‹ NurembergChapitre 6 sur 33 · AKCHITECTL'KI- R T SC L' L PT U R K AL' XIV • SIKCLK · texte numérisé non relu

AKCHITECTL'KI- R T SC L' L PT U R K AL' XIV • SIKCLK

des plus riches et des jUus nobles familles, on se résolut à construire un édifice ([ui non seulement répondrait à tous les usages prati<|ues, mais aurait, de plus, l'aspect monunienlal tli i>ne de la \ille. C'est ainsi que fut édifié, de 1332 à 1340, au ])!('(! ilc la hutte du château et au sud du couvent des Dominicains, Ihôtel de ville avec sa longue salle, dirigée

La Place du Marché avec la Belle Fontaine.

de Touest à Test, et une rangée de chambres, entre autres la Chambre du Conseil et celle des contributions. Le rez-de-chaussée était occupé — et c'est encore le cas, aujourd'hui, pour cette partie de l'hôtel de ville — parles boutiques des drapiers, devenues, plus tard, celles des libraires. Dans le sous-sol étaient les prisons, rattachées à la chambre de la question. Aujourd'hui encore, dans la petite cour de l'hôtel de ville, on peut, par des soupiraux grillagés, plonger le regard dans les sombres ténèbres de ces cachots. Là aussi débouche le grand passage souterrain qui relie l'hôtel de ville et le château et qui commence au pied de la colline du château dans le fossé dit Schneppergraben. Ce pas-

sage n'est pas contemporain de l'éditice : il date de l'année 1543 et, comme plusieurs autres embranchements souterrains, il servait surtout à la conduite des eaux.

Deux morceaux permettent d'apprécier le caractère artistique de l'ancien hôtel de ville gothique : la façade de l'est, fort bien restaurée dans ces derniers temps, et le côté sud de la salle des Fêtes, avec ses dix fenêtres ogivales simples. D'anciennes gravures nous ont conservé le dessin de la façade occidentale. Les deux frontons se distinguent par des pignons étages, ajourés en ogive, avec des pilastres faisant une forte saillie. Leur couronnement en forme de boule et le petit clocheton de la façade est sont des additions postérieures. Tandis que, vers l'ouest, la salle s'ouvrait en trois fenêtres ogivales et en une rosace placée plus haut, le côté oriental présente, entre deux fenêtres, une simple tribune et, au-dessus, une large fenêtre en plein cintre partagée en cinq divisions. Des blasons et des armoiries ornaient le côté occidental. Le côté oriental offre de belles armoiries avec l'aio'le à une seule tête ; elles se trouvent sur le côté droit du rez-de-chaussée, immédiatement au-dessus de la partie que la tradition populaire regarde comme la potence où le receveur Nicolas .Muffel fut pendu pour sa trahison.

Les pignons étaient un briquetage, d'ailleurs emplo3^é déjà en ce genre de constructions. On en retrouve des exemples dans la pharmacie du More (Kônigsstrasse, 32) et dans la maison n" 8 de l'Ebnersgasse qui date du xV siècle, comme le bâtiment de la pharmacie, mais qui est construite du reste en pierres de taille. Une maison de l'Adlerstrasse (n° 14) est un spécimen de pignons à pilastres du xiv'' siècle : elle a été restaurée de nos jours.

La grande salle de l'hôtel de ville a une voûte en bois dont l'exécution, pour les points essentiels, appartient au xvi'' siècle. Peu après l'achèvement de l'édifice, cette salle fut ornée de peintures représentant avec une rigoureuse exactitude des scènes historiques, motifs que, depuis lors, on choisit de préférence pour l'ornementation des salles de ce genre. La Chambre du Conseil eut aussi ses peintures et nous savons qu'en 1423 un maître Berthold, avec son fils et ses élèves, peignit les façades. Du tout, il ne reste à peu près rien. Il y a un certain nombre d'années, on pouvait voir encore, sur la façade orientale, de faibles traces de peintures. D'ailleurs, on ne négligea rien pour donner à la grande salle beaucoup d'éclat sous ce rapport. De nombreux étendards, des bannières, des blasons richement peints et — dans les circonstances solennelles — de précieux tapis décoraient les murailles. La salle ne servait

pas seulement aux délibérations officielles sur les affaires ; elle ouvrait ses portes pour les fêtes joyeuses : c'est là que le Conseil rendait hommage à l'empereur ; c'est là que les familles honorables se réunissaient pour le jou et la danse, et plus d'un festin de noces s'est donné dans la

