‹ Numismatique générale de l'ArménieChapitre 26 sur 62 · է %հՈե (sic) Ւ\ԼԳէ\Ր \ԼՄհ% <1^ՑՈՑ- Լ (sic · texte numérisé non relu

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LÉON [nV0éL)y ROI DE TOUS LES ARMENIENS.

Le roi, assis sur un trône dont les deux extrémités sont terminées par des tôtes de lions, tient une croix et une fleur de lis.

PAR LA PUISSANCE DE DIEU

Deux lions debout et adossés, entre eux une double croix.

Tahégan d'argent. PI. VI, n« 2.

Inédite. — Collection de feu M. le docteur Orta*

Les légendes du droit et du revers de cette médaille ont été entièrement altérées par le graveur» soit qu'il ne connût pas la valeur des lettres qu'il avait à reproduire d'après le coin qui lui servait de modèle, soit que cette pièce ait été fabriquée par un faussaire inhabile du temps. C'est la seule pièce que j'aie rencontrée de ce genre parmi toutes celles ((ue j'ai étudiées. Je l'attribue au règne de Léon II, parce que le type et les légendes sont tout à fait semblables à la médaille précédente, dont le coin a sans doute servi de modèle au graveur. Les légendes du droit et du revers doivent être ainsi restituées : 1 fr*-Wi թա^ը iuJhi* Հ^այոց, el կաըողըսթրձ \]^ստա-ձօյ. C'ost SOUS cotto formo qu'ou les trouve exprimées, avec les abréviations ordinaires, sur la médaille décrite précédemment.

liON, ROI DBS ARMÉNIENS.

Le roi assis comme ci-dessus.

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PAR LA PCISSANGB DB DIEU

Deux lions debout et adossés, comme ci-dessus.

Tram d'argent ou demi-tahégan. PI. IV, n^ 2.

Revue Archéologique, dixième année, p. 470, pl.CCXXlI , n"" 2.

LBON, ROI DBS ARMENIENS.

Le roi, revêtu de ses ornements royaux et assis sur un trône, tient une croix et une fleur de lis.

Garorhouth{iafn]p€n A[8douz]o, kdjlk.

PAR LA PUISSANCE DE DIEU. 3. 133 (1)

Deux IioDs adossés» entre eux une longue croix double.

Tahégan d'argent. PI. VI, n^ 3.

Une variété avec la date գձ^լգ (3. 50. 33). — PI. VI , n^ 4. Cabinet des Mékbitaristos de Venise et de Vienne. Cappelletti, VArmenia, 1. 1 , p. 179, pi. n^ 9. — Krafft, p. 9, pi. 1 , 7.

Il n'y a pas de doute dans Tattribution à Léon II de ces médailles, dont les premières sont imitées des monnaies ducales de Venise, les autres des carlins d'Anjou et des blancs d'argent de Chypre. Le sceau de Léon II, dont Atto Placentius nous a donné la description (2), a beaucoup de rapports avec les pièces des Lusignans de Chypre, et surtout avec la monnaie que je viens de décrire en dernier lieu, ce qui rend certaine l'attribution de ces pièces au premier thakavor de la petite Arménie.

La dernière médaille dont on vient de lire la description offre, ainsi que sa variété, une singularité remarquable : c'est la date qui figure à la հո de la légende du revers. Mon savant confrère et ami. M. Ëd. Dulaurier, à qui j'ai communiqué le dessin de ces médailles, a bien voulu me donner quelques renseignements que je me fais un plaisir de publier.

« Il est difGcile, m'écrivit le savant professeur, de lire les deux dates sur lesquelles vous me demandez mon avis. La médaille décrite par Cappelletti porte la date զ^լզ (3,133), et celle donnée par Krafft est ainsi exprimée : գ^լգ (3, 50, 33), ce qui ne signifie absolument rien. Je crois que la médaille de Krafft est la même que celle de Cappelletti, et

(I) Les chiffres arméniens s'expriment avec գ* qui ne signifie rien, on lirait la date 133. les lettres de Falphabet. La date qui est ex- (2) Notices et extr. des ատտ., t. XI, Privil.

primée ici doit se lire ainsi : *{=: 3, îf= 100, de Léon II en faveur des Génois, p. 19-21. Cf.

