet enfant-roi, à peine âgé de dix-huit ans.

On pourrait peut-être repousser nos conjectures etadmet-

(1) Nous avons trouvé encore sur Crassus quelques lignes dans Velleiiis Paterculus, II, 85 à 87, qui relate les mêmes faits que Plutarque pour la bataille d'Actium. Il dit seulement, à la fin : - Canidius mourut avec moins de courage qu'il ne convenait à la profession qu'il avait toujours exercée. ••

Orose semble jeter un peu plus de lumière sur la fin de ce général. Il dit, VI, 19 : •• Par ordre d'Octave, on mit à mort le fils aine de M. Antoine, et P. Canidius qui avait toujours été le plus grand ennemi d'Octave. ■• Et il ajoute : •• Mais, en même temps infidùleà M. Antoine. ■> Cette infidélité ne paraît cependant nullement prouvée par les actes de Crassus. Orose date de quatre siècles après Plutarque et Velleius Paterculus ; il peut parfaitement avoir admis, comme trahison, le passage do Plutarque, LXI où il est question d'une séparation entre Antoine et Cléopàtre. Cette dernière aurait, à force d'argent, poussé Canidius à faire changer les projets d'Antoine.

. ? CRASSUS ET L'TOLEMEE XVI. — CÉSAMOX

tre tout simplement que cette pièce a pu être trappée en dehors de l'Egypte, dans une des villes du nom de Ptolémaïs. Comme nous le disions plus haut, M. Waddington nous a objecté qu'il existait, en Cyrénaïque, une ville très importante de ce nom, et que les monnaies frappées pour Lollius, à Cyrène, ressemblaient, comme caractère de fabrique, tout autant à notre pièce qu'à celles frappées pour Cléopàtre et aussi pour Auguste à Alexandrie, pièces portant pour revers l'aigle des Ptolémées ; à cela nous observons que le crocodile, placé au-dessous de la légende KPAS, ne paraîtrait pas devoir figurer sur cette pièce, par la raison fort simple que cet animal est inconnu en cette contrée. Une autre raison non moins concluante, c'est que, depuis près de trois siècles, le nom de Ptolémaïs avait remplacé celui de l'antique Barcé. On ne trouve aucune trace d'émissions monétaires dans cette localité (1), depuis que la ville avait changé de nom.

Nous 'avons déjà expliqué, au commencement de cette note, que, s'il avait existé, en Mauritanie, une ville du nom de Ptolémaïs, nous aurions pu lui attribuer cette pièce (malgré le style contradictoire et le travail artistique de la tète tourelée, tout à fait étranger à celui des monnaies mauritaniennes de cette époque, qui toutes, ont un caractère africain d'une rudesse presque barbare.) Nous avons constaté que la jeune Cléopàtre a répété à satiété, sur ses monnaies, les symboles favoris de son pays natal ; mais, en Cyrénaïque, on ne trouve, à cette époque, nul fait historique indiquant qu'un des descendants de Cléopàtre s'y soit réfugié, ni qu'un personnage romain, du nom de Crassus ou Crassipes, y ait occupé quelque fonction. La pièce n'aurait donc aucune raison pour se présenter comme une monnaie de ce pays.

(1) Tout le monde connaît la célèbre ville de Judée, la plus importante des cités du nom de Ptolémaïs ; mais là encore, moins qu'ailleurs, nous ne pouvons admettre que Crassus ait pu frapper monnaie au type égyptien, quoiqu'il y ait tout près de cette ville une rivière portant le nom du fleuve le Crocodile. On connaît quantité de monnaies frappées dans cette ville, justement à cette même époque, et elles n'ont aucun rapport ni de fabrique ni de style avec notre pièce.

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