L'église Notre-Dame.

grande salle. Ses vastes dimensions permettaient même aux jeunes chevaliers d'}^ livrer de véritables tournois. Là encore se sont tenues des assemblées politiques, des diètss royales ou princières et jusqu'à des cours auliques. Mentionnons enfin le banquet qui, le 25 septembre 1649, après la conclusion de la paix de Westphalie, fut offert ici aux ambassadeurs.

X(His ravons dit, les rues île Nuremberg sont souvent élargies de façon à former des sortes de marchés. Aussi la vilh" com]Ue-!.-elle un grand nombre de places et de marchés: et pourtant, lorsque lliôtel de ville fut achevé, elle n'avait pas encore une place de ce genre en rapport av'ec le développement de son activité. Sans doute, en Tan 13 13, les habitants de Nuremberg avaient acquis de AVulfing, évêque de l^amberg, le droit de transporter au cimetière de Saint-Sébald la chapelle Saint-Maurice située au sud de l'église actuelle de Notre-Dame; ils avaient ainsi gagné la place occupée plus tard par la pittoresque maison des Drapiers, puis, à partir de la fin de 1860, par les bâtiments sans caractère de l'administration des télégraphes. Cependant, l'espace conquis n'était pas grand et, en 1349, la ville s'adressa à l'empereur Charles IV pour obtenir d'y adjoindre le quartier des Juifs, c^ui, situé au sud de l'hôtel de ville et s'étendant de là dans la direction du nord-est, offrait une situation particulièrement favorable.

A la place de la synagogue s'éleva donc, de 1355 à 1361, l'église Notre- Dame, avec sa façade tournée vers le Marché principal qui est presque carré. Cette église, nommée parfois Mariensaal (Salle de Marie), est un espace presque carré, divisé par quatre puissantes colonnes rondes en neuf travées voûtées, avec un long chœur à une seule nef et un porche quadrangulaire richement décoré, au-dessus duquel la chapelle Saint-Michel, en forme de tourelle à cinq pans, forme saillie sur le mur de la façade. Cette chapelle doit être une addition faite en 141 1 : nous savons, en effet, qu'en 1361, c'est-à-dire à l'époque où la construction de l'église fut achevée, l'empereur Charles IV, pour célébrer la naissance de son fils Wenceslas, survenue cette même année à Nuremberg, fit apporter de Prague les joyaux et les reliques du trésor impérial pour les montrer au peuple de la terrasse de l'église, et qu'il y parut revêtu des ornements impériaux, tenant en main le prétendu glaive de Charlemagne : cette terrasse était donc alors complètement libre. L'effet architectonique de ce petit chœur est gâté par la partie d'en haut qui est de l'époque du gothique postérieur. Les pleins cintres, crénelés, disposés sans ordre au-dessus des fenêtres ogivales, prouvent que cette partie supérieure a été construite plus tard. Le faîte, avec ses cinq arcades à colonnes superposées, est d'un riche effet décoratif; le clocher se dresse sur le milieu et se termine en calotte. Une particularité de cette église, est l'horloge à personnages mobiles (Mànnleinlaufen), placée en haut de la petite chapelle .Saint-Michel. Elle est ancienne, mais, en sa forme actuelle, elle date de 1506-1509 et elle est l'œuvre de l'habile maître