ձr= 30, et գ^=: 3. En supprimant le premier plus bas, p. 49, la description de ce sceau.

qu'il iaut voir un X'au lieu d'un ^ mis par erreur par le graveur. Il est aussi fréquent, dans les manuscrits ou dans les inscriptions monumentales, d'écrire les séries des centaines ou des mille par le chiffre qui leur est particulier, qu'il l'est d'employer l'unité de centaine ou de mille précédée d'un chiffre ordinal, comme dans les dates de vos médailles. Cependant il y a ici une difficulté : si ce sont des monnaies de Léon II, il est impossible de lire la date 333, attendu que l'année arménienne 333 a commencé le 17 avril 884, et que la date du règne de Léon II est 1185 d'après le P. Tchamitch. Toutefois cette détermination peut bien varier d'un ou deux ans, car les tables du savant historien sont fautives d'un bout à l'autre. Mais admettons le chiffre 1185; alors il faudrait lire զճլզ (634), qui est l'année commencée le 3 février 1185 et finissant le 2 février 1186 inclusivement. Je vous ferai remarquer qu*ici il n'y a pas à songer à une ère particulière, comme serait la petite ère de Jean le diacre, parce que celte petite ère commença le 11 août 1084 : en effet, 1185-— 333=852, ce qui donnerait le cours de l'année 853 de Jésus- Christ pour le point initial de Tère exprimée sur les médailles. C'est donc impossible, puisque 853 est de beaucoup antérieur à la correction du calendrier arménien par Jean le diacre et à Tinvention de la petite ère. Il faut donc de toute nécessité ou admettre la correction proposée par moi, զ^լգ (634), ou supposer que ces lettres sont une abréviation, un sigle indiquant tout au^re chose qu'une date. Toutefois, je réfléchis que s'il était permis de supprimer le premier f , comme vous le proposez, on aurait alors 133, ce qui ajouté à 1084, point initial de la petite ère créée par Jean le diacre, nous donnerait l'année 1216, et indiquerait effectivement une date exprimée au moyen de cette ère particulière et rentrant parfaitement dans les limites du règne de Léon 11, qui va jusqu'en 1219. Je pourrai discuter ce point dans mes Recherches sur la Chronologie arminienne^ au chapitre de l'ère de Jean le diacre. )»

[bnitation des pièces de Roger d'Antioche? (1) et des monnaies des sultans Seldjoukhides

de Konieh (2).]

LÉON, ROI DBS AIUlÉNDtNS.

Le roi à cheval, passant à droite et tenant un sceptre ayant la forme d'une ancre ou d'un harpon.

Tchinial 'i ԱօցԽհհշո 'i Sis.

FRAPPE DANS LA VILLE DE SIS

Lion passant à droite, derrière lui une double croix.

Tahégan d'argent. PI. I , n*' 5.

Deux variétés.

Cabinets de France, de Vienne, de Lagoy.

Brosset, p. 59, pi. I, no 5. — Krafft, p. 10-1 1, pi. 1, n« 4.

LÉON, ROI DES ARMÉNIENS

Le roi à cheval, passant adroite et tenant une croix double.

FRAPPÉ DANS LA VILLE DE SIS

Lion passant à droite, derrière lui une croix.

Tahégan d'argent. PL I, n» 6.

Cabinets de France, de Lagoy et du docteur Orta. Brosset, p. 59, pi. I, n" 5. — Krafft, p. 10-11, pi. I, no*,

(1) De Saulcy, Croisades, pi. m, no» 1 (2) Marsden, Nom. orient., pi. vi, n*»83,

[Imitation de la monnaie des lois normands de Sicile et de Fouille (1).]

LéON, ROI DES ARMÉmEirs.

Tête de lion vue de trois quarts et ornée d'un diadème à trois fleurons.

FRAPPE DANS LA VILLE DE SIS

Double croix cantonnée aux deux cantons inférieurs d'une étoile.

Cuivre, grand module. PI. I , n^ 7, et pi. VI , n*^ 1.

Huit variétés de types et de légendes. — Variété du type du droit : la tête du lion vue de face, mais d'un style plus barbare. — Variétés de la légende du droit : Հ\Լ^(\ • Հ11,ՑՒՈ • Հ1^.ՑՒՈՑ • -Variétés de la légende du revers : h-plKlJiK-P UhU • h-PlKI JK-P% h[}[}^

On connaît, en outre, deux pièces scyphates qui sont inédites. L'une se trouve dans les cartons du cabinet impérial de France.

Cabinets de France, de Vienne, do Venise, du musée asiatique de Saint-Pétersbourg, de Lagoy, Orta, Soret, de Khoene, Âliscban, etc.

