‹ Nutrition de la plante. Cycle de l'azoteChapitre 31 sur 71 · PARLER RON · texte numérisé non relu

PARLER RON

Que les plantes aient à leur disposition ou non de l'azote combiné, que l'assimilation du carbone soit notable ou très réduite, le Radis se montre toujours inca- . | pable d’assimiler l’azotelibre de l’air ; d’ailleurs l'allure 4 morphologique des plantes en expériencecorrespondait bien à ces résultats de l'analyse, Le développementrestant toujours très faible en l’absence d’azote combiné. En résumé, aucune expérience irréprochable ne vient détruire les conclusions de BoussnGauLr : du reste on comprendrait mal à priori l'assimilation directe de l'azote libre par les végétaux supérieurs ;-

-elle serait en contradiction avec la nécessité reconnue depuislongtemps de recourir en agriculture aux engrais azotés, ainsi qu'avec tous les résultats des analyses volumétriques relatives aux échanges gazeux manifestés par les plantes vertes. Lorsqu'on eut découvert dans l'air un nouveau gaz, l’argon, on a cherché (ScaLossiNG fils) à reconnaître s’il participait aux. échanges vitaux et on n’a pu mettre en évidence que sa nature indifférente. = É

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Que deviennent les composés ammoniacaux et les nitrates absorbés par les végétaux supérieurs? 11 est tout d’abord vraisemblable à priori que ces deux sources essentielles d'azote, aboutissant aux mêmes substances complexes, passent à un moment par le même état ; car l’ammoniaque ne s’accumule jamais dans les plantes supérieures, alors qu'on observe fréquemment une accumulation d'acide nitrique; cela donne déjà à penser que l’ammoniaque doit être utilisée plus vite que l'acide nitrique et que ce dernier doit tout d'abord subir une transformation en ammoniaque ou, en tout cas, une réduction préalable; plusieurs travaux, dont je dirai quelques mots plus loin amènent en effet à admettre cette manière de voir.

- L'étude de la répartition des nitrates dans les végétaux supérieurs montre qu'ils donnent naissance aux substances protéiques et que c'est la feuille qui est l'organe où s'effectue la transformation de l'azote minéral en azote organique; c'est ainsi que dans la

Bourrache les nitrates augmentent en valeur absolue

et relative jusqu'au moment de la floraison, passent par un maximum, puis se transforment en protéines; à la fin de la fructification cette synthèse venant à disparaître les nitrates s'accumulent à nouveau. Au début les nitrates sont importants dans la tige (7,6 p. 100 de

substance sèche)alors qu’il n'y en a encore que 0,5 p. 100 dans la feuille ; au commencement de la floraison ils. prédominent encore dans la tige, mais sont en quan-

tité plus faible dans la feuille où les matières pro-

téiques deviennent de leur côté seize fois plus consi-

dérables.

Comme on constate d'autre part que les nitrates

s'accumulent dans les végétaux maintenus à l'obscu-

rilé, tandis qu'ils disparaissent à la lumière, ainsi que Pagvouz l’a montré pour les feuilles de Betterave,

la réduction des nitrates et l’utilisation de l’'ammonia- « que correspondant apparaît comme favorisée tout au.

moins par les radiations solaires. On constate d’autre part que les nitrates sont réduits à la lumière dans les feuilles vertes, alors que le phénomène ne se produit pas dans les feuilles dépourvueside chlorophylle; le fait est particulièrement frappant pour les feuilles panachées, où les nitrates s'accumulent partout à l'obscurité et ne disparaissent à la lumière que dans les plages vertes.

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L'assimilation de l’ammoniaque sous l’action de la …

lumière a été nettement mise en évidence par les

expériences de Muwrz; des feuilles de Rumex acetosella

ou d'Erable Sycomore ont été placées pendant quel- ù

ques heures dans une atmosphère ammoniacale ; un lot à a été ensuite exposé à la lumière, un autre élant maintenu à l'obscurité; les quantités d’ammoniaque exis-. tant dans 100 grammes de feuilles fraîches étaient les … suivantes : | Rumex Acer Omer. mg.

Ammoniaque préexistant dans les feuilles . . . . . 32 5 Après 16 heures d’expo- | Au sortir de l’atm. amm . 144 la sition dans une atmo- ; 8 heures à l'obscurité . . 109 26 sphère ammoniacale. ( BR à /la luñrière 0e

I y a bien disparition de l'ammoniaque à l’obscu- |

rité, mais elle est nettement supérieure à la lumière ;

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Muwrz a d’ailleurs pris le soin d'établir que l’ammoniaque retrouvée après huit heures d'exposition à l'obscurité ne provenait pas de la décomposition des matières protéiques.

Des recherches analogues ont été entreprises par Laurenr à la fois pour l'azote nitrique et l'azote ammoniacal ; des tiges de Pomme de terre sectionnées ont été placées à l'obscurité ou à la lumière, leur base étant introduite dans de l’eau pure, une solution de sulfate d’'ammonium ou d’azotate de potassium; on dosait, au début et au bout de huit jours, l'azote ammoniacal, l'azote nitrique et l’azote organique ; on en trouva, pour 100 grammes de tiges feuillées fraiches, les quantités suivantes (mgr.) :

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