ARCHITRC TURE ET Sfl'LPTLM^E AU XIV- SIÈCLE 21

Jorg Heuss, qui construisit l'horloge proprement dite, et de Sébastian Lindenast, qui fit les figures en cuivre. Les personnages représentent l'empereur Charles IV et les sept princes électeurs, ainsi que des hérauts et des sonneurs de iromiK'lles. Chaque jour, à midi, les princes électeurs

La cliapelle Suim-Maurice et l'auberge du Braiwurstglucklein.

sortent de leur maisonnette et circulent solennellement autour de l'empereur, pendant que les trompettes embouchent leurs instruments. On voulait par là rappeler qu'en 1356 Charles IV proclama, de Nuremberg, la Bulle d'Or, qui, entre autres choses, contenait une décision importante pour la ville : tout empereur allemand devait tenir à Nuremberg sa première diète. Le même souvenir est consacré par une peinture moderne que Ton voit dans une maison de la Schildgasse.

De même que l'église Notre-Dame, celle de l'hôpital du Saint-Esprit, construite quelques années auparavant (1331-13411 par le riche bourgeois Conrad Gross, pour les besoins de l'hospice, rappelle les splendeurs de l'ancien empire d'Allemagne. C'est là que, jusqu'à la fin du XYllT siècle, restèrent en dépôt les joyaux et les reliques qu'en 1424, sur la demande du Conseil, l'empereur Sigismond avait pour toujours confiés à la ville. Ces trésors furent solennellement apportés à Nuremberg le 22 mars 1424. Chaque année, jusqu'en 1523, on les montrait au peuple sur une estrade élevée sur le côté ouest de la place du Marché. Une façade, décorée depuis quelques années, indique la maison où ils étaient gardés durant la nuit qui précédait leur exposition, et pour laquelle Durer a fait les portraits de Charlemagne et de l'empereur Sigismond conservés aujourd'hui au .^lusée germanique. Pour le jour du couronnement, les insignes royaux, conservés dans une châsse d'argent suspendue à la voûte du chœur de l'église — châsse que l'on voit aujourd'hui au iMusée germanique — étaient portés en grande solennité au lieu du couronnement par les envoyés de Nuremberg.

L'église de l'hôpital a trois nefs. Agrandie en 1527, elle renferme le tombeau de son fondateur, mort en 1356. L'intérieur a été décoré en 1662 et 1663 de lourds ornements en plâtre, de style baroque, œuvre de l'Italien Carlo Brentano. Récemment on a découvert sur les murailles des fresques remarquables des xiv*^ et xv^ siècles. L'extérieur a conservé le caractère gothique.

Nous l'avons dit plus haut : en 13 13, la petite église à une seule nef, dite chapelle SaintOlaurice, fut transportée du marché au cimetière de Saint-Sébald. C'est, comme l'église de l'hôpital, un édifice très simple; les découpures de ses fenêtres sveltes en sont l'unique ornement. L'auberge située sur le côté nord de cette chapelle, et célèbre sous le nom de Bratwurstglocklein (« Clochette de la Saucisse rôtie », nom qui lui vient de sa spécialité), semble avoir existé de très bonne heure, dès l'an 1400, dit la tradition. En 15 19, on la trouve mentionnée sous l'appellation de Garkùche iVestaurant, rôtisserie). Le Bratwurstglôcklein primitif, qui, avec ses échoppes basses et étroites en saillie, peut se vanter d'être la grande curiosité de la ville, s'appuie sur le côté nord de la chapelle Saint-Maurice, par un demi-pignon de st3'le baroque, datant du commencement du xvii" siècle.

En 1345. l'église Saint-Gilles s'enrichit de la chapelle Tetzel, ainsi appelée du nom de son fondateur. L'église Sainte-Caiherine, mentionnée plus haut, est un édifice sans ornements. L'église Sainte-Marthe, cons-

ARCIIITECTURK Kï SCUI.PTL'RK AU XIV' S I K C IJC

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truiU' en 1360, et réii'lise Sainte-Croix, appartenant comme la ])remière à un hospice dcslini' aux ])èl('rins, et datant de la même année, sont de .sinij)les édifices du xi\" siècle. l);ins Tég'lise vSainte-Croix, il faut remar- ((uer les écussons uiorluaires aj)pendus aux murailles du chœur : ils sont en forme d'écus ronds, avec d(^s armoiries sculptées ou peintes. L'église Saint-Laurent et le chœur de l'église Saint-Jacques en offrent également de beaux exemplaires.

