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Re .
A. ni n FAN: PER ES
mente en liqueur neutre en donnant de l'acide succi- …
nique CO?H — CH? — CH? — CO’H.
L'asparagine est l’acide aminé qui se reconnait le
plus aisément par voie microchimique ; il suffit de pratiquer des coupes dans l’axe hypocotylé d'un Lupin ayant germé à l'obscurité et de les porter dans l'alcool ou dans la glycérine pure pour qu’au bout d’un cer-
Fig. 15. — Parenchyme de l’axe hypocotylé de Lupin après séjour dans la glycérine pure; il s’est constitué des cristaux volumineux a d’asparigine et des sphérocristaux b de leucine.
tain temps l’asparagine apparaisse à l’état de cristaux
caractéristiques (fig. 15), incolores, solubles dans
l’eau et présentant de belles couleurs de polarisation. À 1009, température à laquelle ils perdent leur eau de cristallisation, ils prennent la forme de gouttelettes d'aspect oléagineux, très réfrigérentes, restant solubles dans l’eau ; à 00° les gouttelettes brunissent et cessent de se dissoudre dans l’eau. |
= Les cristaux ne sont pas solubles dans une solution concentrée d'asparagine, ce qui permet de les dislinguer des cristaux d’azotate de potassium avec lesquels on pourrait les confondre à un simple exa-
Re LL
men morphologique; d'autre part ils ne présentent pas la réaction caractéristique des nitrates, consistant en une coloration bleue qui apparaît sous l’action de l'acide sulfurique et de la diphénylamine.
L'acide glutamique est l'acide aminoglutarique
CO'H — (CH?) — CH.AzH? — CO?H
IL est très répandu chez les végétaux (racine de Betterave, plantules de Courge), coexistant souvent avec. l’asparagine. On le prépare facilement par l'hydrolyse acide du gluten.
La glulamine est l’amide de l'acide glutamique
CO.AzH? —- (CH?)? — CH.AzH2 — CO°H
Comme l’asparagine;, elle est très fréquente, la remplace chez certaines plantes ou coexiste avec elle, les
. deux acides aminés se trouvant d’ailleurs en propor-
tions très variables avec les diverses espèces.
c. Acides aminosulfurés
Leur rôle en physiologie végétale est beaucoup moins important que celui des substances précédentes ; contentons-nous de citer :
La cystéine ou acide à aminothiolactique
CH.SH2 — CH.AzH? — CO?H
et la cystine ou acide diaminothiolactique de for-
mule
CSH3 — CH.AzH? —— CO'H | } CSH? — CH.AzH? — COH
Er,
48 a+ CYCLE DE L'AZOTE
ce dernier étant d’ ailleurs un premier exemple d' acides È - diaminés. |
PA
d. Acides diaminés a Dans ce groupe qui correspond à des substances précipitables par l'acide phosphotungstique viennent « se ranger : 4 La lysine ou-acide diaminocaproïque CH°?.AzH? — (CH?) — CH. AzH? — CO*H ; c'est donc de la lc aminée ; 4 Et l'arginine ou guanéide oxyaminovalérique : c'est." dire que c’est un dérivé de la guanidine Re
LR AZI — de Az
sa formule peut s’écrire
AzH? | = AzH — «e ESS AzH — (CH*) — CH.AzH? — CO°H "5
On rencontre l'arginine dans les cotylédons de . Lupin germés et étiolés; par l'action de l'arginase u elle donne de l’urée et de l'ornithine (acide diamino- ë valérique). : È
Pour Kossez la lysine et l'arginine, ainsi que l’histi- 2 dine dont il va être question, c’est-à-dire les substances désignées sous le nom de bases hexoniques à : six atomes de carbone, constitueraient le noyau fondamental des protéines. 4
{ ee Fe
e. Acides aminés hétérocycliques
C'est tout d’abord le tryptophane, dont il a déjà été parlé à propos des réactions colorées des. protéines, qui est une indolalanine et dont la formule
CH AA — C — CH° — CH.AzH? — CO’H
NAN CH comprend un noyau pyrrol
me ; Az Par dédoublement le tryptophane donne naissance à l’indol et au scatol ou méthylindol. Il se produit dans la digestion triptyque des protéines ; il donne la réaction glyoxylique ; à l’état libre il se colore en rouge violacé par l’eau de brome.