Pembrock et le comte Monlgommery, t. IV, pi. XL. — Pellerin, lettre deuxième, pi. I, p. 246, n<»* 6, 7. — Portrait de Pellerin; collection des estampes de la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris. — Savorgnan ctSestini, t. II, lettre neuvième, et t. IV, lettre huitième, p. 84. — Tchamitch, t. ni, p. 365. — Brosset, Manog., p. 58. — Lenormant, Trésor de Numismatique; Histoire de F Art monétaire (rois de la petite Arménie). — Madras Journal, 1851, t. XVII, n^ xxxix, p. 151 et suiv.; VII, Description of a copper coin of Léo, king of Armenia, by S. Markar.

(1) Pr. di San Giorgio SpineUi, Monete 1844, in-4. — Fusco, TavoU di monete del cufiche battuie da principi Longchardiy Nor՛ reame di NapoU et Stci/ta, in-4*. mcmniy ntl regno délie due ^lie. Naples,

[Lnitation de la monnaie des Lusignans de Chypre.]

liON, ROI DES ARMENIENS.

Le roi, assis sur un trône, tient une longue croix de la main droite et un globe crucigère de la gauche.

¥ t CXh^blKi, Ւ ՝^\ԱՂ}Լ՝ք^ ՍՒՍ-

FRAPPÉ DANS LA VILLE DE SIS

Croix cantonnée de quatre olives, à Textrémité de chacune de ses branches un point.

Cuivre, moyen module.

Cabinets de France, des Mékhitaristes de Vienne et des PP. de Venise. Sibilian, pi. H, nO 8, p. 20 (Léon V).

LEON, ROI DES ARMÉNIENS

Le roi, assis sur un trftne, tient un sceptre fleurdelisé et un globe crucigère.

FRAPPÉ DANS LA VILLE DE SIS

Croix potencée surchargée d'une croisillette en abtme.

Cuivre, moyen module. PL IV, n** 3.

Cabinets de France, des Mékhitaristes de Vienne et de Venise, etc.

VEuropa {]յւ.րոպա). journal des Mékhitaristes de Vienne, 1851, pi. nO 9. Sibilian, pi. Il, n^ 8, p. 20 (Léon V). — Reme Archéologique, dixième année, p. 470, pi. CCXXII, n<» 3.

Sceau de Léon II.

Dans un privilège de Tan 1201» accordé par Léon II aux GénoiSt on trouve la description du sceau d*or de ce prince.

Ce privilège, rédigé d'abord en langue arménienne, fut ensuite traduit en latin (1). Voici le passage relatif à la description du sceau :

« Anno incamati Verbi ISOl, mense marcii, ego Atto Placentius, notarii sacri palatii, hoc exemplaro^ab aatentico et originali instramento translate in latinam, ab alio aatentico scripto, ut credo^ litteris armenîcis in eodem pergameno, régis Armeniomnit Glii domini Stephani de génère Rapinoraro ; ejas sigilli aari impressione roanitis in que erat ab ana parte ymago regia scalta cum corona in capite, tenens in dextra craeem, in le?a ?ero tenens formam qaasi floris lilii, et erant ibi littere* ut crédite, arroenice circamscripte, qoas ignore (2).

« Ab alia vero parte erant qaedam forma qaasi leonis coronati tenentis cracem in pede, cujas circamscriptio, sicut credo, litteris armenicis prenotatis(3).... transcripsi... jossa... domini Jacobi de Balduino, Janae potestatis... etc. »

Il y a une grande ressemblance entre la face de ce sceau et celle de quelques monnaies d*argent de Léon II décrites dans cet ouvrage. Quant au contre-sceau, il est parfaitement conforme à celui des monnaies de Léon m et de ses successeurs.

(1) Notices et extr. des mss., t. XI, p. 19. . (3) Au contre-sceau, la légende derait être —Pièces tirées des arch. de Gdnes, par S. de sans doute semblable, à peu de différences Saçy ; reg. des Traités, 1. 1*', f 231. près, à celles du bT de certaines médailles du

(2) Le notaire yeot parler ici de la légende môme prince, sur lesquelles on Ut ces mots : du sceau, qui pestait sans doute les mots Կ1^0Ո^ Jll^P'F^ IKUSHK^ suiyants : 1^ԷԻՈ% Ւ1^աԳ1Ա-ՈՐ VOô» Partajmmanee de Dieu. <^lVk(^nô* ^^t ^ ^ Armèiienê.

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