Dans les environs de la ville, les églises reliées à d'anciens hospices

Côté nord de l'église Saint-Sébald avec l'agrandissement gothique des bas côtés

et le chœur est.

pour les lépreux, par exemple Saint-Jean, Saint-Pierre, Saint-Léonard, Saint-Josse, sont des créations du KlY"^ siècle, sans aucune prétention. Dès 15 18, un grand cimetière, remarquable par ses épitaphes en bronze, était attenant à l'église Saint-Jean : on y enterrait, déjà au xiv" siècle, lors des épidémies. L'église wSaint-Jacques, qui, dans ses parties essentielles, appartient au xiv" siècle, est, elle aussi, un édifice très simple. Au côté nord, on voit une tour pittoresquement disposée; les proportions du chœur sont fort belles. A en juger d'après les gravures, l'église Sainte-Elisabeth qui n'existe plus, les églises des Capucins Déchaussés, des Dominicains et des Carmes étaient du même genre. Les deux pre-

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mières dataient encore de la fin du xiii' siècle. On n'en déploya que ])lus de mai^nificence dans les travaux entrepris au cours du xiv" siècle pour agrandir l'église principale de la \ille — Saint-Sébald — et pour la construction de l'église Saint-Laurciu du xiii'" siècle au delà de la première moitié du xv'j.

Dans la seconde moitié du xiir' siècle, la ville s'était si rapidement développée, que, dès le début du xiV siècle, l'église Saint-Sébald, consacrée en 1274, devint trop petite pour contenir les fidèles. En 130g, en commençant par le côté nord, on entreprit d'élargir les bas côtés du chœur occidental. On employa une partie des anciens chapiteaux, et les murs furent reportés si loin que la largeur de la nef principale se trouva dépassée. Les nouveaux chapiteaux ont la forme typique du style ogival primaire : la corbeille entourée de feuillage. On a rétabli l'extérieur dans son état primitif, non seulement pour la partie agrandie, mais encore pour le chœur oriental, qui, en 1361-1379, remplaça le choeur roman. Cette restitution, magistralement faite, est d'un charme exquis. Des contreforts simplement membres divisent en six panneaux les murailles du bas côté agrandi. Cinq d'entre eux sont percés de hautes fenêtres ogivales, tandis que, entre le second pilier et le troisième en partant de l'ouest, un portail a été ouvert, dominé par une plate-forme avec balustrade, au-dessus de laquelle la paroi s'ouvre également en fenêtre ogivale. Les clochetons des piliers s'élancent hardiment et forment, avec les fleurons épanouis en panaches, un bel effet rythmique. Sur le côté sud, qui est plus simple, et dont les contreforts se terminent par des clochetons très amincis, les fleurons font défaut. Les ornements de la sculpture s'unissent aux nobles formes de l'architecture pour produire cet eff"et poétique qui donne aux œuvres gothiques leur charme enchanteur. Ce que les formes de la nef centrale ne contiennent encore qu'en germe, ce qui se devine parfois déjà dans certains chapiteaux, se révèle ici ; on reconnaît l'avènement d'un nouveau style, le gothique. Ce n'est point encore la maturité; mais on pressent l'été. A cette dernière période appartiennent les formes si riches et si magnifiques du chœur oriental. C'est une haute enceinte à trois nefs, dont les neuf pans dominent d'une façon imposante la partie occidentale de l'église. Son faîte atteint presque la hauteur où s'élevèrent alors les deux tours. Les contreforts, richement membres, avec leurs bas-reliefs et leurs figures de saints sous des baldaquins, s'élancent comme naturellement en s'amincissant toujours : leurs fins pignons alternent avec les fleurons qui s'épanouissent au sommet des gables unis, garnis de crochets, des fenêtres.