Nous retrouverons la présence de l’indol dans les . organes de certaines plantes supérieures, sous la forme de combinaisons aboutissant au bleu d'indigo; mais il peut aussi exister à l’état libre, par exemple dans les fleurs de Jasmin, de Citrus, de Caféier, dans la spathe de certains Caladium et le bois de Celtis reticulosa. On peut le mettre en évidence microchimiquement par la réaction de WERSCHAFFELT; celle-ci consiste à placer sous une petite cloche une fleur fraîche de Jasminum Sambac par exemple, au-dessus d’un tampon d'ouate imbibé d’une solution concentrée d’acide oxalique ; au bout d’une demi-heure environ on voit
NUTRITION DE LA PLANTE, == IV, in a
E. LE 2 us cr Ë
apparaître dans le voisinage de la fleur une coloration rose qui va en augmentant d'intensité et passe au violet. On peut aussi employer la réaction d’'ExRLICH ;
elle correspond à l’emploi d’une solution alcoolique :
à 2 p.100 de diméthylaminobenzaldéhyde; on en ajoute 1/2 volume à la solution supposée contenir de l’indol ; on verse au bout de dix minutes goutte à goutte de l’acide chlorhydrique à 25 p. 100; il se produit une coloration rouge qui est encore sensible pour une concentration d'indol de l’ordre de x : rof.
De même une solution d’indol donne avec l’ammoniaque et le nitrite de sodium un précipité rouge de nitrate de nitrosoindol.
Le scatol se rencontre aussi dans certains végétaux supérieurs, en particulier dans le bois de Cellis reticulosa; ce bois pulvérisé et distillé en présence de vapeur d’eau donne un liquide qui, par le réactif d'Ehrlich, se colore en violet; avec l'acide nitrique et
le nitrite de sodium ïil se forme un précipité bleu
foncé.
La proline a pour formule E CIE — CH?
Ge D cote AzH c'est donc un acide dérivé du pyrrol; on l’a observé
dans les plantules de Lupin et de Vesce.
L'hustidine
: ë | SUBSTANCES PROTÉIQUES ET LEURS DÉRIVÉS 51
qui présente la réaction du biuret, dérive du noyau Az
imidazol ie ; on la rencontre avec la lysine et AZ
l’arginine dans les graines germées de Lupin, de Courge, de Soja, de diverses Crucifères, dans les tubercules de Pomme de terre, etc.
f. Urée et uréides
Signalons enfin, à la suite des différents groupes d'acides aminés et comme produits de la décomposition des substances protéiques, l’urée et ses dérivés. Az L'urée, diamide de l'acide carbonique AE ;
: Az a été signalée à plusieurs reprises chez les Champignons (Penicillium, Aspergillus), puis chez de nombreuses plantes supérieures (Fosse) (Navet, Carotte, Trèfle, Fève, Chicorée, Epinard, Blé...); il en existe environ o gr. 65 dans 1 kilo de substance sèche. de Pois âgés d’un mois.
On peut la précipiter des sucs végétaux, au moyen du xanthydrol ou diphénopyrazol de formule
CSH: 2 ;
CH No = O, sous forme d’uréedixanthylée, Non | Elle provient des protéines par oxydation ; Fosse regarde l’urée comme provenant de l'acide cyanique CAzOH, qui se forme lui-même lorsqu'on vient à oxyder les protéines, ou les hÿdrates de carbone en présence d'ammoniaque ; le permanganate de potas-
sium donne de l'acide cyanhydrique, puis de l'acide
cyanique et enfin de l'urée lorsqu'on le fait agir sur un mélange d'ammoniaque et d’aldéhyde formique.
Par hydratation, elle donne naissance au carbonate PAS .AzH!
d'ammonium C0 et cette transformation : NO.AzH:
esten particulier réalisée par le Micrococcus ureæ. Chauffée l’urée fond, puis perd de FRAIS
et aboutit au biuret
qui, avec le sulfate de cuivre, en présence d’alcali,
donne une coloration pourpre.
Les uréides sont des amides de l’urée : ils corres-
pondent À à la formule générale
Al — CO — CH ee | AzHe R
R étant un reste de molécule acide ; si la substitution s'effectue deux fois, soit par rapport à l’urée, soit par rapport au reste acide on a un diuréide.
L'allantoïne, qu'on rencontre, dans les bourgeons de Platane, dans les racines du Marronnier, est un Hu: réide glyoxÿlique : :
AzH®"", co<
AzH
AzH —CH COLE
Polypeptides. — La nature des produits de décomposition des protéines nous montre que par des actions
graduées on passe de celles-ci aux protéoses, aux
peptones, puis aux différents acides aminés. Les travaux de Fiscuer ont établi d’autre part qu’il est possible d'effectuer la synthèse de substances intermédiaires entre les peptones, qui sont encore assez com-
- plexes, et les acides aminés ; il s’agit des polypeptides
qui résultent de la combinaison de deux ou plusieurs molécules d'acides aminés suivant le schéma