ARniFTRCTrRK K T SCULPTURK AU XIV' S I lU' L K

l.c portail oriental, sur la face nord, dit Brauttûre (Porte de la Mariée), est d'une richesse toute particulière. Des ornements ajourés et des dentelures forment le beau couronnement du haut portail, dans l'embrasure duquel les figures des Vierges sages et des Vierges folles sont

La Porte de la Mariée, à l'église Saint-Sébald (xiV siècle).

disposées avec goût. C'est à cette porte que se faisait la bénédiction des époux, de la façon que retrace la sixième planche de la Vie de Marie de Durer. L'impression de surprise causée, à l'intérieur, par la différence de hauteur entre la partie occidentale de l'église et la partie orientale, où de minces faisceaux de colonnes sans chapiteaux supportent les nervures de la voûte, ornées par endroit de dentelures, prouve immédiatement quel grand changement s'est opéré durant la construction de

rédifice. Les derniers vestiges de lourdeur, d'étroitesse et d'obscurité, rappelant la rigueur et l'isolement du cloître, ont disj^aru; à leur place, voici l'espace et le dévelopi)ement en hauteur, qui attestent le besoin d'air et de lumière et répondent à cette clarté et à cette liberté d'esprit dont s'inspira la civilisation du moyen âge quand une bourgeoisie active, consciente du but à poursuivre, fut entrée en scène. Quelle joie, quelle allégresse de formes se révèlent ici dans l'éclat de cette ordonnance architecturale et plastique ! Quelques vestiges de couleurs prouvent que cette partie de l'édifice était autrefois richement peinte. Les délicats baldaquins au-dessus des statues de bois, de pierre et de terre cuite disposées sur le pourtour et datant pour la plupart du x\" siècle, sont de gracieux ornements du gothique déjà développé, mais libre encore de tout caprice. Il faut en dire autant de la tourelle [chôrU'iii qui, sur le mur nord du chœur, s'avance de la partie supérieure de la sacristie dans l'intérieur de l'église. Elle mérite une attention toute spéciale, ainsi que le tabernacle adossé à la muraille, qui date de l'époque où le chœur fut édifié. Ce tabernacle, sans doute, n'a point la hauteur imposante ni le développement de celui-ci de Krafft à l'église Saint-Laurent; mais, par la beauté de ses proportions et par l'heureuse distribution de ses statuettes, qui se rapportent toutes à la Passion, il offre un charme particulièrement artistique.

A quelle date a-t-on commencé la construction de l'église Saint-Laurent? Nous l'ignorons. On admet ordinairement que ce fut en l'an 1274. Il est vraisemblable que l'on édifia alors le chœur, qui, par la suite, comme l'ancien chœur oriental de vSaint-Sébald, fut trouvé insuffisant et qu'on remplaça, par conséquent, en 1439, par le vaste chœur actuel. Le lion de Bohème, qui se rapporte à Charles IV et que l'on voit dans les armoiries de la façade occidentale, indique le dernier tiers du xiv^ siècle comme époque où la façade reçut son ornementation plastique. Abstraction faite des tours, auxquelles on travaillait encore au xV siècle, et du chœur, dont la construction appartient au second tiers du xv^ siècle, l'édifice fut achevé vers le milieu du xiv'' siècle. Alors les contreforts, d'où les arcsboutants s'élançaient vers le vaisseau central, deux fois aussi élevé que les nefs latérales, faisaient encore fortement saillie; mais, en 1403, on repoussa si loin les murs des fenêtres, que les piliers disparurent absorbés et qu'ainsi, à l'intérieur, les chapelles se trouvèrent à angles droits. Les joints et le changement de la hauteur des corniches prouvent cette modification postérieure. La disposition et l'ornementation architecturale de 1 intérieur sont simples. Des piliers octogones à cannelures profondément

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